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« Moi, le SEIGNEUR, je t’ai appelé par une décision juste. Je te prends par la main, c’est moi qui t’ai formé. En toi, je réalise mon alliance avec le peuple, tu es la lumière des nations. » Esaïe 42, 6
Vous considérez-vous comme des porteurs de lumière? Dans votre vie de tous les jours, dans les petites actions banales du quotidien, êtes-vous conscients d’être lumière pour le monde? Quand vous croisez le balayeur de rue, quand vous patientez à la caisse de la superette, quand vous vous arrêtez au volant de votre voiture pour laisser passer des piétons, quand vous accomplissez votre travail, réalisez-vous que vous portez en vous la lumière de Dieu?
Cette lumière divine que nous avons pour mission de transmettre au monde, elle traverse nos regards pour offrir la dignité, la bienveillance, la compassion, la justice (à ne pas confondre avec le jugement), tout ce qui permet à nos vis-à-vis de se sentir plus humain, plus aimé et plus vivant finalement.
Il est parfois difficile de se sentir à la hauteur d’une telle responsabilité : nous nous sentons si imparfait, incapable de faire le bien que nous voulons, si imparfait et ridicule devant notre Dieu. Alors nous déléguons notre lumière à d’autres, à ceux que nous considérons comme plus parfait que nous ou plus proche de Dieu : prêtres, pasteurs, conseillers paroissiaux, catéchiste,… et nous continuons notre chemin dans l’ombre en comptant sur les autres ou sur le tout Autre pour allumer des réverbères le long de la route.
Pourtant nous sommes appelés par le Seigneur, par une « décision juste », c’est-à-dire qui est fidèle à la volonté divine. Nous sommes toutes et tous appelé à « réaliser l’alliance de Dieu avec son peuple et à être lumière pour les nations ». Et, comme nous le faisons avec nos enfants, Dieu lui-même nous forme et nous tient par la main. Qui sommes-nous pour dire que le Seigneur est en tort et qu’il a mal choisi? Qui sommes-nous pour dire que l’on ne saurait pas être capable? Il serait peut-être temps que nous apprenions à porter fièrement nos petites lumières dans les ombres glauques de nos jours, non?

Réflexion précédente :
Réflexion du 3 janvier 2017
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