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1
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Les enseignements qui suivront, Marc les situe
sur la route qui mène à
Jérusalem, la ville où Jésus
devra souffrir et mourir, comme il vient de
l'annoncer lui-même par deux fois. Marc
mentionne également l'intention hostile des
interlocuteurs de Jésus (v. 2).
L'évangéliste veut, par ces
éléments de son récit, laisser
entendre que Jésus s'achemine sans cesse
vers son pénible destin et que l'opposition
grandissante des pharisiens jouera un rôle
décisif dans les jours qui viennent. Ils
seront toujours présents à
l'horizon.
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2
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La question touchant le divorce est posée
nettement; elle fait abstraction des discussions
d'écoles qui l'entouraient dans le monde
juif.
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3-4
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Jésus renvoie à Moïse les
pharisiens. De fait, une prescription de Dt 24,1.3
permettait au Juif de renvoyer son épouse
après lui avoir remis une lettre de
répudiation. Mais la raison qui justifiait
un tel renvoi y était exprimée en des
termes si vagues qu'elle était l'objet de
maintes discussions.
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5
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L'originalité de la réponse de
Jésus est de renvoyer au livre de la,
Genèse, où était
exprimée la volonté première
et authentique de Dieu. La permission (Mc
10,4) donnée par Moïse en Dt 24,1.3,
Jésus l'attribue à la
dureté de coeur des Juifs d'alors: ils
s'étaient rendus incapables d'obéir
à la volonté de Dieu telle qu'elle
s'était manifestée au
départ.
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6-9
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Jésus argumente à partir de
l'Écriture. Il fait appel à un texte
regardé comme plus fondamental qu'un autre
dont la portée est jugée plus
restreinte. Le Christ, qui voit les choses avec le
regard de Dieu, considère que l'union de
l'homme et de la femme dans le mariage doit
être une union stable. Le chrétien ne
peut regarder le divorce comme quelque chose qui ne
soulève pas de difficultés. Mais face
aux personnes divorcées, il doit avoir la
même attitude d'accueil et de bienveillance
que celle qu'eut Jésus face aux marginaux de
son temps (Lc 19,1-9). -- Voir Gn 1,27; 5,2;
2,24.
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10
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Souvent Marc (voir 7,17; 9,28.33) situe dans une
maison l'enseignement accordé aux disciples.
L'enseignement adressé au grand publie est
plutôt situé dans les lieux ouverts
(montagne, rives du lac...).
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11
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C'est là une conséquence du fait
que le mariage ne peut être dissous (v.
9).
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12
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Cette application concrète du principe
général énoncé au v. 9
évoque les usages grecs et romains selon
lesquels une femme pouvait répudier son
mari, ce qui était impensable chez les
Juifs. On découvre là une trace du
milieu d'origine de l'évangile selon
Marc.
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13
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De telles scènes se voyaient
déjà dans le monde juif. La veille du
Jour des Expiations, par exemple, on amenait les
enfants aux scribes, pour que ceux-ci les
bénissent.
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14
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Dieu révèle sa
pensée -- c'est-à-dire parvient
à la faire comprendre -- aux petits
enfants, alors qu'elle demeure
cachée à ceux qui se croient
sages et intelligents (Mt 11,25). L'enfant
est naturellement simple, sans prétention,
ouvert et confiant.
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15
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Des enseignements tels que ceux de ce chapitre
suscitent facilement la discussion ou
l'hésitation. Il faut cependant accueillir
le Royaume de Dieu avec empressement et
spontanéité. Cette attitude de
réceptivité et d'accueil est
exigée d'une façon absolue
(« n'y entrera sûrement
pas »).
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17-22
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L'on pourrait voir illustrée dans ce
texte la distinction entre commandements et
conseils évangéliques, devenue
classique en spiritualité chrétienne.
Mais ce serait prêter à
l'évangéliste une
préoccupation qui, bien que juste en soi, ne
paraît pas avoir été la sienne
quand il rédigeait ces versets-là. --
L'ensemble constitué par Mc 10,17-31
regroupe divers enseignements de Jésus sur
la richesse et la marche à la suite de
Jésus. Une première section (vv.
17-22) relate la rencontre de Jésus avec un
homme riche. Cet homme est attachant (v. 21a):
sincère, fidèle observateur de la Loi
depuis toujours, il veut s'assurer
l'héritage de la vie éternelle
(v. 17). Dans son cas, une telle assurance passe
par l'abandon de tous ses biens (v. 21);
l'appel de Jésus est clair au possible. Si
religieux et fidèle à Dieu qu'il ait
été, il refuse l'appel de
Jésus, parce qu'il possédait de
grands biens (v. 22). L'attrait de la richesse
l'a emporté. -- Ce récit constitue
une mise en garde lancée à toute la
communauté chrétienne: la richesse
est dangereuse.
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18
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Jésus oriente vers Dieu la pensée
de son interlocuteur: lui seul peut enseigner
à faire quelque chose de bon (Mt
19,16b).
