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1-6
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Cette scène sert de conclusion à
la section qui précède: Jésus
s'est manifesté en paroles (chapitre 4) et
en actes (chapitre 5) comme l'envoyé de
Dieu; pourtant, ceux qui sont proches de lui ne
croient pas (6,6). Tout comme les gens de Nazareth,
ceux qui se sont fait une idée de
Jésus et qui ne sont pas disposés
à se laisser interroger par une
réalité nouvelle ne
découvriront peut-être jamais la
véritable identité de
Jésus.
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2
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Jésus enseigne les mystères
du Royaume de Dieu qui s'est approché
(1,15). À partir de 8,31, Marc
précisera l'objet de cet enseignement. --
Les auditeurs de Jésus passent de
l'admiration (v. 2a) au scepticisme
(Qu'est-ce... ? vv. 2b-3a), à
l'opposition (choqués, v. 3b), puis
au rejet catégorique (manque de foi,
v. 6a). L'ensemble d'Israël connaîtra
une évolution semblable.
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3
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Frères et soeurs de Jésus.
Le mot grec ici employé (adelphos)
sert à désigner, tout comme dans la
traduction grecque de l'Ancien Testament
appelée la Septante (Gn 14,14; 24,48;
29,12), des parents plus ou moins
éloignés. La tradition très
ancienne de l'Église tient que Jésus
n'eut pas de frères ou de soeurs au sens
strict de ces termes.
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4
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Souvent le commerce familier avec un être
empêche d'en reconnaître les
mérites exceptionnels. --
« Prophète puissant en
action et en parole » (Lc 24,19),
Jésus a montré dans les chapitres
antérieurs de Marc qu'il l'était
vraiment (voir 6,2). -- Jésus voulait-il
laisser entendre qu'il savait quel sort serait le
sien: celui de tous ces prophètes
qu'Israël tua l'un après l'autre (Ac
7,52)?
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5-6
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Sur les rapports entre foi et miracle,
voir Mc 2,5 note; 5,34-36 notes. -- Le miracle
est la réponse de Jésus à la
foi. « Ta foi t'a
sauvée », disait-il à une
malade qu'il guérit (5,34). Par contre, il
refusera tout signe aux pharisiens
incrédules (8,11-12).
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6b
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Ici commence une nouvelle section qui se
terminera en 8,26. Cette section mettra en relief
les rapports qu'eut Jésus avec ses
disciples, ainsi que la difficulté de ces
derniers à comprendre la mission de
Jésus et celle qu'il leur confie.
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7
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Les Douze sont associés à l'oeuvre
de Jésus (3,15 note).
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8
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Les consignes données par le Christ
à ceux qu'il envoie visent à leur
garder la plus grande liberté possible.
Comme les messagers qui parcouraient les routes du
pays devaient être le moins
embarrassés possible pour porter rapidement
les nouvelles (ou
« évangiles ») dont ils
étaient chargés, ainsi les messagers
du Règne de Dieu doivent se garder de tout
ce qui pourrait limiter leur liberté
d'action ou de parole. C'est un défi pour
les apôtres de tous les temps.
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11
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À l'exemple de Jésus, il ne faut
pas se laisser décourager par l'accueil
négatif rencontré: il faut poursuivre
la mission (c'était l'enseignement de la
parabole du semeur; voir 4,3 note).
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12
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La mission des Douze est identique à
celle de Jean-Baptiste (1,4) et de Jésus
(1,15). Voir Ac 2,38.
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13
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À l'époque de Jésus, on
appliquait de l'huile sur des plaies ou des membres
malades pour hâter la guérison. Les
apôtres emploient des gestes dont la
signification est claire à leur
époque pour signifier le salut qu'ils
annoncent.
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14-16
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Marc montre ici qu'on peut répondre de
différentes façons à la
question de l'identité de Jésus; mais
laquelle rend compte de toute la
réalité? On n'arrive pas par ses
propres réflexions à saisir, à
confesser que Jésus est Christ et Fils de
Dieu (1,1 note).
