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Le récit de la Passion
(18-19) complète dignement la
révélation de la gloire qui se
poursuit depuis le commencement de
l'évangile. La mort de Jésus est
l'heure de son élévation sur la croix
et dans la gloire (3,14; 8,28; 12,32), l'heure de
son passage de ce monde vers le Père (13,
1), l'heure de sa victoire sur le monde (12,3 1).
C'est alors que Jésus manifeste son amour
pour le Père (10,17; 14,31) et pour les
siens (13,1), ainsi que sa souveraine
liberté (10, 18; 14,30). C'est
véritablement l'heure où l'oeuvre de
Jésus atteint son achèvement
(19,30).
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1-11
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Ce premier tableau montre la liberté
absolue de Jésus qui se remet librement, par
obéissance au Père, à ceux qui
viennent l'arrêter (vv. 4. 10-11); il figure
aussi la victoire définitive de Jésus
sur Satan et ses auxiliaires (vv. 4-6); il annonce
le sens de sa mort (v. 9). Voir Mt 26,47-56; Mc
14,43-50; Lc 22,47-53.
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1
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Après ce discours... (Voir 14,31
note).
Le Cédron n'est pas à proprement
parler "un torrent", mais une vallée
séparant à l'est Jérusalem et
le mont des Oliviers. Elle est d'ordinaire à
sec, sauf après de fortes pluies.
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2
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Jésus ne fuit pas devant ses ennemis. Il
se rend dans un endroit qu'il savait connu de
Judas. Ce dernier n'a eu qu'à signaler aux
prêtres l'endroit où l'on pouvait
trouver Jésus et l'arrêter (voir 11,57
note). Jésus n'a donc été pris
que parce qu'il l'a voulu, et quand il l'a voulu:
c'est lui?même qui a pris l'initiative de
l'événement, en envoyant Judas
exécuter le dessein de trahison qu'il avait
formé (voir 13,27 note).
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3
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Il s'agit vraisemblablement de soldats romains
(voir v. 12), accompagnés des hommes de la
police juive, des gardes du temple. Ainsi Judas se
comporte comme "le prince de ce monde" en menant
contre Jésus les représentants du
judaïsme et du monde incroyant.
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4
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Jésus n'est pas surpris de
l'arrivée de cette troupe. Pour montrer
qu'il garde en tout l'initiative, il se porte
lui-même à sa rencontre.
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5
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La présence du traître est
rappelée pour montrer dans sa personne
l'impuissance du démon, et pour que les
disciples croient, en voyant Judas étendu
devant Jésus, que sa trahison n'a servi
qu'à la révélation du Fils de
Dieu (voir 13,19 note).
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6
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En répondant: "C'est moi",
littéralement: "Je suis", Jésus
reconnaît être le Nazaréen que
recherche la troupe. Mais pour
l'évangéliste et les disciples, cette
parole évoque celui qui est ce qu'il dit
être, Dieu. À l'évocation du
nom divin, la troupe est frappée
d'impuissance, comme il est arrivé dans des
circonstances antérieures (7,44-46; 8,59;
10,39); elle recule et tombe à terre comme
les ennemis du psalmiste protégé par
Dieu (Ps 27,2; 35,4-8). Judas et sa troupe
étendus devant Jésus figurent le
triomphe définitif de Jésus sur Satan
et ceux qui lui appartiennent.
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7
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Jésus est le Nazôraios (19,19) ou
le Nazarênos (Mc 1,24; Lc 4,34).
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8
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Jésus, préservant ses disciples,
est le bon pasteur qui tient tête au loup et
qui sauve de la mort ses brebis (10,11-12
note).
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9
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Voir 6,39; 10,28; 17,12. Cette réflexion
de l'évangéliste s'applique au salut
corporel (les disciples, qui figure le salut
spirituel de tous les croyants. Jésus donne
sa vie pour ses brebis afin qu'elles ne
périssent pas, mais qu'elles aient la vie
éternelle (10,28).
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11
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Jésus manifeste sa volonté
irrévocable de subir la mort, parce que
telle est la volonté du Père (14,31).
Ce que le Père veut, toutefois, ce n'est pas
la mort de Jésus, mais cette
élévation dans la gloire, dont
l'élévation sur la croix est le
signe.
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12-17
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Voir Mt 26,57-75; Mc 14,53-72; Lc 22,54-71.
