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Le verset du jour

 

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réflexion du 4 octobre 2016
 

« Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort. » (Galates 2, 11)

 

Dans le deuxième chapitre de cette lettre fondamentale pour les premières communautés, Paul raconte comment il fut reçu à Jérusalem dans la communion des apôtres du Christ, lui qui ne l’avait pourtant pas connu durant sa vie terrestre. Et ensuite il décrit l’attitude de Pierre lorsque celui-ci vint à son tour le visiter à Antioche. Pierre, déjà reconnu dans son rôle primatial, se comporte différemment selon qu’il mange ou non en présence des gens de sa communauté. En recréant une séparation entre Juifs et païens, Pierre semble « régresser » dans son rapport à la Loi dont il fut pourtant affranchi grâce à la Passion et à la Résurrection de Jésus. Paul n’hésite pas à questionner la cohérence du « premier pape ». Il poursuit ensuite sa diatribe contre la Loi de Moïse : la pratique de la Loi (ou la pratique religieuse) n’est pas ce qui apporte le salut, mais plutôt la foi en Jésus-Christ qui est Amour.

Dans un monde qui voit les religions reprendre de la visibilité et une relative combativité, alors qu’elles semblent même susciter un certain nombre d’adeptes attirés davantage par un retour aux affirmations dogmatiques et à la séparation entre les vrais croyants et les autres, il n’est pas inutile de relire et méditer ces paroles décapantes de l’apôtre. Personne ne devient juste aux yeux de Dieu (ce qui signifie « sauvé ») par la seule pratique religieuse. Pour devenir justes, notre unique voie de salut est de nous en remettre entièrement à lui, par la foi. La pratique religieuse et le respect des prescriptions prend alors un rôle second, conséquent à la relation d’amour entre le Créateur et la créature et en vue de soutenir la compassion engagée envers les humains que le Seigneur commande à ses disciples d’exercer dans le monde.

 

Jocelyn Girard, agent de pastorale

 

 

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 27 septembre 2016