Les deux premiers chapitres de cet évangile servent de transition entre l'Ancien et le Nouveau Testament. On le voit à de nombreux indices: le texte est rédigé dans la langue de la Septante, une vénérable traduction grecque de l'Ancien Testament; une grande place est laissée aux usages juifs (le Temple, la circoncision, la Loi du Seigneur, les pèlerinages); des chants de l'Ancien Testament sont reproduits; les naissances sont annoncées comme le faisait l'Ancien Testament. Pourtant, les annonces célestes expriment à l'avance la foi chrétienne d'après Pâques, ce qui montre que les récits évangéliques ne se comprennent vraiment qu'à la lumière de la résurrection du Christ. En parcourant ces deux premiers chapitres de Luc, le lecteur familier avec l'Ancien Testament ne sait pas très bien s'il est encore dans l'Ancien ou déjà dans le Nouveau. De fait, Luc a voulu présenter l'Évangile comme l'accomplissement des promesses de salut que Dieu avait faites à son peuple. Il manifeste ainsi l'unité du dessein de Dieu.

1-4

Les quatre premiers versets de Luc sont écrits dans un style classique et solennel. Ils laissent voir chez l'auteur un croyant qui a recueilli avec soin l'héritage de la génération des apôtres (il a sans doute utilisé notre évangile de Marc), et un écrivain qui poursuit un but à la fois historique, théologique et pastoral: celui d'affermir la foi authentique et la fidélité de la communauté à laquelle Théophile appartient.

3

Luc n'a pas rédigé son évangile en suivant rigoureusement l'ordre historique des événements. Il ordonne le récit de manière à découvrir clairement la manifestation du salut de Dieu en Jésus-Christ.

5-38

Luc raconte d'abord deux annonces de naissance qui suivent toutes deux un plan emprunté à des récits semblables de l'Ancien Testament. - Le contenu du message montre combien la personne et l'oeuvre du Christ sont supérieures à celles de Jean-Baptiste.

7

Élisabeth et Zacharie sont, décrits comme des Juifs modèles. La mention de leur âge et de leur stérilité les rapproche d'Abraham et de Sara. Ainsi, la boucle se referme: l'Ancien Testament, dont les débuts parlent de la, fécondité d'Abraham et de Sara, touchera son terme avec la fécondité d'Élisabeth et de Zacharie.

9

Le Temple de Jérusalem occupe une place importante dans les conceptions théologiques de Luc. Dans ces deux premiers chapitres, le Temple représente le coeur du judaïsme. Ainsi, ce n'est pas d'une manière marginale et secrète que Dieu fera connaître son salut; il le fera au centre du culte officiel de son peuple.

10

L'expression « le peuple » désigne, dans le langage biblique, le peuple de Dieu, Israël. Luc l'emploie volontiers (vv. 17.21.68.77; 2,10.32; 3,15.18.21; 7,1.16) pour montrer que Dieu a été fidèle aux engagements pris envers son peuple et pour suggérer que l'Église est le nouveau peuple de Dieu.

12

Le trouble et la crainte (voir vv. 29-30) traduisent souvent dans la Bible la réaction de l'homme devant Dieu qui se manifeste. Ces deux mots font ressortir la distance qu'il y a entre Dieu et l'homme.

13-17

Jean est présenté comme le prophète qui prépare le peuple (1,17) à la manifestation du salut que Dieu avait annoncé dans l'Ancien Testament.

14

Luc signalera maintes fois le fait que, lorsque Dieu manifeste son salut, la joie envahit ceux qui en sont témoins (voir 1,28.44.47; 2,10; 8,13; 10,17; Ac 8,8.39; 15,3).

15

Ascète, Jean ne boira pas de vin (Le 7,33). Prophète, il sera inspiré par l'Esprit (Ac 2,33; Ep 5,18); prédestiné par Dieu dès avant sa naissance (Jr 1,5; Is 49,1.5; Ga 1,15), il recevra l'Esprit pour connaître les voies de Dieu (Is 11,3) et les proclamer en se tenant debout (Ez 2,2; 3,24).

