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Les chapitres 11 et 12 concluent
la première partie de l'évangile et
servent d'introduction à la deuxième
partie (13- 20). La résurrection de Lazare
(11,1-44), qui est le plus grand et le plus
significatif des signes de Jésus et qui
fournit à Jésus l'occasion de se
révéler comme résurrection et
vie, va provoquer la résolution
définitive de la part des autorités
juives de le mettre à mort (11,45-54).
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1
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Le nom de Lazare était assez commun au
premier siècle; c'est une forme
abrégée de Éléazar, qui
signifie « Dieu est
secourable ». C'est le nom du pauvre dans
la parabole du pauvre et du mauvais riche en Le
16,19-31.
Béthanie,
village situé sur le flanc oriental de la
colline du mont des Oliviers, à quelque 3 ou
4 km de Jérusalem, près de la route
qui descend de Jérusalem à
Jéricho.
Ces deux soeurs,
Marie et Marthe, sont mentionnées dans un
récit de Luc (10,38-42) qui ne dit pas
où elles demeuraient.
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2
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L'évangéliste instruit le lecteur
au sujet de Marie. Il suppose connu du lecteur le
récit de l'onction qu'il va rapporter au
chapitre suivant (12,1-8).
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3
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Une prière discrète est contenue
dans cette communication respectueuse et amicale,
ainsi qu'une leçon théologique: Dieu
n'abandonne pas à la mort ceux qu'il aime
(Ps 116,15s.).
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4
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Ces paroles de Jésus ne sont pas une
réponse au message reçu, mais une
réflexion analogue à celle qui a
été faite avant la guérison de
l'aveugle-né (9,3).
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6
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Le délai que Jésus se donne avant
de secourir son ami n'est compréhensible
qu'au point de vue théologique. Jésus
se réjouira bientôt de ne pas avoir
été là lorsque Lazare est
mort, afin que ses disciples croient (v. 15). Ce
délai exprime aussi la liberté de
Jésus à l'égard des
sollicitations humaines (2,4; 7,6s.). Enfin, en
s'attardant au lieu où il séjourne,
Jésus manifeste sa volonté de ne se
mettre en marche vers la Passion qu'à
l'heure fixée par le Père (vv.
7-10).
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9-10
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Le sens de cette parabole est clair. Comme le
jour est limité par la nuit, le temps de
Jésus est limité. Il lui faut donc
mettre à profit le temps qu'il lui reste
à passer sur terre. S'il marche à la
lumière du jour qui est pour lui la
volonté du Père, il ne
trébuchera pas. Son heure, la
douzième heure, n'a pas encore sonné.
Il lui faut travailler aux oeuvres de celui qui l'a
envoyé tant qu'il fait jour, avant que ne
surgisse la nuit (9,3s.). Quand son heure viendra,
il fera nuit (9,4-5; 13,30).
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11-14
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Jésus entend signifier que la mort du
chrétien n'est qu'un sommeil, non une mort
véritable. Lazare était mort pour ses
soeurs, pour les disciples; pour le Seigneur, il
dormait (voir 1 Th 4,13-18; Mc 5,39). Les disciples
se méprennent sur le sens de
« être endormi »; avec
bon sens, ils affirment que le sommeil ne peut que
favoriser la guérison. Leur méprise
sert seulement à révéler au
lecteur l'enseignement catéchétique
contenu dans la parole de Jésus qui, pour
dissiper tout malentendu, annonce:
« Lazare est mort. »
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15
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Jésus ne se réjouit pas de la mort
de Lazare, mais de ce que, ne s'étant pas
trouvé là, l'occasion lui est fournie
d'accomplir une résurrection qui servira de
prélude à la sienne et qui
accroîtra la foi de ses disciples. Ce n'est
pas la foi en sa puissance miraculeuse que
Jésus veut affermir chez ses disciples, mais
la foi en lui-même, Messie et Fils de Dieu,
que Marthe bientôt va confesser (11,27).
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16
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Thomas n'a rien compris à la promesse du
miracle et il n'a pas entendu l'exhortation
à la foi. Sa résignation est pourtant
le premier pas vers l'acceptation de la croix de
Jésus par ses disciples. Jésus dira
bientôt: « Si quelqu'un me sert,
qu'il me suive; et où je suis, là
aussi sera mon serviteur » (12,26).
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17
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La mention de quatre jours souligne que
Lazare était vraiment mort. Selon une
croyance juive de l'époque, l'âme d'un
défunt rôdait pendant trois jours
autour du cadavre avant d'aller au lieu des
morts.
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18
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L'évangéliste observe que
Béthanie était près de
Jérusalem, afin d'expliquer la
présence des Juifs, qui ne
représentent pas ici les autorités
juives hostiles à Jésus, mais les
habitants de Jérusalem.
