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Luc présentera maintenant Jésus
comme celui par qui « Dieu visite son
peuple » (1,68) pour le sauver, celui qui
est accueilli par les païens (v. 9), les
petits (v. 12), les collecteurs d'impôts et
les pécheurs (vv. 34.37), alors que les
dirigeants de son peuple le repousseront (vv.
30.39). - Jésus constitue un nouveau peuple
de Dieu (Ga 6,16).
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2
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Un centurion est un officier militaire romain
qui commande à cent hommes. - Il
l'aimait: trait bien humain absent de Mt
8,5.
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3
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Les anciens sont des personnages qui
possédaient une grande autorité
morale dans la vie d'un village.
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4-5
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La figure du centurion se dessine. Il est
humble, au point de se sentir indigne
d'aller lui-même parler à Jésus
(v. 7). Il est en bons termes avec les Juifs. On
pensera au centurion Corneille qui
« comblait de largesses le peuple
juif » (Ac 10, 1-2) et qui reçut
la visite historique de Pierre (Ac 10). Ces deux
centurions illustrent probablement l'attrait que la
foi chrétienne exerçait sur des
milieux païens de Palestine.
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6
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Seconde marque d'humilité de la
part du centurion. il ne se juge pas digne que
Jésus entre chez lui. - Le centurion
exprimait du coup une grande foi en Jésus:
il lui prêtait le pouvoir de guérir
à distance.
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8
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Il est possible que le centurion n'ait pas voulu
mettre Jésus dans l'embarras en l'amenant
à entrer dans une maison telle que la
sienne, habitée par des païens (Ac
11,3). Mais le texte de Luc ne laisse pas croire
qu'une telle délicatesse ou un tel respect
des habitudes juives expliquent l'attitude du
centurion qui tient Jésus à distance,
dirait-on. D'abord, le centurion ne se juge pas
digne d'entrer en contact avec Jésus:
d'où la double délégation des
anciens des juifs (v. 3) et des amis
(v. 6). De plus, il n'est pas
nécessaire que Jésus vienne
auprès du malade pour le guérir: lui,
centurion qui a des soldats et un esclave sous ses
ordres, il lui suffit de commander pour que sa
volonté soit exécutée;
à plus forte raison Jésus - dont le
centurion connaît l'extraordinaire puissance
(v. 3a) - peut-il se contenter d'exprimer en un
mot sa volonté d'opérer une
guérison, pour que celle-ci soit
effectuée. Humilité et foi s'unissent
ainsi chez le centurion.
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9
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Ce verset constitue le sommet de
l'épisode. Jésus admire le
centurion (comme il s'était pris à
aimer l'homme riche en Mc 10,21). - Matthieu
insistera beaucoup plus que Luc sur la comparaison
avec Israël (Mt 8,11-12). - Chez Luc,
Jésus est d'abord attentif à exalter
en elle-même la foi du centurion, dont
Luc a d'ailleurs multiplié les
manifestations (vv. 3.6-8). Les attitudes et les
paroles d'humilité sont
inspirées chez le centurion par la
foi qui lui a découvert la grandeur
de Jésus.
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11-17
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Ce récit prépare le v. 22. Luc
n'oublie pas de rapporter les scènes
où apparaissent des femmes (4,38 note).
Ainsi, après avoir secouru un centurion,
c'est à une pauvre veuve que Jésus
vient en aide.
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12
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Dans une société où la
sécurité d'une femme dépendait
de son lien avec un homme, cette veuve qui a perdu
son fils unique se retrouve absolument
démunie. Elle est de ces pauvres et de ces
petits que Jésus avait
déclarés bienheureux (6,20-21). Le
titre pascal « le Seigneur »
apparaît sans doute dans le récit pour
signifier la puissance du Christ ressuscité
qui avait vaincu la mort.
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13
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Jésus est pris de pitié
comme le Samaritain qui recueille l'homme
abandonné (10,33), ou comme le père
qui voit revenir son fils (15,20).
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14
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La puissance du Seigneur (v. 13)
apparaît dans cette parole simple,
impérieuse, aussitôt efficace.
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16-17
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La confession du v. 16b est sûrement la
pointe de l'épisode, mise d'ailleurs en
relief par le v. 17. Cette résurrection
montre que Jésus Seigneur peut
vaincre la mort. Cependant, ce n'est pas d'abord la
puissance de Jésus, grand prophète
des temps messianiques, que Luc avait en vue, mais
la bonté du Dieu qui visite et
secourt son peuple, surtout les petits (v. 28). Le
peuple rend gloire au Dieu qui vient
d'exercer sa miséricorde.
« L'heure vient et elle est
déjà là, où les morts
entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui
l'auront entendue vivront » (Jn
5,25).
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17
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Naïn (v. 11) est située en
Galilée. Mais le mot
« Judée » désigne
souvent chez Luc - tout le pays des Juifs, et non
seulement la région qui entoure
Jérusalem.