17

C'est le seul passage où Luc relie Jean-Baptiste - et non Jésus - au prophète Élie (4,26; 7,12-15; 9,51-54). Voir Ml 3,24; Si 48,10.

La mission du Baptiste est expliquée. Il préparera la venue du « jour du Seigneur, jour grand et redoutable » (Ml 3,23): « La hache est déjà prête à couper la racine des arbres » (Mt 3,10). Sa tâche sera de convertir (Mt 3,2) tout le peuple d'Israël (Lc 3,21; 7,29), en lui offrant un baptême de repentance (Lc 3,3; Ac 13,24). La mission du Baptiste l'oriente vers ce Jésus dont il prépare le chemin (Lc 1,76; 3,4; 7,27) et qui, lui, « baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Mt 3,11).

19

Depuis le livre de Daniel, la tradition juive confiait l'ange Gabriel la tâche de révéler aux hommes le déroulement du plan de Dieu. Après le retour de l'exil (en 538 avant notre ère), la doctrine sur les anges se développa beaucoup en Israël. Ils furent répartis en bons et mauvais anges qui s'opposaient vivement (Za 3,1-2). Le livre de Tobie parle des « sept anges qui se tiennent devant la gloire du Seigneur » (12,15; Ap 8,2). On en connaît trois par leur nom: Michel (Dn 10,13), Raphaël (Tb 3,17), enfin Gabriel, qui donne au prophète Daniel l'intelligence des visions reçues, ou qui lui annonce les vues de Dieu (Dn 8,16; 9,21-27).

20

Gabriel n'apprécia pas que Zacharie ait demandé une garantie (1, 18). Pourtant, certains héros de l'Ancien Testament l'avaient fait sans être punis (Abraham, Gn 15,8; Gédéon, Jg 6,36-38; Ézéchias, 2 R 20,8). Zacharie sera exaucé; mais le signe sera une punition de son manque de foi, en même temps qu'une garantie qu'un fils lui sera donné (Le 1, 13.18). Tu seras muet jusqu'à la naissance de l'enfant (v. 20). Dans le silence, Élisabeth (v. 24) et Zacharie réalisation de l'heureuse nouvelle (v. 19).

22

À la sortie du sanctuaire, Zacharie devait donner tout haut la bénédiction rapportée en Nb 6,24-27. Il ne pouvait plus la prononcer.

25

Élisabeth chante l'oeuvre du Seigneur et sa propre joie. La stérilité était une honte en Israël, parce qu'elle ne répondait pas au désir de fécondité qu'avait exprimé le créateur (Gn 1,28) et qu'elle ne contribuait pas à multiplier les descendants promis à Abraham (Gn 15,5). - Plusieurs épouses des ancêtres d'Israël étaient regardées comme stériles: Sara, Rébecca, Rachel (Gn 11,30; 25,21; 29-31). L'appel à la foi qu'impliquèrent les promesses de fécondité alors données par Dieu annonçait le régime de la foi qui maintiendrait l'homme dans une saine humilité (Rm 3,27).

26-38

Cette nouvelle annonce présente Jésus-Christ et sa mission. C'est du nouveau que Dieu accomplit - en effet, ce n'est plus au Temple ni par un prêtre qu'il annonce et fait venir le salut de son peuple, mais par une jeune fille et dans un village inconnu de Galilée. Ce sera vraiment un nouveau testament (le mot grec traduit par « testament » signifie aussi « alliance »).

27

Le titre de Fils de David était attribué au Messie dans les milieux populaires; il rappelait que les promesses faites à David seraient un jour réalisées. Voir 1,69; 2 S 7,12-16; Ps 2,7; 110,1-2; Is 11,1.10.

