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Le verset du jour

 

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réflexion du 16 avril 2013
 

« Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : "Elle est dure cette parole. Qui peut l’écouter?" […] Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. » (Jean 6, 60.66)

Lorsqu’il affirme être « descendu du ciel » et qu’il offre son corps et son sang à manger, Jésus suscite immédiatement des réactions vives. On peut sentir l’odeur de scandale et de dégoût dans ces réactions. Pour beaucoup de celles et ceux qui le suivaient depuis quelque temps et qui voyaient en lui un prophète, le messie peut-être, ces paroles sont intolérables, car elles confrontent leurs croyances et leur compréhension de la religion. À partir de là, Jésus ne rassemblera plus de manière unanime, il divisera les uns et les autres, les disciples qui voient en lui ce qu’il prétend être, comme les Douze, et les gens qui ne peuvent admettre une telle prétention et qui le considèrent comme un blasphémateur.

Dans une conversation avec un proche, celui-ci me disait : « Il faudrait que le nouveau pape fasse le ménage dans les croyances. Par exemple, cette affaire de manger le corps et boire du sang, comment veux-tu qu’on puisse croire à ces sottises? » On le voit bien, 2000 ans plus tard, la même question fait toujours scandale et se présente comme une pierre d’achoppement. Même si Jésus dit bien qu’il faut comprendre ses paroles en esprit, il constate que ce n’est pas donné à tous et doit convenir que c’est de son Père que viennent à lui celles et ceux qui lui accordent leur foi. Comment ne pas rester humbles devant cet échec apparent de la prédication de Jésus, quand nous-mêmes nous efforçons d’en expliquer les mystères?

Une chose est sûre, c’est moins par le raisonnement que les disciples viennent à Jésus que par le goût d’une rencontre authentique. Nous marchons plus volontiers avec une personne lorsque quelque chose se passe entre elle et nous. Ne devons-nous pas commencer par introduire Jésus au cœur de nos rencontres pour qu’il se donne à connaître par l’Esprit? Comme pour les Douze, qui ne comprenaient rien mais qui sont restés avec lui, peut-être nous sera-t-il donné, à nous aussi, d’entrer plus profondément dans la logique du don sans pareil, celle où un Dieu a tant aimé le monde qu’il lui envoie son Fils unique afin de lui donner la vie éternelle (cf. Jean 3,16).

 

 Jocelyn Girard, agent de pastorale

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 9 avril 2013