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« C'est pourquoi, ne portez de jugement sur personne avant le moment fixé. Attendez que le Seigneur vienne : il mettra en lumière ce qui est caché dans l'obscurité et révélera les intentions secrètes du cœur des hommes. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient.» 1 Corinthiens 4, 5
Je suis frappée, en surfant sur les réseaux sociaux, de voir à quel point la critique incisive et le jugement hâtif des actions des autres est devenu monnaie courante. Combien de fois, suite à une photo ou un commentaire, les internautes se lâchent en condamnant unilatéralement des gens qu’ils ne connaissent pas et dont ils estiment le comportement inacceptable. La violence des propos me fait souvent froid dans le dos. Et croyez-moi, cette attitude n’est pas du tout l’apanage d’une jeunesse en manque de bonne éducation, Il s’agit d’adultes de toutes les tranches d’âge qui se considèrent souvent comme de bons citoyens (voire de bons chrétiens) et s’estiment dès lors en droit de juger et condamner à tour de bras.
L’apôtre Paul, confronté aux disputes des chrétiens de Corinthe au sujet de leurs leaders, leur rappel que le jugement appartient à Dieu et à lui seul. Personne ne peut juger du travail d’un serviteur de Dieu et personne non plus ne peut se considérer comme juste de lui-même : « ce n’est pas parce que ma conscience ne me reproche rien que je peux m’auto-justifier », dit-il quelques lignes plus haut. Ce n’est pas le rôle de l’homme, mais bien celui de Dieu au jour du jugement dernier.
Ceci n’enlève rien à l’immense cadeau de la grâce qui nous est offert : nous n’avons plus à crouler sous le poids de nos fautes, puisque le Christ est mort et ressuscité pour tous. Mais cette grâce devrait nous inciter à une conversion du cœur : nous sommes invités à regarder nos frères et sœurs en humanité avec le regard d’amour du Christ, à avoir une attitude constructive et responsable dans nos relations avec les autres. La critique destructrice, le jugement hâtif et la condamnation morale n’en font pas partie.

Réflexion précédente :
Réflexion du 14 février 2017
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