28

Notre « Bonjour » ne signifie plus nécessairement: « Je vous souhaite une bonne journée », mais n'est souvent qu'une pure salutation; ainsi l'expression des Grecs: « Réjouis toi », ou celle des Juifs. « Shalôm! » (« Paix soit avec toi! »), peuvent signifier simplement: « Salut! » Il en est probablement ainsi quand l'ange se présente à Marie: « Je vous salue, Marie! » Étant donné l'importance que Lue accorde au thème de la joie (1, 14), on peut penser que Lue lance ici un appel à la joie à cause de la bonne nouvelle qui sera annoncée.

31

Le nom Jésus signifie « le Seigneur sauve ». Voir Gn 16,11; Jg 13,3; Is 7,14.

32

La mission du Christ est exprimée d'abord dans un vocabulaire typiquement juif (vv. 32-33); elle qui est accomplissement de l'Ancien Testament. Elle sera ensuite exprimée en termes spécifiquement chrétiens (v. 35). Luc affirme clairement la supériorité du Christ sur Jean-Baptiste (comparez ces vv. 32-35 avec les vv. 15-17).

34

Je suis vierge: littéralement: « Je ne connais pas d'homme ». « Connaître un homme » est la manière biblique de dire « avoir des relations sexuelles avec lui ». Le v. 31 s'inspirait de la parole d'Isaïe 7,14 (« Voici que la jeune fille est enceinte et mettra au monde un enfant! »). La traduction grecque de ce texte de l'Ancien Testament (dans la Septante) remplaçait la « jeune fille » par la « vierge ». En s'inspirant de cette traduction, Luc mettait en valeur la virginité de Marie.

35

La conception de Jésus sera le fait d'une intervention de l'Esprit Saint. L'Esprit qui est la puissance de Dieu, qui présida à la création de l'univers (Gn 1,2), donnera vie, dans le sein de Marie, à celui qu'on appellera Jésus. Le fruit de l'Esprit sera sûrement un enfant saint, Fils de Dieu. - Sans demander de preuve, Marie accepte le plan du Seigneur (Lc 1,38).

39-45

La scène de la visite que Marie rend à Élisabeth montre l'accomplissement des deux annonces: la grossesse d'Élisabeth, qui était un signe pour Marie (v. 36), et la grossesse de Marie, qui est déjà appelée « mère du Sauveur » (v. 43). Il y a toujours de la joie (vv. 44.47; voir 1,14 note) quand quelqu'un parvient à reconnaître dans sa vie l'accomplissement d'une promesse de Dieu. Dans le cas présent, c'était toutes les promesses messianiques qui commençaient à se réaliser. Un tel événement engendrait chez la croyante une joie débordante.

41

L'Esprit Saint remplit Élisabeth et lui donne, comme aux prophètes de l'Ancien Testament (Jl 3,1-5), de dévoiler le sens des faits où se réalise le plan de Dieu. Éclairée par l'Esprit, Élisabeth proclame que Marie vient de concevoir un fils, que celui-ci n'est autre que son Sauveur, et que son propre enfant remue de joie dans son sein (1,44).

42

Bénie (ou riche des faveurs divines, 1,28) est celle qui donnera au monde la source de toute « bénédiction spirituelle » (Ep 1,3-14).

43

L'Esprit dévoile la vocation de l'enfant que porte Marie: il sera le Sauveur (Mt 1,21). « Il n'y a aucun salut ailleurs qu'en lui » (Ac 4,12), proclamera Pierre, rempli d'Esprit Saint (Ac 4,8).

44

Si Jean-Baptiste a remué de joie, c'est que déjà, rempli de l'Esprit Saint dès le ventre de sa mère (Lc 1,15), il a découvert lui aussi qu'il rencontrait son Sauveur.

45

La foi de Marie constitue sa vraie grandeur (Lc 8,21).

