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1-5
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Ce passage discrédite le
sanhédrin, qui n'a que des mensonges
à présenter contre Jésus. Au
sujet des impôts, voir 20,20-26. Quant
à la royauté de Jésus, elle
n'a évidemment rien de politique.
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1
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Pilate a déjà été
présenté (3,1): c'est le gouverneur
romain de Judée qui avait le pouvoir de
porter et d'exécuter des sentences de
condamnation à mort.
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2
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Ces accusations ajoutent passablement au
témoignage recueilli plus haut; elles sont
d'allure politique. Depuis longtemps, Luc a
présenté Jésus comme
roi (19,12.38); ce titre va revenir souvent
(vv. 11.37.38.42). C'est une telle
prétention royale qui amènera la mort
de Jésus. Luc se réservera de montrer
de quelle façon Jésus est vraiment
roi (v. 42).
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4
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Par trois fois, Pilate déclarera
l'innocence de Jésus (vv. 4.14-15.22) et son
intention de le relâcher (vv. 16.20.22).
Cette insistance de Luc fait ressortir l'innocence
de Jésus (v. 47), mais aussi la
responsabilité des chefs juifs.
Pilate dut donner un sens négatif
à la réponse de Jésus:
« C'est toi qui le dis. » - Il
y eut probablement un interrogatoire plus
élaboré que celui du v. 3, pour que
Pilate fasse la déclaration consignée
au v. 4. Le v. 14 fait allusion à un
interrogatoire plus poussé, tel que celui
qu'on lit en Jn 18,33-38, par exemple.
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6-12
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L'épisode montre qu'en Jésus
s'accomplit le Ps 2,1-2, comme Luc le signale dans
les Actes des Apôtres (Ac 4,24-30). On
notera également que Jésus
connaît le premier, en étant un
accusé conduit devant des rois et des
gouverneurs, le sort pénible qu'il a
prédit pour ses disciples (Lc 21,12b).
Enfin, l'épisode permet de voir la
légèreté d'un monarque tel
qu'Hérode Antipas.
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8
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On savait déjà qu'Hérode
cherchait à voir Jésus (9,9).
C'est pour le roi un objet de curiosité, ce
prophète (9,8) qui fait toutes sortes de
prodiges.
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9
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Les nombreuses questions d'Hérode se
heurtent au silence de Jésus. Tel le
Serviteur de Dieu, Jésus « n'ouvre
pas la bouche » (Is 53,7) devant ce roi
en quête de divertissement.
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10
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Comme tantôt devant Pilate (23,5), grands
prêtres et scribes ont beau insister ou
accuser avec violence, ils ne parviennent
pas à arracher aux instances judiciaires une
condamnation de Jésus.
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11
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Le manteau dont il s'agit évoque un
vêtement royal: on tourne en ridicule le
titre de Jésus (23,2).
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12
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Hérode avait fait partie d'une ambassade
qui était allée se plaindre
auprès de l'empereur Tibère au sujet
de la décoration inconvenante du palais de
Pilate. Peut-être les relations
étaient-elles tendues depuis ce jour entre
le préfet de Judée et le
tétrarque de Galilée. Pilate
reconnaissait la juridiction d'Hérode- et
laissait voir son désir de renouer des
relations normales - en lui transférant le
« cas Jésus »
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13-16
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La seconde comparution de Jésus devant
Pilate montre combien celui-ci est
embarrassé par le procès de
Jésus. D'une part, il est convaincu de
l'innocence de l'accusé (vv. 4.14-15);
d'autre part, il ne sait pas comment apaiser les
accusateurs violents (v. 10). Il sera
étrange qu'un juge châtie
l'accusé qu'il vient de déclarer
innocent.
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13
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C'est probablement tout le sanhédrin que
Pilate convoque, sans oublier les chefs du
peuple (19,47), qui représentent au
sanhédrin l'aristocratie laïque
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14-15
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Pilate passe en revue les
événements pour déclarer avec
solennité que Jésus est innocent, ou
du moins qu'il ne mérite pas la mort
que les chefs juifs avaient dû lui
demander d'infliger à Jésus.
