INTERBIBLE
Au son de la cithare
célébrer la paroleintuitionspsaumespsaumespsaumes
off Nouveautés
off Cithare
off Source
off Découverte
off Écritures
off Carrefour
off Caravane
off Scriptorium
off Artisans

 

 
Le verset du jour

 

orant
Imprimer
réflexion du 14 janvier 2014
 

« … Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle.»  Jean 4,14

Mourir de soif sur un bateau au milieu de l’océan, en plein milieu de la plus grande réserve d’eau de la planète… quelle absurdité! Et pourtant: cette eau n’est pas potable, trop sale et salée…

Néanmoins, cette même eau alimente nos sources, selon le principe bien connu du « cycle de l’eau »: évaporation, formation de nuages, pluie, infiltration dans le sol jusqu’aux nappes phréatiques et pour nous qui avons de la chance, pompage jusqu’à nos robinets. Nous pouvons alors la boire sans soucis. Elle nous désaltère et nous ne risquons plus de mourir de soif.

Symbole de vie (on ne peut vivre sans eau) et de mort (trop d’eau noie), l’océan me fait toujours penser notre existence: on y rencontre de jolis poissons (les événements heureux) et les pires monstres marins sortis de notre imaginaire (nos peurs, nos angoisses), elle devient salée de nos larmes versées et est polluée par tous nos actes porteurs de mort: petits mensonges, mesquineries, culpabilités... Petit à petit, elle n’arrive plus à étancher nos soifs d’idéal, d’espérance, d’amour…  Nous avons l’impression de nous dessécher…

Finalement, nos vies ont aussi besoin de suivre le « cycle de l’eau » pour pouvoir nous désaltérer.  En remettant à Dieu notre quotidien dans la prière, nous l’élevons vers le ciel. Par son pardon et son amour, elle est purifiée. Et parce que le Christ nous rejoint dans notre humanité, cette vie nouvelle coule au plus profond de nous, comme un torrent rafraîchissant et désaltérant…

 

 

 Natalie Henchoz, diacre

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 7 janvier 2014