Il n'est pas sans
intérêt de découvrir comment le
peuple voyait Jésus. Jean-Baptiste et
Jésus prêchaient le même message
de conversion (1,4.15), qui leur avait valu
l'opposition des mêmes gens (Mt 3,7-10;
16,1). -- Elie devait préparer les voies du
messie (Mc 9,11-13). -- Certains voyaient en
Jésus l'un des prophètes de
l'Ancien Testament (v. 15b; Jn 4,19), pas
nécessairement le prophète par
excellence qui serait un second Moïse (Dt
18,15-18). -- L'on pourrait conclure que les Juifs
n'avaient pas encore découvert en
Jésus une personnalité
irréductible à celle de tout
envoyé de Dieu déjà venu vers
Israël.
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16
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Hérode ironisait, sans doute. La croyance
en la résurrection ne devait pas avoir
beaucoup de prise sur cet helléniste (Ac
17,32).
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17-18
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Après avoir répudié son
épouse (qui était une fille du roi
nabatéen Aretas IV), Hérode Antipas
avait épousé la femme de son
demi-frère surnommé Philippe (fils
d'Hérode le Grand). Or, la Loi interdisait
une telle union (Lv 20,21; 18,16).
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17-29
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Le rappel de la mort de Jean-Baptiste, que Marc
insère dans le récit de la mission
des Douze (le v. 30 suit bien le v. 13), montre
comment un prophète est rejeté (voir
6,4): ce sera aussi le sort des témoins de
l'Évangile, qu'il s'agisse de Jésus,
des Douze ou de chrétiens de chaque
époque.
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20
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Craignait: on dirait aujourd'hui que
« Hérode respectait
Jean » (c'est d'ailleurs de cette
manière qu'il faut comprendre l'expression
« crainte de Dieu », si
fréquente dans la Bible).
Ce verset rapproche
Jésus et le Baptiste: toutes
sortes de gens craignent Jésus (Mc 4,41;
5,15.33; 11,18), qui est dit juste et saint
(Ac 3,14), et que le peuple écoutait
volontiers (Mc 12,37). -- C'était
peut-être pour Hérode une façon
de protéger le Baptiste, que de
l'emprisonner (Mc 6,17.20): il le soustrayait ainsi
aux poursuites d'Hérodiade (v. 19).
L'illustre prisonnier pouvait être pour
Hérode le philosophe ou le moraliste de
service dans la compagnie duquel il se plaisait
(voir Ac 24,24-26).
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22-23
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Il est étonnant qu'une princesse,
à cette époque, ait dansé
durant le banquet. Hérode lui montre une
générosité royale. La
présence de tant de dignitaires (v. 21) et
le serment prononcé devant eux (v.
23) lieraient un prince le moindrement
vaniteux.
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24
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Hérode avait fait une promesse à
la jeune fille qui avait dansé (v.
22). L'attention du lecteur est maintenant
tournée vers sa mère
Hérodiade qui, on le sait (v. 19),
voulait faire mourir Jean-Baptiste. Le
récit des vv. 24-28 sera unifié par
la mention de la mère au début
et à la fin du récit. Cette inclusion
est significative: c'est la haine que nourrit
Hérodiade qui décidera du sort du
Baptiste.
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25
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Les expressions je veux, tout de suite, sur
un plateau laissent percer la dureté, la
haine farouche d'Hérodiade. On dirait d'un
ordre impérieux donné au roi,
plutôt que d'un désir ou d'une demande
respectueuse.
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26
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La tristesse du roi se comprend à
la lumière du v. 20. Hérode est
tiraillé entre la sympathie qu'il
éprouve pour le Baptiste et la
fidélité à son serment (v.
23). La lâcheté du prince rappelle
étrangement celle de Pilate (Mc
15,14-15).
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29
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Tout comme il en sera pour Jésus, des
disciples du Baptiste (Mc 2,18) prennent le
corps et le mettent dans un tombeau (Mc 15,43-47;
Ac 13,29). Joseph d'Arimathie était plus
précisément un
« sympathisant » de
Jésus (Mc 15,43).
