« Jésus adressa de nouveau la parole à la foule et dit : "Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit aura la lumière de la vie et ne marchera jamais dans l'obscurité." » Jean 8, 12
Une tradition de mon coin de pays (en Suisse) veut que l'on allume des feux sur les hauteurs pour annoncer le premier dimanche de l'Avent. Après avoir braver la nuit et des chemins parfois scabreux, nous nous retrouvons alors en « petits » groupes de paroissiens serrés autour du feu pour célébrer ensemble le début de l'année liturgique. Je suis toujours émue à l'idée que l'Eglise débute son année dans la période la plus sombre (du moins sous nos latitudes). Alors que les nuits s'allongent et que la neige recouvre la terre, les chrétiens posent un acte d'espérance en choisissant d'attendre « la lumière du monde », la venue de Jésus Christ.
Parfois dans ma vie aussi, il peut faire vraiment nuit. Je me sens perdue, je ne sais plus quelle direction prendre : mon job me lasse, les autres m'agacent, la fatigue et le stress dévorent toute ma joie de vivre, la maladie s'installe, c'est l'hiver qui s'installe... Le Christ me propose alors d'être une lumière dans mon obscurité. Il est là pour me guider, pour éclairer et sécuriser mes pas. Comme un grand feu d'Amour qui me réchauffe des pieds à la tête et m'indique la voie à suivre. Et quand la lumière du Christ illumine mon intérieur, je constate qu'elle éclaire aussi à l'extérieur… et je deviens à mon tour, lumière du monde (Matthieu 5, 14).