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16
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Ce châtiment est sans doute la
flagellation. Pilate veut calmer les chefs
juifs.
Bon nombre de manuscrits excellents et fort
anciens omettent le v. 17 qui se lit dans certains
manuscrits, soit après le v. 16, soit
après le v. 18: « Or, il
était obligé de leur libérer
un prisonnier à chaque
fête. » Ce texte est tout
probablement emprunté à Mt 27,15 et
Mc 15,6.
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18
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Cet épisode accentue la
culpabilité des Juifs. Ce sont eux qui sont
responsables de la mort de Jésus, comme les
Actes des Apôtres le
répéteront souvent (Ac 2,22-23.36;
3,15; 5,30; 7,52; 13,27-28; voir 1 Th 2,14-15).- La
foule exige, en criant de plus en plus fort (Lc
22,21.23), la mort, puis la
crucifixion de Jésus. Les
explications de Pilate ne sont prises en
considération par personne. - Pilate ne
prononce pas la condamnation de Jésus: il
abandonne Jésus à la
volonté des gens (23,24-25). La
crucifixion de Jésus demeure la
décision de la foule hurlante.
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22-25
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Le personnage de Pilate permet à Luc de
mettre en relief l'innocence de
Jésus, affirmée aux vv. 20.22. A
la différence des chefs d'Israël,
Pilate a tenté d'établir l'innocence
ou la culpabilité de Jésus. Les
crimes de Barabbas, deux fois
présentés (vv. 19.25), font ressortir
l'injustice du sort réservé à
Jésus.
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24-25
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Pilate avait le pouvoir voulu pour imposer le
verdict de non-culpabilité qu'il venait de
présenter à plusieurs reprises. Sa
lâcheté est évidente. - Il faut
noter le soin avec lequel Pilate se dissocie des
décisions prises par la foule, tant au sujet
de Barabbas que de Jésus. Pilate
accède à la volonté du
peuple.
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26
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En ajoutant « derrière
Jésus » et en parlant de la foule
qui suit (v. 27), Luc reprend le vocabulaire
employé (Lc 9123.57-62; 14,27; Mt 10,38;
16,24-25), pour décrire comment on est
disciple de Jésus. Tous les disciples
que Jésus avait appelés ont fui (Mt
26,56); on oblige un passant à porter la
croix de Jésus.
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27
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Beaucoup de gens suivaient le condamné
Jésus qui s'acheminait vers le lieu du
crucifiement. Mais Luc note seulement à
propos des femmes qu'elles se lamentaient
sur lui. C'est d'ailleurs à elles seules
que Jésus s'adressera aussitôt. Les
foules manifesteront toutefois du repentir
après la mort de Jésus (23,48).
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28-31
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Jésus oublie sa douleur personnelle pour
décrire le sort qui attend Jérusalem
- la ville qui tue les prophètes, 13,34 - et
pour appeler ainsi à la conversion le peuple
de la ville. Jésus demeure un
prophète (7,16; 9,19; Jn 6,14; 7,40;
9,17), en ce sens qu'il prédit ou
interprète les événements et
surtout qu'il appelle à la conversion. -
Jésus a maintes fois prédit un dur
châtiment pour Jérusalem (Lc 11,50-51;
13,34-35; 19,27.41-44; 20,16; 21,20-24). Une
dernière fois il décrira le jugement
de Dieu qui s'abattra sur la ville. Ce sera une
ultime mise en garde, un dernier appel à la
conversion. Le pardon est encore possible
(23,34a). - Des jours viennent, comme
disaient les prophètes (1 S 2,31; Am 4,2),
où la bénédiction de la
maternité sera une malédiction (Lc
11,27), des jours où la vie sera si
pénible qu'on appellera sur soi la mort:
« Montagnes, tombez sur
nous... » (Os 10,8; voir Ap 6,16; 9,6). -
Luc 23,31 cite un proverbe qui laisse deviner
combien pénible sera le sort de
Jérusalem: si le feu consume le bois vert
(comme il le fait d'un Jésus innocent),
combien plus dévorera-t-il le bois
sec (qu'est cette
génération qui devra rendre
compte du sang de tous les prophètes qui ont
péri depuis la fondation du monde,
11,50)!
