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Le verset du jour

 

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réflexion du 6 novembre 2017

 

Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle de noces, et l’on ferma la porte.
Matthieu 25, 10

La « parabole des dix jeunes filles » fait partie, dans l'Évangile de Matthieu, du long discours d'enseignement de Jésus avant sa passion. Elle précède directement la « parabole des talents », qui nous rappelle que Dieu nous a confié des dons, des qualités, des capacités à faire fructifier sur la terre, et le discours sur le jugement dernier : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25,40)

Dans ce texte, le Royaume des cieux est semblable à dix jeunes filles qui attendent la venue de l’époux lors d’une noce. Certaines se montrent plus avisées que d’autres en emmenant avec elles une réserve d’huile pour leur lampe, mais il n’en reste pas moins que toutes font partie du Royaume. L’enjeu de la parabole est lié à la rencontre entre l’époux et les jeunes filles : qui sera là pour accueillir l’époux au moment opportun. Chez les jeunes filles dites insensées, le fait de ne pas avoir pris de réserve d’huile ou d’avoir couru chez le marchand pour en acquérir à la dernière minute n’est pas en soit une erreur (l’époux avait du retard après tout, elles n’y pouvaient rien). Ce qui fait la différence, c’est de ne pas avoir été disponible au moment de la rencontre.

Aujourd’hui la même question se pose à moi : suis-je prête à rencontrer le Christ? Est-ce que ce désir est suffisamment fort à l’intérieur de moi pour que je m’y tienne prête? Saurai-je à ce moment là, lâcher tout ce qui m’affaire au quotidien et qui me semble si « urgent »? Saurai-je me laisser déranger par sa venue?

Et pour aller un bout plus loin encore, en écho à la fin de ce chapitre 25 de l’Évangile de Matthieu qui nous rappelle que le Christ est présent en chacun de nos frères et en particulier des plus petits, quelle place je laisse dans mon quotidien à ces rencontres? Suis-je disponible pour celui qui a besoin d’un peu d’humanité au cœur de ma journée? Suis-je capable de laisse de côté mes soucis et mes devoirs pour faire de la place à ce Royaume des cieux qui émerge sans crier gare au beau milieu de mon agenda surbooké? « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour ni l’heure » dit Jésus à la fin de la parabole…

Nathalie Henchoz

Réflexion précédente :

Réflexion du 30 octobre 2017