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Le verset du jour

 

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réflexion du 4 mars 2014
 

« Nous  sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu »Corinthiens 5, 20.

Les prédicateurs itinérants que sont Paul, Apollos et certains autres semblent avoir tellement divisé la communauté de Corinthe que l’on y voit apparaître toutes sortes de comportements des plus saints aux plus déviants. Paul tente de rassembler, une fois encore, l’Église fracturée. Quiconque en appelle à Dieu pour inviter à la réconciliation ne peut pas être si éloigné de la vérité. Lorsqu’il démontre lui-même de la cohérence entre ses paroles et ses gestes, à la manière du pape François, il révèle que l’Évangile est une vraie lumière. En ce début de Carême, nous sommes tous plus ou moins écartelés entre le besoin primal d’entendre répéter des « vérités » intouchables – et avec elles leur lot d’accusations contre les mécréants – et l’appel à nous situer plus en phase avec le monde d’aujourd’hui. Se fondre entièrement dans les manières à la mode ne peut qu’engendrer la perte du sens profond de l’Évangile. S’en écarter de manière puritaine, sous prétexte que nous n’y percevons que le mal, ne ferait qu’accentuer la mise à l’écart d’une Église qui a déjà perdu le contact avec les gens qu’elle est supposée amener à ce Dieu qui aime plus que tout. Cet appel à la réconciliation est donc lancé aux disciples de Jésus par-delà le temps. Plus que jamais, nous avons besoin de nous tourner vers Dieu, par le Christ, dans la communion du Saint Esprit. Que les quarante jours de désert que propose le Carême nous conduisent tous et toutes à cette réconciliation en nous-mêmes, avec les autres et en Dieu.

 

 Jocelyn Girard, agent de pastorale

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 25 février 2014