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30-31
|
L'envoi de ces apôtres a
été raconté en Mc 6,7-13. Ils
allaient inviter les gens à se
convertir; ils pourraient chasser beaucoup
de démons et guérir beaucoup
de malades (6,12-13).
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30
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C'est la seule fois chez Marc que les Douze sont
appelés apôtres,
c'est-à-dire envoyés. Le récit
montre que, comme Jésus, ils sont venus non
« pour être servis, mais pour
servir » (10,45). -- Ce verset reprend le
récit de 6,6b-13: Jésus avait
envoyé les Douze « proclamer qu'il
fallait se convertir » (6,12); ils
avaient reçu le pouvoir de chasser les
esprits impurs et de guérir les malades
(6,7.13). Le succès de leur mission explique
probablement la formation de la foule qui ne les
laisse pas (v. 31).
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31
|
À Jésus également, la foule
ne laissait pas le temps de manger (3,20); il
devait se retirer en un lieu désert pour s'y
reposer dans la prière (1,35.45). -- De plus
en plus Jésus laissera la grande
prédication adressée aux foules pour
se consacrer à la formation des
apôtres (6,30) qui lui
succéderont.
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32-33
|
Avec cet épisode s'ouvre un ensemble
(6,32-8,26: la « section des
pains », selon L. Cerfaux) qui enclavera
entre deux multiplications des pains (6,32-44;
8,1-10) une série de miracles.
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34
|
Dans les évangiles, la
pitié est un sentiment
réservé à Jésus. Il
s'agit d'un des sentiments le plus souvent
attribués à Dieu dans la Bible (on le
traduit souvent par le mot
« miséricorde »). Ici,
le Christ est présenté comme celui
qui, revêtu des sentiments de Dieu, rassemble
son peuple dispersé et, tel un bon pasteur,
le conduit « aux prés d'herbe
fraîche » (Ps 23,2). Voir Nb 27,17;
Ez 34,16.23; Jn 10.
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35
|
Un lot de circonstances préparent le
miracle: le besoin des gens (v. 36), l'ordre de
Jésus et la réponse sceptique des
disciples (v. 37), les maigres provisions (v. 38).
-- L'évocation de l'Eucharistie ne
fait pas de doute (v. 41). On pourra penser encore
au renouvellement du miracle de la manne (Ex
16,12-35): dans le désert (Mc 6,35),
tout un peuple (v. 44) mangea du pain en
abondance, si bien que tous furent
rassasiés (Ps 78,29; 105,40).
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37-38
|
Les chiffres nombreux et précis du
récit attestent la
réalité et la grandeur
du miracle. -- C'est l'abondance messianique
qui apparaîtra dans l'extraordinaire
multiplication des pains (Is 49,10; voir Is 65,10;
Ps 132,15). Le Seigneur, selon Isaïe (25,6-8),
« donnera un festin pour tous les
peuples..., un festin de viandes grasses
succulentes et de vins vieux
décantés... Il fera disparaître
la mort pour toujours... » (Voir Mt 8,11;
22,2-10; Lc 14,15-24). Jésus apparaît
en Mc 6,35-44 comme le prophète des
derniers temps (Dt 18,15-18; Jn 6,14) qui
annonce le salut à tous les peuples (noter
le mot tous en Mc 6,33.39.41.42).
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41
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L'allusion à l'Eucharistie est
évidente (14,23). C'est là, en effet,
que les premiers chrétiens
expérimentaient la présence et la
bonté de leur Seigneur. Il devrait en
être de même à chaque
époque et dans chaque communauté.
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42
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Le désir de Jésus (v. 37) se
trouve réalisé pleinement. Le miracle
est constaté.
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43
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Le rapport des douze paniers avec les douze
tribus d'Israël peut être relevé:
c'est le nouveau peuple de Dieu que Jésus
rassemble et nourrit à la « table
de la parole (v. 34) et du pain (v.
42) ». Jésus rappellera les
douze paniers de restes, en Mc 8,19.