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20
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Marthe apparaît dans tout ce récit
comme le répondant féminin du
« disciple que Jésus
aimait », la disciple par
excellence (voir 13,23 note). Au v. 5, Marthe est
nommée la première parmi ceux que
Jésus aimait, c'est-à-dire
parmi ses disciples (15,9-10).
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21-22
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Le reproche de Marthe à Jésus est
sans amertume; c'est une plainte douloureuse
plutôt qu'un reproche. En dépit de la
mort, Marthe garde une espérance en raison
de la puissance d'intercession de Jésus.
Elle confesse que le Père a tout remis entre
les mains du Fils (3,35) et que, comme le
Père relève les morts et les fait
vivre, le Fils lui aussi fait vivre qui il veut
(5,21).
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24
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La réponse de Jésus est vague
à dessein et Marthe, en approuvant et en
complétant cette réponse, ne fait
qu'exprimer la foi la plus commune de son
époque en la résurrection des morts,
telle que la professaient les pharisiens.
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25
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La résurrection que Marthe attendait pour
le dernier jour est là présente en
Jésus, qui est pour le croyant
résurrection et vie. Qui croit en lui, quand
bien même il mourrait, perdant ainsi la vie
naturelle, vivra de la vie éternelle, et
celui qui dès ici-bas vit de la foi ne
mourra jamais; car il vit déjà de la
vie éternelle qui est une véritable
résurrection et qui lui assure de ne pas
périr éternellement. Aussi la vie et
la mort, prises au sens humain, n'ont pour lui
qu'une importance relative.
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27
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La réponse de Marthe est celle d'une
vraie chrétienne. Elle se tourne uniquement
vers celui qui est la résurrection et la vie
et reconnaît en lui l'envoyé
véritable et définitif de Dieu.
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28-31
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Jean ne dit ni où, ni quand, ni comment
Jésus appela Marie; mais il le fait
comprendre par les paroles de Marthe, afin
d'abréger son récit: « Le
Maître est là, et il
t'appelle. » Marthe transmet le message
de Jésus de bouche à oreille, afin de
rappeler discrètement au lecteur la
présence des Juifs. Marie part
aussitôt à la rencontre de
Jésus qui, ajoute le récit, se
trouvait encore à l'endroit où Marthe
l'avait rencontré. Le départ
précipité de Marie intrigue les Juifs
présents dans la maison. Croyant qu'elle se
rendait au tombeau pour soulager sa douleur en
pleurant, ils la suivirent. C'est ainsi que les
Juifs vont se trouver les témoins
obligés de la résurrection de
Lazare.
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32
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Marie, prosternée aux pieds de
Jésus, ne fait que répéter la
plainte de sa soeur (v. 21), sans témoigner
de la confiance que Marthe avait dans la puissance
d'intercession de Jésus (v. 22). Marie ne
semble attendre de Jésus qu'une parole de
réconfort, à moins que son geste de
supplication ne traduise, comme chez Jaïre (Me
5,22), le secret espoir d'un miracle.
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33
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Jésus est révolté
intérieurement de voir Marie et les Juifs
pleurer, parce que toutes ces lamentations n'ont
pas de raison d'être en présence de
celui qui vient de se dire résurrection et
vie. Leurs pleurs sont le signe de leur manque de
foi.
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34
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Jésus n'avait besoin d'aucun guide qui le
conduirait au tombeau de celui qu'il aimait. S'il
paraît s'informer, c'est pour rappeler le but
de son voyage. Il avait annoncé que cette
maladie ne se terminerait pas dans la mort (v. 4),
et qu'il s'en allait réveiller Lazare (v.
11).
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35
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Les pleurs de Jésus témoignent de
son amitié pour Lazare, alors que ceux des
Juifs témoignaient de leur incroyance. Dans
l'économie du récit, ce trait est
mentionné pour y ajuster les remarques des
Juifs, qui interprètent différemment
la conduite de Jésus.
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36-37
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La réaction des Juifs montre leur
division. Les uns, mieux disposés, voient
dans l'émotion et les larmes de Jésus
un témoignage de sa profonde amitié
pour Lazare. Mais d'autres lui reprochent, comme
Marie l'a fait (v. 32), de n'avoir pas su
empêcher la mort de Lazare. Le miracle
confirmera ces dispositions intérieures des
Juifs: beaucoup, après la
résurrection de Lazare, croiront en
Jésus; mais d'autres iront le
dénoncer aux autorités juives
(11,45-46). Le signe révèle les
dispositions profondes d'un chacun (voir 2,11
note).
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40
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L'homme cherche naturellement à voir pour
croire; Marthe est invitée à donner
l'exemple d'une démarche inverse: croire
pour voir. La gloire de Dieu n'est visible qu'aux
yeux de la foi. Cette gloire n'est pas la seule
puissance de Dieu manifestée dans le
miracle; mais, au travers de ce miracle, elle est
Jésus révélé aux
croyants comme résurrection et vie.