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33
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Notre mot « calvaire » vient
du latin « calvarium » qui
signifie « ayant la forme d'un
crâne ».
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34
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Deux prières de Jésus en croix
sont rapportées. La première
manifeste sa miséricorde, si souvent
soulignée dans cet évangile. Elle
annonce un thème que la première
prédication chrétienne exploitera:
c'est par ignorance que les chefs juifs ont agi
comme ils l'ont fait (Ac 3,17; 13,27). La seconde
prière (Lc 23,46) est un cri d'abandon
confiant au Père (Ps 31,6). Dans la
première et la dernière parole de
Jésus que Luc nous ait rapportées (Lc
2,49; 23,46), Jésus parle de Dieu comme de
son Père. L'évangéliste
qui faisait remonter jusqu'à Dieu la
généalogie de Jésus (3,38),
alors que chez Matthieu la généalogie
de Jésus n'allait pas plus haut qu'Abraham
(Mt 1,2), parlera souvent de Jésus comme du
fils de Dieu (Lc 1,32.35; 3,22; 4,3.9.41;
8,28; 9,35; 22,70).- On pourrait appeler
l'évangile de Luc l'évangile des
grands pardons. Chez Luc, Jésus vient
chercher ce qui était perdu (5,32;
19, 10). On y voit Jésus plein de
miséricorde pour une grande
pécheresse (7,36-50), un collecteur
d'impôts (18,9-14), Zachée (19,1-10).
Il prie pour ses bourreaux (23,34) et promet le
paradis à un malfaiteur (23,43). Des
paraboles propres à Luc (celles de la brebis
égarée, de la pièce de monnaie
perdue et du fils retrouvé) traduisent chez
Luc « le mystère de l'amour de
Dieu pour les pécheurs et la
plénitude de sa joie 'pour un seul
pécheur qui se convertit'
(15,10) » (L. Deiss).
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39
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Une dernière fois, Luc oppose deux types
de personnes, deux façons de réagir
à l'annonce du salut qu'apporte
Jésus. D'un côté, il y a le
malfaiteur et les chefs du peuple (v. 35) qui
tournent en ridicule les titres de Jésus; de
l'autre, il y a le pécheur qui se
reconnaît tel, comme dans le cas de la
pécheresse (7,38) ou du collecteur
d'impôts (18,13), et qui
bénéficie du salut qui est pour les
autres un sujet d'ironie (vv. 35.39). La
scène montre en outre comment Jésus
révèle la miséricorde de Dieu
jusqu'au, dernier moment.
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40-43
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L'intervention du « bon
larron » complète le tableau
où la personne et la mission de Jésus
se trouvent bien identifiées. Cet homme
Jésus (v. 42) est l'Élu
de Dieu (v. 35) dont parle Isaïe (Is 42,1); il
est le Messie envoyé par Dieu (Lc
23,35.38) pour exercer comme Roi des Juifs
(vv. 37.38) un type de royauté
qu'Israël n'a pas accepté (Jn 18,36).
Ce crucifié est le sauveur des
hommes: le mot sauver se lit quatre fois
dans les versets 35.37.39. Surtout, Jésus
remplit déjà sur la croix sa mission
de sauveur miséricordieux. Solennellement
(En vérité, v. 43),
Jésus fait bénéficier de
l'aujourd'hui du salut (2,11; 4,21; 5,26;
13,32; 19,5.9) ce malfaiteur qui exprime de bons
sentiments. - L'innocence de Jésus est
proclamée (23,41); sa mort prochaine se
trouve reliée à son retour glorieux
(23,42).