46-55

Luc met sur les lèvres de Marie un chant d'action de grâces inspiré du cantique d'Anne, la mère du prophète Samuel (1 S 2,1-10). Luc introduit ici ce chant d'origine juive qui parlait de l'intervention puissante de Dieu qui met un terme à l'humiliation de son peuple, pour que le lecteur apprenne à se réjouir du salut que Dieu accorde à son peuple par le Christ. Luc aimera montrer dans son évangile la prédilection de Jésus et de Dieu pour les humiliés et les pauvres, dont ils transformeront le sort. Par contre, Luc insistera sur le jugement sévère que subiront les riches et les puissants, dont la situation sera bouleversée (voir 6,20-26; 16,19-25).

46-47

Marie a l'esprit tourné vers l'oeuvre de Dieu, qui sauve en Jésus (1,69; Ha 3,18; Ps 24,5). Ainsi les chantres de l'Ancien Testament célébraient les merveilles de Dieu.

49

La puissance de Dieu est d'autant plus manifeste qu'elle se sert d'une humble servante pour opérer le salut. - Le Saint est le Dieu situé au-dessus de toutes les créatures et plus puissant que tous ses ennemis (Ps 111,9; 99,1-3).

50

La bonté de Dieu (Ps 103,17) le rend compréhensif et généreux pour les infortunés qui le craignent, ceux qui répondent à ses avances par une attitude respectueuse et fidèle (Ex 20,6).

52-53

L'oeuvre de Dieu, Marie la voit s'accomplir maintenant dans l'ensemble de l'humanité (vv. 50-53) et en Israël (vv. 54-55), non plus en elle seule (vv. 47-49). - La révolution que Dieu exerçait quand il considérait les hommes sur le plan moral (les orgueilleux, v. 51), il l'opère également sur le plan social et politique (puissants, - riches; humbles, affamés: vv. 52-53). - Le regard prophétique de Marie voit l'intervention de Dieu comme déjà arrivée à son terme: Marie parle au passé (vv. 51-55). - Dieu n'aime pas l'homme qui met sa confiance dans la richesse ou le pouvoir; par contre, il a pitié de celui qui est démuni, humilié, rabaissé, empêché de s'épanouir. Dieu avait promis d'intervenir pour rétablir le droit des humbles (Is 57,15-24; 61,1-11). Il intervient déjà en Marie (Lc 1,28.48); il le fait encore en découvrant sa pensée aux tout-petits, non aux orgueilleux qui se croient sages et intelligents (Mt 11,25-27). Enfin, seulement ceux qui deviennent comme des enfants pourront entrer dans le Royaume des cieux (Mt 18,3; Lc 18,17).

54-55

Dieu avait choisi Israël comme son serviteur (Is 41,8; 49,3). Il s'était uni à lui dans une alliance où les partenaires seront liés étroitement. C'est par amour que Dieu avait fait à son serviteur des promesses et qu'il entendait y être fidèle (Dt 4,32-38; 7,7-9). - L'Israël dont parle Marie est l'Israël idéal, constitué par les humbles, les affamés qui craignent Dieu (Lc 1,50.52.53). Paul identifiera cet Israël vivant de foi (Rm 2,28-29; 4,16).

57-66

Cet épisode continue de montrer que les promesses de Dieu s'accomplissent. Certains éléments, tel le choix du nom de l'enfant, laissent voir l'intervention divine et le caractère exceptionnel de l'enfant qui naît (1,66). - Le thème de la joie qui entoure l'accomplissement des promesses de Dieu est repris (1,14.44.47.58).

59

Il était devenu coutumier de faire circoncire l'enfant huit jours après sa naissance (Lv 12,3; Ac 7,8; Ph 3,5). La circoncision était le signe physique de l'appartenance au peuple juif (Gn 17,9-14). - Il n'était pas encore dans les habitudes juives de lier à la circoncision le choix du nom.

63

Dans la Bible, l'étonnement et la crainte (v. 65; 1,12) sont les réactions qui, chez l'homme, accompagnent une parole, un événement où on reconnaît l'intervention de Dieu. Le fait que Zacharie donne à l'enfant le même nom inattendu qu'Élisabeth lui avait déjà donné, est présenté comme le fruit d'une intervention divine qui accomplit, d'ailleurs, une annonce divine (1,13).