Jean ne dit rien du procès de Jésus
devant le Sanhédrin (Mt 26,57-68; Mc
14,53-65; Lc 22,54-55.63-71). Le procès
entre Jésus et le monde juif s'est
déroulé durant l'activité
publique de Jésus (ch. 5-12) et va se clore
devant Pilate (18,28-19,16a). Jean est le seul
évangéliste, par contre, à
mentionner une comparution de Jésus devant
le grand prêtre Anne durant la nuit de son
arrestation.
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13
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Anne avait exercé la fonction de grand
prêtre entre les années 6 et 15. Il
conserva même après sa destitution une
influence prépondérante sur les
affaires; la plupart des grands prêtres qui
lui succédèrent appartenaient
à sa famille. Caïphe, qui exerça
la charge de grand prêtre entre les
années 18 et 37, était son
gendre.
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14
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Voir 11,49-51 note.
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15
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Cet autre disciple est vraisemblablement le
disciple bien?aimé (voir 13,23 note). Il est
associé à Pierre dans ce
récit, comme il le sera dans celui de la
résurrection (20,2-10). Jean tient à
dire qu'il accompagna Jésus jusque dans la
cour du grand prêtre, là où les
autres disciples, même Pierre, ne peuvent
suivre. C'est donc le type du disciple parfait.
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17
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"Pierre nie être le disciple de
Jésus au moment même où le
grand prêtre interroge Jésus sur ses
disciples (v. 19). Le disciple est celui qui a
entendu l'enseignement de Jésus et qui est
prêt à en rendre témoignage.
Pierre a peur et refuse d'être témoin
de la parole reçue" (M.-É.
Boismard).
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19
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Par sa question, le grand prêtre veut
instituer le procès de toute
l'activité de Jésus. Jésus ne
répondra pas directement à cette
question. À quoi bon, en effet? Le
procès qu'on lui intente est
déjà gagné ou perdu dans le
coeur de ceux qui l'ont entendu, et qui ont
accepté ou refusé son
enseignement.
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20-21
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Jésus allègue la
sincérité et la publicité de
son enseignement pour éviter de
répondre au grand prêtre. Les
disciples qui ont entendu sa parole et ont cru
savent ce qu'il a dit (7,17). Mais à ceux
qui ont entendu sans croire, sa parole, bien que
publique, est demeurée cachée (8,43;
10,24-26). Le procès entre Jésus et
le monde, qui semble avoir pris fin, se continue en
réalité: que celui qui veut
maintenant savoir quel est l'enseignement de
Jésus s'adresse à ceux qui l'ont
entendu et qui y croient!
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23
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Le policier a trouvé que Jésus n'a
pas répondu comme un accusé à
son juge; il lui donne alors une gifle.
Jésus relève aussitôt
l'affront; sa protestation solennelle veut
convaincre de son tort le policier et, avec lui,
tout le judaïsme incrédule.
L'accusé Jésus est en
réalité, durant tout le récit
de la Passion, le juge devant qui les hommes ont
eux-mêmes à se juger.
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27
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Jean ne dit rien des imprécations et des
serments que Marc (14,71) et Matthieu (26,74)
ajoutent au troisième reniement de Pierre.
Il ne parle pas non plus de son repentir. Mais le
récit montre bien que les deux
prédictions de Jésus sont accomplies
(voir 13,38; 16,32).
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28-38
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Pour cette péricope (18, 28-38 et 19,
1-16), voir Mt 27,1-2.11-31; Mc 15,1-20; Lc
23,1-5.13-25.
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28-32
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Le procès de Jésus devant Pilate
(18,28-19,16a) est le sommet du récit de la
Passion. C'est aussi l'une des scènes les
mieux composées de l'évangile. Elle a
trois acteurs principaux: le juge: Pilate,
représentant de l'État; les
accusateurs: les Juifs, représentants du
monde; enfin l'accusé: Jésus. Le
théâtre où se déroule la
scène est partagé en deux
compartiments: l'intérieur de la
résidence et la place publique. On passe
d'un lieu à l'autre dans une série de
sept petits tableaux où les acteurs sont
confrontés les uns aux autres.
Le premier tableau réunira le gouverneur
romain et les Juifs qui ont amené
Jésus (vv. 28-32). Il se déroule
à l'extérieur. Le procès que
les Juifs ont engagé contre Jésus
(ch. 5-12) est porté maintenant devant le
représentant de l'État. Les Juifs
accusent Jésus d'être un malfaiteur,
mais ils trahissent leur véritable intention
lorsque Pilate leur demande d'instruire
eux-mêmes le procès: ce qu'ils
désirent, c'est la mort de Jésus.