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18-23
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C'est la révélation de son
mystère intime et de sa mission que
Jésus continue de présenter. Au terme
de cet exposé centré sur
Jésus, la naissance d'un nouvel
Israël (v. 35) apparaît à
l'horizon. - Les vv. 18-23 renvoient d'abord
à la représentation que le Baptiste
s'était faite du messie, en qui
« tous verront le salut de
Dieu » (3,6). Mais ce sauveur sera rude:
il maniera la hache et la pelle à vanner
(3,9.17); il baptisera dans l'Esprit et le
feu (3,16); il emploiera des termes durs: par
exemple, qui ne met pas en pratique ses paroles
court à sa destruction
complète (6,49). Mais Jésus
laissera voir surtout un autre visage: avec une
inlassable miséricorde, il guérira,
sauvera, consolera. Le Baptiste qui devait
convertir une « engeance de
vipères » avait à montrer
surtout la figure menaçante de
Jésus.
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21
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Jésus avait pratiqué des
exorcismes (4,33-37.41; 6,18); il avait
guéri des lépreux (5,12-16), des
paralysés (5,17-26; 6,6-11) et bien d'autres
malades (4,38-40; 6,17-19; 7,1-10); il avait
ressuscité un mort (7,11-17).
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22
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En plus du texte d'Isaïe 61,1 -
déjà cité en 4,18 -, Luc
reprend ici d'autres textes d'Isaïe (26,19;
29,18; 35,5-6) pour signifier que le Christ est
bien celui par qui Dieu accomplit le salut qu'il
avait promis à son peuple.- Les travaux de
Jésus, paroles et gestes, profitent surtout
aux pauvres (4,18-19; 6,20-21). La joie messianique
est pour eux.
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23
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Le comportement de Jésus, surtout quand
il rencontre les petits et les pécheurs,
déconcerte plusieurs de ses contemporains.
il constituera un obstacle à leur
décision de foi (voir 2,34 note).
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24-28
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C'est de lui-même que parle Jésus,
en définitive, quand il fait ici
l'éloge du Baptiste. - Dans une
première section (vv. 24-27), Jésus
présente le Baptiste comme un vrai
prophète, plus grand que tous ceux
qu'avait déjà connus Israël. Il
est le précurseur du messie (Ml 3,1).
Confesser la grandeur du précurseur,
c'était en même temps exalter celui
dont il préparait la venue. C'était
inviter les disciples du Baptiste à venir
vers Jésus: il serait insensé d'en
rester à un précurseur! - Le
v. 28 reprend le mouvement des vv. 24-27: on montre
à nouveau la grandeur du Baptiste. Avant la
venue de Jésus, les hommes n'étaient
que des êtres nés d'une femme;
maintenant, l'entrée dans le Royaume
constitue pour chacun une seconde naissance.
Le fait d'appartenir maintenant à cette
autre humanité dont Jésus est le
nouvel Adam (1 Co 15,45) comporte une telle
noblesse, que le plus petit des membres de
cette humanité entrée dans le Royaume
est plus grand que le plus éminent
représentant du monde antérieur. Sans
diminuer en lui-même le Baptiste,
Jésus exaltait ainsi le Royaume, sa propre
mission et sa personne.
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28
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Luc tient à distinguer trois
étapes dans la réalisation du dessein
de Dieu (v. 30): le temps de la
préparation (temps d'Israël, dont
le prophète Jean (3,1) est le dernier et le
plus grand représentant), le temps de
l'accomplissement et, après la
Pentecôte, le temps du
témoignage (temps de l'Église).
Enrichi par la grâce de Dieu, le
chrétien est établi dans une relation
incomparablement plus intime avec Dieu que ne
pouvaient l'être ceux qui vivaient au temps
de la préparation.
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29
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Luc se soucie de bien distinguer en Israël
le peuple, qui fait bon accueil à
Jésus, et ses dirigeants, qui le
rejettent (6,11).
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30
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Alors que tout le peuple reconnaissait
dans le baptême de conversion
prêché par Jean (3,3) le chemin
par lequel Dieu le conduirait un jour jusqu'au
pardon des péchés, les chefs
religieux rejetaient le baptême de Jean. Ils
avaient leurs vues personnelles sur la purification
des péchés; elles leur interdisaient
de se mêler à ces pécheurs et
collecteurs d'impôts (7,29) qui allaient vers
Jean.
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32
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Les leaders religieux du peuple ressemblent
à ces enfants inactifs qui ne trouvent
plaisir à lien. Même si Jésus
s'était présenté sous les
dehors austères du Baptiste, les chefs
religieux d'Israël l'auraient rejeté. -
Jésus dresse un constat d'échec: il
n'y avait rien à faire; en Israël, les
maîtres spirituels avaient
décidé de ne rien chercher, de ne pas
bouger.