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44
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Le nombre impressionnant des gens nourris par
Jésus évoque l'image d'un
peuple. L'abondance des invités est
un trait du banquet messianique (Is 25,6-8;
55,1-2). -- Le récit se terminera sans que
soit exprimé l'étonnement ou
l'admiration des témoins, comme on le voit
normalement à la fin des récits de
miracles (Mc 2,12; 4,41; 5,20.42). Marc doit
vouloir rapporter un fait qui pour lui a valeur de
signe, plutôt que de
miracle.
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45-52
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Nous avons déjà vu que la victoire
sur la mer était pour les Juifs le propre de
Dieu (4,39). Marc veut maintenir sous nos yeux
cette révélation de Dieu qui passe en
Jésus. Ce récit bien conservé
par les premiers chrétiens dut soutenir leur
foi dans les difficultés et les
persécutions occasionnées par la
mission.
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46
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Plusieurs fois, surtout chez Luc (5,16; 9,18),
l'on voit que Jésus fait alterner volontiers
les prises de contact avec la foule et les moments
de prière solitaire, de
préférence dans la montagne (Mc 6,46;
Lc 6,12; 9,28-29). Il lui arrive de passer la
nuit à prier Dieu dans la montagne (Lc
6,12), ou de s'adonner à la prière
dès le petit matin (Mc 1,45).
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48
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La quatrième veille de la nuit:
c'était entre 3 heures et 6 heures du matin.
-- Seul Dieu, croyait Israël, pouvait marcher
sur les eaux (Ps 77,20; Job 9,8.13; 38,16; Sir
24,5). Jésus manifestera sa puissance
divine.
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49
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Les disciples ne comprennent pas (Mc 7,18;
8,17-21). L'Esprit leur rappellera les gestes et
les paroles de Jésus, pour leur en donner
une pleine intelligence (Jn 14,17.26;
16,13-14; 2,22).
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50
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Plusieurs expressions de ce verset renvoient aux
manifestations de Dieu -- les
épiphanies -- qu'avait connues l'Ancien
Testament: la peur et la stupeur (Gn
15,1; Jos 8,1; Dn 10,12), l'invitation à
prendre courage (Ex 14,13; 20,20; So 3,16),
l'expression « C'est
moi! » (Ex 3,14; Dt 32,39; Is 41,4),
se retrouvent dans le récit de telles
manifestations.
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51
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Le vent tomba. C'était
tantôt le berger qui conduisait ses
brebis vers l'herbe verte (Mc 6,34.39; Ps
23,2) pour les rassasier; c'est maintenant la
puissance divine, plus forte que le vent,
source de salut, qui se fait présente
auprès des disciples.
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52
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Depuis 4,13.40, Marc se plaît à
souligner l'incompréhension des disciples.
Cette insistance est à rapprocher des
consignes de secret (1,44 note). Au-delà des
disciples immédiats de Jésus, c'est
la communauté pour laquelle Marc
écrit qui est visée, et aussi chaque
lecteur de l'évangile. Il n'est jamais
facile de reconnaître l'action de Dieu dans
le monde, spécialement si elle se fait d'une
façon cachée (Mc 4,27; Jn 12,24), ou
à travers le scandale de la souffrance et de
l'échec (voir 8,33 note).
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53-56
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Un autre sommaire (1,32 note)
(« toute cette région..., partout
où il pénétrait..., tous ceux
qui le touchaient... ») maintient la
tension du lecteur auquel Marc fait
découvrir le mystère de
Jésus.
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55
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Le flot des malades de toutes sortes
qu'on amenait vers Jésus montrait à
sa façon quel besoin de salut avait
ce peuple. On se rappellera le lien étroit
qu'on établissait entre la maladie, la mort
et le péché (Ps 38,2-6; Ez 18,20; Rm
5,12; surtout Jn 9,2).
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56
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Le bord de son manteau. Il s'agit sans
doute de la frange ou des glands qui devaient
border le manteau du Juif (Nb 15,38-39; Dt 22,12).
-- C était la puissance divine et
salvifique de Jésus qui
s'exerçait au profit de ceux qui touchaient
soit Jésus (Mc 3,10), soit ses
vêtements (5,27-28), sont le bord de son
manteau (6,56). -- Sur le toucher
guérisseur, voir Mc 5,27-28 note.
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