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41-42
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Jésus, dans sa prière, ne demande
rien à son Père; mais il rend
grâce d'avoir été
exaucé. Il fut exaucé sans avoir rien
demandé, car le Père a prévenu
sa demande. Jésus ne fait rien de
lui-même (5,19; 8,28); il accomplit les
oeuvres de son Père (4,34; 5,36; 9,4; 17,4),
la volonté de celui qui l'a envoyé
(4,34; 6,38; 10,18; 12,49; 14,31; 15,10). Aussi
a-t-il la certitude d'être toujours
exaucé (14,16; 17,9.15.20s.).
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43
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Jésus dit à Lazare:
« Viens dehors! » comme il a
dit à la fille de Jaïre et au jeune
homme de Naïm:
« Lève-toi! » (Me 5,41;
Le 7,14). Jésus accomplit ainsi la mission
du Serviteur de Yahvé (Is 42,7; 49,8-9).
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44
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Lazare est lié comme un captif,
prisonnier de la mort. Il représente tous
les morts que Jésus appelle à la vie
aujourd'hui, et qu'il appellera à la fin du
monde (voir 5,24-25 note).
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45-54
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Mt 26,1-5; Mc 14,1-2; Lc 22,1-2.
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46
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Le miracle que Jésus vient d'accomplir
révèle les dispositions d'un chacun
à l'égard de Jésus. Beaucoup
croient, mais quelques-uns s'en vont rapporter aux
pharisiens ce que Jésus a fait. Ainsi
l'oeuvre de Jésus opère le jugement
(9,39) qui éclate dans la scission entre les
hommes (7,40-44; 9,16; 10,19).
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47
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L'ironie de l'évangéliste qui
compose ce chapitre devient cinglante: le grand
prêtre et les pharisiens vont prononcer un
arrêt de mort contre celui qui vient de
ressusciter un mort et de se proclamer la
résurrection et la vie!
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49
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Caïphe fut grand prêtre de 18
à 36. Pourquoi l'évangéliste
tient-il à préciser qu'il
était grand prêtre cette
année-là? Jean veut souligner que
Caïphe, sans le savoir ni le vouloir, a
prophétisé le salut du monde
réalisé par Jésus, en tant
qu'il était, lui Caïphe, grand
prêtre durant l'année où devait
s'accomplir le salut.
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50
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L'ironie de Jean, en composant ce passage, est
à son comble. Le mal que les membres du
Conseil veulent éviter en condamnant
Jésus à mort se réalisera
précisément quand ils l'auront
tué (vv. 47-48). Après la mort de
Jésus, lors de la guerre juive, les Romains
interviendront, prendront Jérusalem,
détruiront le Temple et tueront ou vendront
comme esclaves les survivants de la nation juive.
Et le bien que le grand prêtre escompte de la
mort de Jésus (vv. 49-50) arrivera, mais
d'une tout autre façon qu'ils ne
l'imaginaient. En condamnant Jésus, les
autorités juives ont en vue un
intérêt politique; mais ce qui
résultera de cette condamnation sera un
bienfait spirituel: la mort de Jésus
réunira dans l'unité les enfants de
Dieu dispersés, Juifs et païens (v.
52).
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51
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Il est bon de noter que, pour Jean, la notion de
prophétie ne suppose pas chez celui qui la
prononce la connaissance de la chose
prophétisée. La prophétie est
constituée en dehors du prophète;
mais elle est rattachée néanmoins
à une charge officielle.
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52
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La mort de Jésus procurera le salut non
seulement aux Juifs convertis; elle constituera
l'Église en faisant de tous les enfants de
Dieu répandus sur terre, c'est-à-dire
de tous ceux qui sont appelés à
devenir tels, un seul troupeau sous un seul pasteur
(10,16; 12,24.32).
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54
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Ce village d'Éphraïm, qui est
situé à environ 30 km au nord-est de
Jérusalem, porte aujourd'hui le nom de
Taiyibé.
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55-57
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Ce petit récit qui introduit à la
dernière Pâque constitue
l'avant-propos du chapitre 12 et même du
reste de l'évangile. Il décrit
l'atmosphère qui régnait à
Jérusalem à la veille de la
Pâque, tout comme le passage de 7,11-13 le
faisait pour la fête des Tabernacles. - Voir
Mt 26,6-13; Mc 14,3-9.
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55
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La participation à la fête
supposait un état de pureté
rituelle. Les gens de la province affluaient
donc dans la capitale avant la fête, pour
s'acquitter de toutes les cérémonies
de purification (voir Nb 9,6-14; 2 Ch
30,15-20).
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57
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Ces mesures indiquent par avance la façon
dont Judas livrera son maître:
négociation et marché seront
superflus, il lui suffira de révéler
aux autorités le lieu où se cache
Jésus. Mais l'évangéliste a
pris soin d'intercaler entre ce décret et sa
mise à exécution l'onction de
Béthanie et l'entrée triomphale de
Jésus à Jérusalem, afin de
bien établir que Jésus n'a
été pris que lorsque son heure fut
arrivée.
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