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33
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Il a un démon. L'expression
signifie « il est fou ». De
quelque manière que se présentent les
envoyés de Dieu, il y aura toujours moyen de
contester leur légitimité et
d'échapper ainsi à l'exigence qu'ils
proclament, celle de se convertir. - Jean-Baptiste
se nourrissait de « sauterelles et de
miel sauvage » (Mt 3,4); il ne buvait
« ni vin ni boissons
fermentées » (Lc 1,15; voir Nb
6,3-4 sur les nazirs).
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35
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Ces enfants de la Sagesse sont le peuple
et les collecteurs d'impôts (v. 29) qui, en
accueillant l'envoyé de Dieu, rendent
hommage à la sagesse du Dieu qui
réalise son dessein de salut par les gestes
miséricordieux du Christ (v. 30).
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36-50
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Ce récit illustre la réflexion que
faisaient les témoins de la
résurrection opérée à
Naïn: « Dieu a visité
son peuple » (7,16). - Par Jésus,
la miséricorde divine remet à une
pauvre femme ses nombreux
péchés (v. 47). - Le
baptême de conversion
administré par le Baptiste préparait
à une telle visite de Dieu en Jésus
(3,3; 7,29-30). - L'épisode montre aussi
comment s'opère en Israël le partage
des esprits que Siméon avait
prédit: « Cet enfant doit amener
la chute et le relèvement d'un
grand nombre en Israël » (2,34). Un
pharisien qui paraît pourtant bien
disposé (il appellera Jésus
« Maître », v. 40) butte
sur le fait que Jésus se laisse
toucher par une pécheresse (v. 39).
Avec une certaine assurance qui
révèle chez lui une grande confiance
en ses vues personnelles, le pharisien conclut que
Jésus n'est pas un prophète
(v. 39). Ainsi, un chef spirituel de la nation ne
discerne pas la miséricorde divine à
l'oeuvre en Jésus, alors qu'une pauvre
pécheresse découvre que Jésus
peut remettre les fautes et qu'en lui se
réalise le plan de salut conçu par
Dieu (v. 30). Grâce à sa foi
(v. 50), une pécheresse devenait, à
la place du savant pharisien, l'un de ces
enfants de la sagesse (v. 35) qui ont
reconnu à ses oeuvres, en Jésus, la
Sagesse divine qui sauve.
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41-50
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Cette parabole prolonge le récit
antérieur, en expliquant le comportement de
la pécheresse et celui du pharisien. - Un
fait est à l'origine de la parabole: tous
les hommes sont débiteurs à l'endroit
de Dieu; tous sont insolvables. La conscience de
son péché - d'où naît le
besoin de la miséricorde divine - et le
sentiment de son incapacité personnelle
à s'en purifier, devraient être le
fait de tous les croyants d'Israël (Lc
18,10-14).
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43-46
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Ces versets décrivent les marques d'amour
(v. 42b) que la pécheresse prodigue à
Jésus. Elles contrastent vivement avec
l'attitude tout au plus correcte qui avait
été celle du pharisien
scandalisé que Jésus se laisse
toucher par une pécheresse (v. 39). - La
description des gestes de la pécheresse
répond à la question que posait
Jésus: « Lequel des deux
(débiteurs) aimera le plus (son
créancier)? » (v. 42b). - Le
comportement de la pécheresse manifeste de
toute évidence que de nombreux
péchés (v. 47) lui ont
été remis. Tandis que l'attitude
simplement correcte de l'hôte pharisien
laisse voir qu'il n'a pas conscience qu'une grosse
dette pourrait lui être remise. Il se sait
juste (18,11-12); il est quitte avec Dieu. En quoi
aurait-il besoin de miséricorde, surtout de
la part de cet invité qui n'est
sûrement pas un prophète?-
Toutefois, Jésus ne s'attendait pas à
recevoir de son hôte toutes les
marques d'amour que la pécheresse lui a
prodiguées. Elle a fait du superflu, au
point de vue des exigences strictes de
l'hospitalité.
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47
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Ce verset soulève un problème
délicat: l'amour est-il, chez la
pécheresse, la cause ou le fruit du pardon
qui lui est accordé? Il est l'un et l'autre,
de fait. D'abord, comment la conscience de son
péché et la douleur de l'avoir commis
naîtraient-elles chez le pécheur que
l'amour n'aurait nullement remué? Ensuite,
le pardon doit engendrer un amour
proportionné à la faute remise (v.
42; Mt 18,23-35).
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48
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La parole de Jésus confirme le
pardon que Jésus avait déjà
accordé, comme il le laissait
déjà deviner en acceptant les marques
de l'amour humble et repentant de la
pécheresse.
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50
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Par la foi, la femme avait
découvert les raisons d'aimer
Jésus.
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