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« Que les peuples te louent, Dieu ! Que les peuples te louent, tous ensemble ! » (Psaumes 67, 4)
Le mode subjonctive de ce verset exprime plutôt un vœu, une action incertaine qui n’a pas encore été réalisée au moment où elle est exprimée. C’est également la forme verbale des bénédictions que l’on remet entre les mains de Dieu : « Que Dieu tourne vers vous sa face », « Que Dieu vous garde et vous bénisse », « Que Dieu vous accompagne »…
Le texte hébreux de ce psaume propose une conjugaison qui peut correspondre en français, autant au subjonctif (comme proposé ci-dessus) qu’au présent de l’indicatif. C’est d’ailleurs aussi le cas pour les phrases de bénédiction de l’Ancien Testament. Les traducteurs auraient donc pu affirmer sans trahir le texte : « Les peuples te louent, Dieu ! Les peules te louent, tous ensemble ! ». Ils se sont sans doute dit que ce n’était quand même pas encore tout à fait la réalité et ont favorisé une forme verbale laissant une place au doute et à l’espérance.
Il n’empêche qu’il est bon de se souvenir que dans la pensée hébraïque, ces vœux incertains sont pourtant déjà réalisés quand Dieu s’en mêle. Ainsi toute bénédiction est déjà accomplie, toute louange déjà chantée, toute la terre déjà reconnaissante au créateur. Et dans cette lignée on pourrait ajouter : toute mort est déjà vaincue par la résurrection du Christ. C’est ainsi que le Royaume de Dieu fait soudainement irruption au cœur de notre vie.

Réflexion précédente :
Réflexion du 9 mai 2017
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