|
« Ceux qui s’étaient dispersés allèrent répandre partout la Bonne Nouvelle de la Parole. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un seul cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe » Actes 8, 4-6.
La scène se situe juste un peu après la mort par lapidation de l’apôtre Étienne. C’est le déclenchement de la première persécution contre les chrétiens avec, à sa tête, Saul, celui-là même qui deviendra l’apôtre Paul, un grand évangélisateur. On voit apparaître ici une des caractéristiques fondamentales de la parole de Dieu : quand on essaie de la réduire au silence, elle continue de se frayer un chemin et de toucher les esprits et les cœurs. On le voit dans l’histoire du peuple de Dieu lorsque les juifs sont exilés à Babylone, privés de leur temple et de leurs institutions sociale et gouvernementale et qui sont parvenus à maintenir vivante la Parole. On le voit avec le Christ, le Verbe de Dieu incarné, qui a été mis à mort sur une croix mais dont la parole ne s’est jamais éteinte. On le voit encore après la mort d’Étienne et les premières attaques contre les disciples de ce Christ si dérangeant : « Les foules, d’un seul cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe ». Pour ceux et celles qui, de nos jours, poursuivent leur engagement, parfois dans l’adversité, pour que la lumière de l’Évangile se répande un peu plus dans notre monde, n’y a-t-il pas là une raison d’espérer, encore et toujours ?

Réflexion précédente :
Réflexion du 29 avril 2014
|