66

Sous forme interrogative se trouve exprimé au moins le sentiment populaire que l'enfant aurait une destinée exceptionnelle. On le soupçonnait aux circonstances qui avaient entouré sa naissance: déjà la main du Seigneur (traduction littérale rendue ici par la puissance du Seigneur) était vraiment avec lui. - La main du Seigneur est avec les apôtres qui évangélisent les Grecs (Ac 11,21); mais elle est sur le magicien Élymas pour le punir (Ac 13, 11).

67

Chez Zacharie se réalise la promesse de Joël (3,1-5) touchant le don de l'Esprit à tous les fils et à toutes les filles d'Israël, qui pourraient alors prophétiser (Nb 11,29; Ac 2,17-21), c'est-à-dire découvrir les voies de Dieu. L'Esprit remplit déjà le Baptiste (Lc 1,15), Marie (1,35), Élisabeth (1,41). Zacharie donne maintenant la réponse prophétique à la question du v. 66.

67-79

Luc place dans la bouche de Zacharie un chant qui loue Dieu parce qu'il a accompli le salut promis: il a réalisé les promesses faites à David (vv. 68-71), aux patriarches d'Israël (vv. 72-75) et celles qu'il a faites par l'intermédiaire des prophètes comme Malachie ou Isaïe (vv. 78-79). Luc a adapté ce vieux chant nationaliste juif à son nouveau contexte, en insérant les vv. 76-77 qui s'appliquent à Jean-Baptiste.

68

La louange est la réponse de l'homme aux merveilles accomplies par Dieu. - La louange de Zacharie sera chantée sur un registre nationaliste, même politique (vv. 68-75), puis sur un registre plus spirituel et universaliste (vv. 76-79).

69-71

Zacharie annonce d'abord un salut national. Une corne de salut (un sauveur puissant, v. 69) naîtra de la descendance de David (2 S 7,12-16; Is 9,5-6), et libérera de ses ennemis un Israël opprimé (Lc 1,68.71.74).

72

Cette libération était promise aux pères depuis le temps d'Abraham (Gn 15,7.13-21) et rappelée sans cesse par les prophètes et le psalmiste.

74-75

Moïse devait libérer d'Égypte son peuple pour qu'il serve au désert son Dieu (Ex 7,16). Le salut qu'enfin Dieu commence à réaliser (Lc 1,69) poursuivra le même but: dans le culte et la fidélité morale à son Dieu, Israël le servira.

76-77

De la vision du salut d'Israël, Zacharie revient vers les deux principaux collaborateurs du Dieu sauveur (1,47): Jean et Jésus, le premier étant tout orienté vers le second. Le prophète du Très-Haut prépare la venue du Fils du Très-Haut (1,32), en faisant connaître (sans le réaliser lui-même) le salut qui sera libération des péchés: le Seigneur Jésus (1,76b) accomplira un tel salut spirituel (Me 2,10-11; He 2,17).

78-79

L'astre qui vient du levant. Le Dieu sauveur (1,47.68) enverra le messie, Jésus, comme le rejeton de David accomplissant les promesses messianiques (Jr 23,5; 33,15; Za 3,8), ou comme l'étoile du matin qui marque le lever de l'ère messianique (Nb 24,17; 2 P 1,19; Ap 2,28; 22,16). Le mot grec que nous traduisons par astre (Lc 1,78) peut recevoir ces deux interprétations. - La mission de Jésus sera d'éclairer ceux qui désirent la rémission de leurs péchés (1,77b); ainsi il apportera la paix messianique (Is 9,5-6; Ep 2,17; 6,15).

80

Plus que la sagesse humaine, c'était celle de l'Esprit (1,15) qui croissait chez Jean. - Le désert est un lieu où l'homme entre plus aisément qu'ailleurs dans l'intimité de Dieu. Celui-ci parlait au coeur d'Israël, dans le désert (Os 2,16.21-22). Des prophètes, tel Élie (1 R 19), allaient y retrouver l'intimité divine.