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Ce nouveau discours traite de
l'union des fidèles au Christ (15,1-11) et
entre eux (15,12-17), de leur situation dans un
monde ennemi du Christ et des siens (15,18-16,4a),
du secours qu'ils obtiendront du Défenseur
(16,4b-15), de l'absence de leur Maître qui
est cause d'affliction, et de sa présence
qui est source de joie (16,16-24).
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1-17
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Jésus utilise l'image de la vigne pour
dépeindre la situation du chrétien,
qui peut être retranché de la
compagnie de Jésus ou demeurer, dans la foi
et l'amour, uni à lui, et ainsi porter
beaucoup de fruit dont le principal est l'amour
mutuel.
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1
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L'image de la vigne est reprise de l'Ancien
Testament, où Israël est comparé
à un pied de vigne (Os 10, 1; Jr 2,21; Ps
80,9-12). Mais Israël n était que la
figure de la seule véritable vigne,
Jésus, qui avec ses disciples constitue le
nouveau peuple de Dieu.
C'est le Père qui a planté cette
vigne et qui la soigne, lui qui a envoyé son
Fils, qui lui donne ses disciples (6,32-47.65) et
retranche de sa société les
chrétiens tièdes ou mauvais qui ne
vivent pas leur foi ou encore la renient.
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2
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De même qu'au printemps le vigneron
débarrasse les branches d'une partie de
leurs bourgeons, afin que les bourgeons restants
reçoivent plus de sève et portent
ainsi plus de fruit, de même le Père
accorde-t-il aux chrétiens, à travers
les diverses épreuves de leur vie, une force
nouvelle pour qu'ils progressent dans la foi.
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4
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Jésus donne à ses disciples un
avertissement sérieux: "Demeurez en moi",
c'est?à?dire persévérez dans
la vie de foi (voir 8,31 note). Il leur rappelle
que cette persévérance est un don:
"Comme je demeure en vous", c'est-à-dire,
parce que je suis le cep qui donne la sève,
la source qui donne sans cesse la vie.
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6
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Comme le chrétien peut déchoir
après avoir été uni au Christ,
une menace suit la promesse du v. 5. Jésus
utilise ici des images empruntées à
l'apocalyptique et bien adaptées à ce
discours sur la vigne, pour illustrer la
condamnation qu'encourt le chrétien qui se
sépare de lui. Déjà il est
condamné.
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7
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Le véritable chrétien - celui en
qui les paroles de Jésus ont
pénétré et demeurent comme la
puissance qui règle toutes ses
pensées, inspire toutes ses décisions
- peut demander à Dieu ce qu'il veut et
être assuré de l'obtenir, car il ne
voudra rien qui ne soit conforme à la
volonté du Père.
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8
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La gloire de Dieu se manifeste en Jésus,
mais aussi dans ses disciples qui mènent une
vie chrétienne authentique dans l'amour des
autres. La vie chrétienne est pour le monde
le lieu où Dieu se manifeste.
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9
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L'impératif suit l'indicatif; l'ordre de
demeurer dans l'amour suit le don de l'amour, qui a
son origine dans le Père. L'amour passe du
Père au Fils, et du Fils aux disciples qui
doivent l'accepter et le faire fructifier.
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10
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Les liens qui unissent les chrétiens
à Jésus sont analogues à ceux
qui unissent Jésus au Père; ils sont
même fondés en eux. Parce que
Jésus s'est fait par amour du Père
(14,31) le serviteur des hommes (13,1-11), les
chrétiens doivent s'aimer les uns les autres
(vv. 12-17), montrant ainsi qu'ils demeurent dans
l'amour de Jésus.
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11
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"Pour Jésus comme pour ses disciples, la
joie est le fruit de l'amour" (M.-É.
Boismard).
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12
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Les commandements de Jésus se
résument en un seul, celui de l'amour
mutuel: que les chrétiens s'aiment les uns
les autres "comme" Jésus les a aimés.
Ainsi s'accomplit la hiérarchie de l'amour,
les disciples s'aimant parce que Jésus les a
aimés, et Jésus les aimant parce que
le Père l'a aimé lui-même (v.
9).