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44-49
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La mort de Jésus ouvre une nouvelle
ère de salut: ce n'est plus seulement le
grand prêtre qui, une fois l'an, aura
accès auprès de Dieu (He 9,7); mais,
à la suite de Jésus,
« entré une fois pour toutes dans
le sanctuaire » (He 9,12), tous les
hommes (tels le centurion, toutes les foules
et les disciples encore au loin)
pénétreront auprès du
Père.
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45
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Il ne peut y avoir d'éclipse de soleil au
moment de la pleine lune (moment où se
célèbre la Pâque juive). Luc
veut signifier le caractère tragique de la
mort de Jésus, en utilisant, avec la
tradition, une image empruntée aux
prophètes de l'Ancien Testament. Le voile du
Temple qui se déchire (Mc 15,25 note)
signifie que Dieu abandonne le Temple de
Jérusalem (13,35; He 10,19).
L'événement prélude à
la destruction du Temple tout entier, lui qui sera
devenu inutile (22,20). Désormais, Dieu sera
présent à son peuple dans le Christ
ressuscité; il sera présent aux
croyants dans la Parole et le pain partagés
(24,25-35).
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46
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Voir Ps 31,6. Cri d'abandon exprimant la
confiance.
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47
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Tout au long de son ministère terrestre,
Jésus révélait la
présence, la grandeur et la
miséricorde de Dieu. Il invitait par ses
paroles et ses gestes à glorifier
Dieu (Lc 5,25; 7,16; 9,43; 13,13; 17,15; 18,43;
19,37). Il poursuit le même
« ministère » au moment
de mourir: un centurion venu du monde
païen glorifie Dieu. Non seulement le
centurion reconnaît l'innocence de
Jésus, comme Pilate l'a fait à
plusieurs reprises (23,4.14-15.22), mais il
reconnaît l'oeuvre de Dieu chez le
crucifié qui vient de mourir.
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48
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La conversion des coeurs amorcée
tantôt chez les « filles de
Jérusalem » (vv. 28-31) et chez le
malfaiteur repentant (vv. 40-43) se poursuit. Les
foules étaient venues, mues par la
curiosité, assister à un
spectacle; émues par la mort de
Jésus, elles s'en retournent
bouleversées, en se frappant la
poitrine. Ce sont de telles foules qui, au jour
de la Pentecôte, demanderont à Pierre
et aux autres apôtres: « Que
ferons-nous, frères? » (Ac 2,37).-
Les conversions seront peu nombreuses en
Israël (1 Th 2,14-16). Par contre, le
centurion qui avait glorifié Dieu au
pied de la croix était l'amorce et le
symbole d'une conversion massive en terre
païenne (Ac 13,48; 14,21; 17,4 ... ).
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50-56
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Ce passage montre que Jésus fut enseveli
avec honneur et respect, comme s'il était
déjà glorifié.
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50-51
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Joseph, était bon et juste,
c'est-à-dire bien disposé par rapport
aux hommes et à Dieu (Rm 5,7). La preuve en
est qu'il n'avait pas appuyé l'ensemble du
sanhédrin qui, de Gethsémani au
Calvaire, avait pourchassé Jésus. Luc
le présente comme un Juif ouvert et
sincère qui attendait le Royaume de
Dieu.
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53
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Le corps de Jésus appartient
déjà au domaine du sacré: il
lui fallait une tombe encore inutilisée,
neuve (voir à ce propos Mc 11,2 note).
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56
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Ces femmes apparaissent comme un symbole de
fidélité. Elles aidaient de leurs
biens les Douze (8,2-3); on les retrouve
à la mort de Jésus (23,49); elles
suivent Joseph au tombeau (23,55); elles viendront
le lendemain du sabbat pour terminer
l'ensevelissement (24,1).
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