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19
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Jésus récite des
éléments du décalogue qui
touchent les rapports de l'homme avec son prochain
(Ex 20,12-16; Dt 5,16-20). Le verset
antérieur renvoyait implicitement aux
obligations de l'homme envers Dieu. Jésus ne
veut pas faire oeuvre originale.
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20
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C'était du connu, et même du
vécu, pour cet homme qui exprime la
fierté d'un pharisien fidèle à
la Loi (Ga 1,14; Ph 3,6).
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21
|
Cet homme d'une grande qualité
spirituelle est invité à devenir
disciple de Jésus - « Viens,
suis-moi! » Mais il lui faudra se
libérer d'abord de tous ses biens.
« On ne peut servir deux
maîtres » (Mt 6,24).
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22
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L'air sombre, attristé
révèle le combat intérieur
de cet homme. Il n'a pas la liberté
spirituelle voulue, ni la confiance sans limites en
Dieu qui lui permettraient de choisir le grand bien
dont il a ressenti l'attrait: la marche à la
suite de Jésus. Ses grands biens
l'ont emporté.
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23-31
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Jésus a appelé le riche à
le suivre, c'est-à-dire à
devenir son disciple (v. 21); mais le riche n'a pas
accepté l'invitation. Pour devenir disciple
du Christ et pour accéder ainsi au Royaume
de Dieu, il faut être prêt à
tout sacrifier (c'est l'esprit de tous les
enseignements de Marc, depuis 8,34).
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24
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L'Ancien Testament voyait dans la richesse un
signe de la faveur divine (Gn 13,2; 26,12-14;
30,43; Dt 28,1-6), la récompense de la vertu
(Pr 11,16; 20,13; 21,17; 24,4). La pauvreté
était une honte (Jr 12,13).
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25
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Cette comparaison intentionnellement
exagérée veut faire
réfléchir sur le sérieux des
exigences rappelées par Marc dans cette
section. Le cas des richesses est un cas parmi
d'autres.
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26-27
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Le salut apparaît aux disciples
très difficile, sinon impossible, du moins
pour le riche (v. 25), peut-être pour tout
homme (v. 24). -- Jésus apaise les disciples
en les renvoyant à un thème de
l'Écriture: tout est possible à Dieu
(Gn 18,14; Job 42,2; Za 8,6). L'entrée dans
le royaume apparaîtra comme le don de Dieu,
l'octroi d'une nouvelle vie à ses
enfants (Me 10,14-15).
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28
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Beaucoup des premiers chrétiens se
retrouvaient sans doute dans la réflexion de
Pierre: pour suivre le Christ, ils avaient tout
quitté. Ils avaient trouvé dans
l'Église une nouvelle famille, celle des
hommes qui font la volonté de Dieu
(3,34-35); comme le Christ, ils avaient aussi
trouvé des persécutions.
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29-30
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Jésus reçoit sans
étonnement la question de Pierre. Il
reconnaît implicitement que les disciples ont
laissé leur famille (1,16-20) et leurs biens
pour le suivre (3,14). En retour, il leur promet
pour ce temps-ci une plus grande famille
(les premiers chrétiens s'appelleront
frères: Ac 1,15; Ga 1,2; Ph 4,21) et
des persécutions. Dans le monde à
venir, pour employer l'expression
familière aux rabbins, ils recevront la vie
éternelle.
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31
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Dieu s'occupe d'abord des démunis. Devant
lui, il n'importe pas qu'on soit premier par le
prestige (9,34), par la richesse (10,23) ou par le
moment de sa venue au Christ (9,38). Une seule
chose importe: c'est de se comporter comme un
enfant (10,14).
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32-34
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Le climat de cette annonce de la Passion est
encore plus tendu qu'en 9,30. De nouveau le groupe
est en marche (10,1.17). On monte à
Jérusalem pour y assister à la
fête et au sacrifice qui accompliront toutes
les aspirations du culte juif. Jésus marche
résolument devant le groupe: il va
accomplir son destin en toute liberté.
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33-34
|
C'est la troisième et la plus
détaillée des annonces de la Passion
du Christ (voir 8,31; 9,31). -- De nouveau la
montée vers la Ville sainte est
indiquée. à la suite d'Abraham, de
David et de si nombreux prophètes (2 Ch 3,1;
Lc 13,33), Jésus viendra dans la Ville
accomplir le plan salvifique de Dieu. -- Les
responsabilités du draine qui vient sont
distribuées. Aux chefs religieux
d'Israël reviendra la
responsabilité d'avoir condamné
à mort Jésus et de l'avoir
livré aux païens -- les Romains, en
l'occurrence -- qui exécuteront la
condamnation portée par les autorités
juives. Puis viendra la résurrection.
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35-45
|
Comme les deux précédentes, la
troisième annonce de la Passion est suivie
d'une scène d'incompréhension. La
demande de Jacques et de Jean montre qu'ils n'ont
rien compris à la voie sur laquelle le
Christ veut entraîner ses disciples. Il doit
leur rappeler (vv. 38-39) qu'ils auront à
partager la condition de leur maître.