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13
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L'idée de la mort est associée au
commandement de l'amour. Jésus prouve
l'amour qu'il a pour les siens en donnant sa vie
pour eux (13,1 note). C'est en devenant, comme
Jésus lui-même, serviteur des autres
que le chrétien montre qu'il est
véritablement l'ami de Jésus
(13,1-17).
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15
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L'ami de Jésus, qui est serviteur des
autres, est néanmoins quelqu'un de libre
(voir 8,32-36). Il accepte et connaît tout ce
que Jésus a appris du Père; il
"connaît la vérité", la
révélation du salut qui l'a
libéré de l'esclavage du
péché et de la mort, et qui a fait de
lui un homme libre et un ami de Dieu (voir 8,32
note).
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16
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L'amitié de Jésus pour ses
disciples et tous les croyants est un don
fondé sur un choix, sur un acte de
bienveillance de Jésus, ce qui augmente
l'obligation d'y correspondre.
C'est en portant sans cesse du fruit,
c'est-à-dire en demeurant unis à
Jésus et en aimant leurs frères, que
les chrétiens témoignent qu'ils sont
vraiment choisis de Dieu et que leurs
prières, conformes à la
volonté du Père, seront
exaucées (15,7 note).
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18
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À la foi et à l'amour qui
caractérisent les disciples s'oppose la
haine du monde pour ces mêmes disciples et
pour Jésus (15,18-16,4a). Le passage se
divise en quatre unités: a) les disciples
connaîtront dans le monde le même
destin que Jésus (vv. 18-21); b) le
péché inexcusable des
autorités juives (vv. 22-25); c) le
témoignage de l'Esprit et le
témoignage des disciples (vv. 26-27); d) une
mise en garde contre le scandale que pourrait
provoquer la persécution des Juifs contre
les chrétiens (16,1-4a).
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19
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La haine du monde apparaît comme une
preuve indirecte de la fidélité des
disciples (v. l9a) et une preuve directe de leur
élection, de leur filiation divine (v.
19d-e).
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20
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Voir 13,16. La parole des disciples, comme celle
de Jésus, met les auditeurs devant un choix:
l'acceptation de cette parole (voir 3,21) ou le
rejet et la persécution. Le texte
établit un parallèle entre le destin
que connut Jésus durant sa vie terrestre et
le destin qui attend ses disciples.
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21
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Le monde n'a pas, sauf quelques exceptions,
gardé la parole de Jésus; et parce
qu'il n'a pas cru en Jésus, l'envoyé
du Père, il n'a pas connu le Père
(5,37-38; 7,28; 8,19.54-55). Aussi bien le monde
persécutera-t-il les disciples de
Jésus à cause de son nom, parce
qu'eux précisément confesseront que
Jésus est l'envoyé du
Père.
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24
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Les autorités juives sont inexcusables de
n'avoir pas cru en Jésus et de l'avoir
haï. Car l'enseignement de Jésus et les
oeuvres qu'il a faites auraient dû leur
apprendre qu'il était l'envoyé du
Père (10,37?38). Voir He 2,1?4; Ac
10,38b.
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Citation empruntée aux Psaumes (35,19;
69,5; 119,161). L'intention de la citation est
évidente: les disciples ne doivent pas se
laisser troubler dans leur foi par les objections
que les Juifs incrédules et les païens
ne manqueront pas de tirer de la défaveur
que Jésus et l'Évangile ont
rencontrée auprès des
autorités religieuses: leur haine
était prédite.
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26
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Voir 14,26 note.
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Il ne s'agit pas de deux témoignages
juxtaposés. Mais dans le grand
procès, où Jésus et le monde
se trouvent confrontés, le Défenseur
sera le témoin de Jésus,
c'est-à-dire dévoilera aux disciples
le vrai sens de
l'événement-Jésus et les
confirmera dans leur foi lorsque surgiront les
persécutions. "Certes, c'est parce que le
Saint-Esprit rendra témoignage que vous
aussi rendrez témoignage. Lui rendra
témoignage dans vos coeurs, et vous par vos
paroles; lui en vous inspirant, et vous en parlant"
(saint Augustin).
Pour être témoin de Jésus, il
faut être avec lui depuis le commencement.
C'est-à-dire que le témoin atteste
avec l'Esprit Saint que
l'événement-Jésus est un fait
historique, mais aussi un fait décisif et
dernier pour tout homme. Il témoigne du fait
et du sens du fait.
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