« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau; moi, je vous donnerai du repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes ». (Matthieu 11, 28-29 - ACEBAC)
La plupart du temps, si l’on demande aux gens ce qu’ils pensent spontanément de la « religion chrétienne » ou « catholique », certains en parlent avec des mots comme : la morale, la loi, les interdits, l’hypocrisie, l’inadaptation, l’incompréhension, la condamnation, etc. Ces mots donnent l’impression d’un réel fardeau. Or, Jésus a fortement critiqué la religion qui pèse lourd, celle qui impose des peines plutôt que d’en soulager. Il a guéri des malades et des handicapés empêchés de goûter à la vie; libéré des esprits aliénés de ce qui les éloignaient de leur condition humaine. Lorsqu’il se fait le « doux et humble » par excellence et qu’il invite à se mettre à son école, il ne promet rien de moins que « le repos pour nos âmes ».
Quand nos vies sont sources d’angoisse, que ce soit à cause des autres ou par nos propres choix qui nous emprisonnent ou nous affligent, ou encore lorsque nous nous imposons à nous-mêmes, au nom de la religion, des obligations qui risqueraient d’étouffer la vie en nous, Jésus est là à nous attendre, à souhaiter que nous nous allégions de ce qui nous pèse et en le remplaçant par son « joug » à lui. Cette image du joug est parlante : les bêtes de somme en portent pour tirer des charges importantes. Pour Jésus, les gens qui souffrent de la religion sont comme ces animaux, car on leur fait porter de trop grands fardeaux. Il vient donc vers nous pour nous offrir de porter son joug de format « poids-plume »! Il propose une vision de la religion faite de joie et de légèreté ! Hâtons-nous donc de courir à sa rencontre, car sa Parole nous libère, nous donne le Souffle pour avancer et éclaire nos vies trop souvent enténébrées.