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28
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C'était la coutume des tribunaux romains
de commencer les jugements dès la
première heure du jour. Le gouverneur
romain, qui résidait
généralement à
Césarée, montait à
Jérusalem lors des fêtes juives. Il
séjournait alors dans l'ancien palais
d'Hérode le Grand, à
l'extrémité ouest de la ville.
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29
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Le Juif qui entrait dans une maison païenne
était impur durant une semaine. Les Juifs
refusent d'entrer dans la résidence du
gouverneur romain afin de pouvoir manger l'agneau
pascal; ils se refusent à vrai dire
l'accès à Jésus,
véritable agneau pascal.
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30
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Si l'auteur montre les Juifs embarrassés
pour produire leurs griefs, c'est afin de signifier
qu'ils n'avaient pas de motifs sérieux
à faire valoir, outre des griefs religieux
(voir 10,32-33). Pilate ne s'y laisse pas prendre
et veut leur abandonner la décision d'une
affaire qui lui paraît purement juive.
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31
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Les Juifs sont forcés de démasquer
leur véritable intention. Ce qu'ils
désirent, c'est la mort de Jésus
(voir 11,50.53), et ils veulent pour cela se servir
du bras séculier.
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32
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Voir 12,32. Si Jésus avait
été mis à mort par les Juifs,
il aurait été lapidé,
c'est?à?dire précipité du haut
d'un escarpement, puis achevé à coups
de pierres. Mais, au lieu d'être
précipité de haut en bas,
Jésus sera élevé de terre sur
une croix, signe de son exaltation
céleste.
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33-38
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La deuxième scène (vv. 33-38a),
qui se déroule entre Jésus et Pilate
à l'intérieur de la résidence,
a pour thème la royauté de
Jésus. Jésus va préciser en
quoi consiste son pouvoir royal.
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33
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La question de Pilate résume la plainte
des accusateurs qui incriminaient Jésus de
prétentions messianiques. Pilate veut
s'assurer si l'accusé a réellement la
prétention qu'on lui attribue, s'il a
quelques visées politiques.
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34
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Ce n'est pas pour s'informer que Jésus
pose à son tour une question à
Pilate, mais pour faire ressortir que l'accusation
vient des Juifs, et que le rôle de juge est
imposé à Pilate de
l'extérieur.
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36
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Jésus va préciser en quoi consiste
sa dignité de roi, d'abord
négativement (v. 36), puis positivement (v.
37). Le pouvoir qu'il exerce dans ce monde ne lui
vient pas de ce monde; ce pouvoir n'est pas
davantage de ce monde par son objet propre et sa
nature; la preuve en est simple: si le pouvoir que
Jésus revendique était de ce monde,
il aurait eu des partisans pour prendre les armes
en sa faveur.
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37
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En quoi consiste donc cette royauté?
Jésus exerce sa fonction de roi en rendant
témoignage à la vérité.
Il n'a d'autre mission que celle de faire
connaître au monde la vérité et
la volonté salvifique de Dieu: il
révélera qu'il est lui-même la
vérité (14,6), le juge et le sauveur
du monde.
Voir 8,47. Jésus invite Pilate à
entendre son appel, à se prononcer pour ou
contre "la vérité".
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38a
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Mais Pilate choisit une troisième voie,
celle de la neutralité politique. En quoi
cette prétendue vérité venue
d'en haut concernerait-elle un représentant
de l'État? Sa question trahit son
indifférence, son scepticisme d'homme
politique vis-à-vis de la
révélation. Il veut rester en dehors
de tout ça. Est-ce possible?
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38b-40
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La troisième scène (vv. 38b-40) se
déroule à l'extérieur. Pilate
a choisi la voie de la neutralité politique
et il sait Jésus innocent. Il devrait donc
le libérer en rendant un arrêt de
non-lieu. Mais ne serait-ce pas irriter les Juifs
qui l'ont pris comme juge (vv. 34-35)? L'homme
politique peut?il être neutre à
l'égard de ceux qui l'ont élu? Pilate
recourt à un autre moyen, à une
grâce autorisée par la loi. Il est
pris à son propre jeu; les Juifs demandent
la grâce de Barabbas.
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40
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Les Juifs ne veulent pas du roi que Pilate leur
présente, ni du Messie que Dieu leur a
envoyé: ils lui préfèrent un
bandit. Eux qui ont accusé Jésus
d'être un malfaiteur (v. 30) sollicitent
maintenant la grâce d'un brigand!
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