Seigneur, mon cœur n'est pas orgueilleux, mon regard ne manifeste pas d'ambition. Je ne vise pas la grandeur, ni des actions magnifiques qui me dépassent. ( Psaume 131,1)
Nos Églises n’ont plus les ressources qu’elles avaient autrefois. Le christianisme est relégué à la marge, il n’occupe plus la place de choix qu’il avait dans la société comme religion majoritaire. Le taux de pratique religieuse chez les chrétiens a chuté de façon importante dans nos pays.
Toute une variété d’attitudes est possible face à ce constat. On peut être nostalgique et regretter « ce temps béni où nos églises étaient pleines ». On peut se lamenter et se déprimer devant la situation actuelle. On peut critiquer la société moderne, et même lui en vouloir de ne plus sembler intéressée à entendre le message du Christ, lui en vouloir d’être rendue ailleurs. Mais on peut aussi, humblement, prendre acte de la situation actuelle, accepter avec lucidité qu’on ne reviendra pas à la situation d’avant et composer avec les nouvelles réalités.
Vrai, nos Églises n’ont plus les moyens qu’elles avaient, mais il est quand même encore possible de faire des choses ! À condition de laisser de côté de vains rêves de reconquête, des rêves de grandeur. Ce n’est pas dans la magnificence que Dieu se manifeste. Jésus est né dans une famille modeste et n’a pas cherché à revêtir des vêtements princiers. Fixons-nous des objectifs réalistes, conformes au contexte actuel. Le passé est le passé, il ne reviendra pas. Mais l’avenir nous est tout grand ouvert. Ne regardons pas derrière alors que nous avançons, tournons nos yeux droit devant !