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« Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt. Il étale une toison de neige, il sème une poussière de givre. Il jette à poignées des glaçons ; devant ce froid, qui pourrait tenir ? Il envoie sa parole : survient le dégel ; il répand son souffle : les eaux coulent. » (Psaume 147, 15-18)
Je lis ce passage au lendemain de « la pire tempête au Québec depuis cinq ans » selon Météo Média. Et je me surprends à imaginer un tel pouvoir que le psalmiste reconnaît à la Parole de Dieu ! Il faut se dire que ce texte a été écrit depuis un lieu dont le climat est désertique… Comme je suis souvent en contact avec des Africains, ceux-ci peinent à imaginer le froid, la neige, la glace sans nous croire immédiatement en danger. Nous réagissons de la même manière devant la violence d’un ouragan aux Caraïbes, d’un tremblement de terre au Moyen-Orient ou d’un tsunami en Indonésie. La puissance des forces naturelles est telle que l’humain n’a qu’une issue : s’y adapter en toutes circonstances, non sans subir des pertes douloureuses. Toutes ces fois où la nature se déchaîne nous sont présentées par nos médias comme si nous y étions. Et le miracle surgit à chaque fois : nous voyons, au lendemain de telles catastrophes, se mettre en branle l’assistance humanitaire, d’abord locale et souvent appuyée par des pays voisins, des OBNL, etc. C’est toujours impressionnant de voir la solidarité se mettre en œuvre.
Serait-il possible que la parole envoyée sur terre par le Seigneur soit semée dans le cœur des humains qui, chargés d’un tel amour et d’une telle compassion, permettent que « le dégel survienne, que les eaux se remettent à couler » ? Dieu n’a qu’une parole, et il nous la transmet par son souffle répandu sur toute la terre. Il nous suffit de nous mettre à son écoute pour disposer d’un pouvoir immense : celui d’être habités par l’amour divin qui réchauffe, qui console, qui guérit, qui reconstruit et qui ressuscite l’espérance.

Réflexion précédente :
Réflexion du 14 mars 2017
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