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37
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Jacques et Jean semblent rêver encore d'un
règne messianique de caractère
terrestre et politique, où l'on se
partagerait les honneurs. L'expression dans ta
gloire évoque l'image d'un un
règne céleste ou eschatologique (Mc
8,38; 13,26); mais il s'agit, de toutes
façons, d'ambitions personnelles à
satisfaire en s'associant le plus
étroitement possible, sur les trônes
de choix, au personnage glorieux de l'heure (voir
Mt 19,28; 25,31). Il n'y a rien pour le
service (Mc 10,43-45) dans la demande des
fils de Zébédée.
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38
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Dans le langage biblique, la coupe peut
être remplie de bonheur (Ps 23,5; 116,13; Jr
16,7), mais aussi de malheur: Dieu verse une coupe
remplie des souffrances méritées par
Israël ou les peuples païens (Is 51,17;
Jr 25,15-29; Ps 11,6; Lam 4,21). Le contexte de
Marc 10,38 renvoie sans doute au second sens. La
mort de Jésus sera plusieurs fois
désignée sous l'image de la coupe
dans le Nouveau Testament (Mc 14,36; Jn 18,11). -
Le baptême dont Jésus sera
baptisé évoque la Passion où
le Christ sera immergé dans la souffrance.
Paul écrira: « Nous avons donc
été ensevelis avec lui par le
baptême en sa mort ... » (Rm
6,4). -- Les disciples devront être
purifiés par le baptême de la
souffrance (Le 12,50) avant d'entrer dans la
gloire (Mc 10,37) du Fils de l'homme.
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40
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Dieu seul peut sauver l'homme (Mc 10,27).
C'est lui qui conçoit et réalise le
plan selon lequel Jésus et les siens
entreront dans la gloire (Lc 24,26).
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41
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L'indignation des dix autres
traduit bien les ambitions et la jalousie qu'ils
nourrissent tout comme Jacques et Jean.
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43
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La tentation est toujours grande pour les
chrétiens d'adopter le comportement du
commun des gens ou de l'homme laissé
à lui même (voir Mt 23, 8 note).
L'Évangile rappelle qu'il n'y a qu'une seule
nonne de comportement pour tous les
chrétiens: c'est le Christ (v. 45).
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44
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lors que les hommes sont classés selon la
grandeur de leur pouvoir, dans les royaumes
terrestres (v. 42), c'est la grandeur du
service qui situe les gens dans le Royaume
de Dieu, c'est-à-dire parmi les disciples de
Jésus (v. 43). Si bien que l'esclave de
tous occupe le premier rang dans le Royaume (v.
44; 10,31).
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45
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Jésus a fait sienne la condition
d'esclave de tous en servant les petits:
« Il est passé partout en
bienfaiteur » (Ac 10,38; voir Jn 13,4-15;
Lc 22,27). Enfin, il donnera sa vie à la
place de tous ces pécheurs qui, sans cette
rançon, n'auraient pu échapper
à leur perte lors du jugement dernier.
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46-52
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Ce récit met fin à la
deuxième partie de l'évangile
(commencée en 8,31) et prépare la
troisième. Amorcée par le
récit de la guérison d'un aveugle
(8,22-26), cette deuxième section a
présenté un enseignement
impénétrable pour les disciples (voir
6,52) jusqu'à ce que la lumière de la
résurrection les éclaire. La
guérison de l'aveugle de Jéricho est
une promesse que le disciple comprendra un jour le
mystère du Christ et, dès lors, qu'il
pourra suivre vraiment le Christ.
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47
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Ce titre Fils de David qu'on attribuait
au Messie dans certains milieux populaires est
donné à Jésus pour la
première fois. Il reviendra dans la
prochaine section (12,35.37).
L'aveugle crie
sa foi en Jésus: c'est Lui,
l'héritier de la promesse faite à
David par Nathan (2 S 7,12-16; 1 Ch 17,11-14),
celui qui réalisera les espoirs
qu'Israël avait autrefois mis en David; en
lui, la puissance de Dieu qui guérit est
à l'oeuvre (Is 42,7.18).
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48
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La vigueur de la foi de l'aveugle est manifeste.
On ne parvient pas à l'empêcher de
proclamer sa foi.
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49
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Il est remarquable que Jésus ne proteste
pas contre l'acclamation messianique de l'aveugle,
en dépit des interprétations et de la
persécution qu'elle pourrait susciter. La
fin du drame de Jésus est si proche que ces
inconvénients n'ont plus beaucoup
d'importance (voir Mt 16,20; Mc 1,34; 9,9).
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52
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La foi de l'aveugle explique sa
guérison (voir 5,34.36 notes). Elle
apparaît d'autant plus efficace que
Jésus ne prononce aucune parole de
guérison; on dirait que la foi a suffi pour
guérir. L'aspect spirituel du salut
apparaît dans ce fait que l'homme se mit
à suivre Jésus.
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