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1
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Dans ce chapitre, Marc a regroupé des
discussions qui opposent Jésus à ses
adversaires. Elles sont encadrées par une
parabole qui parle du rejet dont Jésus est
l'objet, et par une scène qui laisse voir
quels auditeurs accueilleront le Christ. La
première phrase de la parabole est
inspirée par le prophète Isaïe:
« Mon bien aimé avait une vigne
sur un coteau plantureux. Il y retourna la terre,
enleva les pierres et installa un plant de choix.
Au milieu il bâtit une tour et il creusa
aussi un pressoir » (5,1-2). Celui qui
connaît Isaïe comprend que la parabole
vise les responsables du peuple. D'ailleurs, la
parabole devient chez Marc presque une
allégorie où chaque détail a
sa signification propre (voir 4,2.13).
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2-9
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Grands prêtres, scribes et anciens
(Mc 11,27; 15,1) comprirent que c'était
pour eux que Jésus avait prononcé
la parabole (12,12). Elle était assez
transparente. Maints textes de l'Ancien Testament
avaient vu en Israël la vigne de Dieu (Is 5,7;
27,2; Jr 2,21; 12,10; Ez 15,1-8; 17,5-10; 19,10-14;
etc.). -- Qu'ils soient les vignerons
chargés par Dieu de veiller sur sa vigne,
les chefs d'Israël ne pouvaient
aisément en douter. -- L'histoire
d'Israël est jalonnée par ces
serviteurs de Dieu que furent les
prophètes, et qu'Israël avait fait
périr. Étienne le rappellera au grand
prêtre qui présidait aux
délibérations du sanhédrin (Ac
7,1): « Lequel des prophètes vos
pères n'ont ils pas persécuté?
Ils ont même tué ceux qui
annonçaient d'avance la venue du Juste,
celui-là même que maintenant vous avez
trahi et assassiné » (Ac 7,52). Le
fils bien-aimé désigne de
toute évidence Jésus, chez Marc
(1,11; 9,7). Les chefs religieux d'Israël, qui
ne rêvaient que de tuer Jésus (11,18;
12,12), comprirent bien que Jésus
s'identifiait à ce fils
bien-aimé. Il ne faisait que reprendre,
en termes allégoriques, les annonces de sa
Passion déjà prononcées devant
ses disciples (Mc 8,31; 9,31; 10,33-34).
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6
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Cet envoi du fils unique constitue la
vraie réponse de Jésus à la
question de ses adversaires: « Par quelle
autorité fais-tu cela (le
« nettoyage » du
Temple)? » (11,28).
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9
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Jésus introduit au cur de la
parabole par une question. Il voulait d'abord en
venir à cette condamnation des chefs
d'Israël: la vigne leur sera enlevée;
elle sera confiée à d'autres
vignerons qui l'ouvriront à toutes les
nations (11,17).
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10-11
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Ps 118,22-23. -- Le regard se reporte des chefs
d'Israël vers Jésus. Le mystère
de sa mort-résurrection est
évoqué comme l'uvre du
Seigneur (v. 11a; voir Ac 4,11). C'était
aussi annoncer prophétiquement
l'édification de l'Église qui serait
la vigne confiée à d'autres
vignerons (Ep 2,20; 1 P 2,4-10). La mort de
Jésus apparaît comme un point tournant
dans l'histoire du salut. La Passion qui approche
prenait ainsi tout son sens. -- La parabole
orientée d'abord vers les vignerons
infidèles et homicides introduit dès
le v. 6 le fils bien-aimé qui occupe
tout le champ de vision à partir du v. 10.
De la mort (vv. 7-8) que connaîtra le
fils, le regard se tourne vers sa
résurrection. L'espérance
l'emporte sur la tristesse. Déjà se
dessine la façon dont les Actes des
Apôtres annonceront le mystère
pascal: au geste des bâtisseurs est
opposé celui du Seigneur; au
rejet est opposée l'exaltation de la
pierre angulaire (Ac 2,36; 3,13-15; 4,10;
10,39-40; 13,28-30).
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13
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Les adversaires de Jésus ne cherchent pas
vraiment un enseignement; ils veulent le prendre au
piège. C'est pourquoi il leur répond
d'une manière qui, à première
vue, a l'air de ne pas répondre (v. 17).
Jésus reconnaît deux ordres
distincts, mais reliés entre
eux: tous deux ont à favoriser la
justice; l'État est un instrument voulu par
Dieu pour qu'il incite au bien; on a des devoirs
envers l'État et -- d'une manière
absolue, cette fois - des devoirs envers Dieu (Rm
13,1-7).
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15
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L'hypocrisie des envoyés du
sanhédrin (Me 11,27; 12,13) est manifeste.
Ils situent Jésus du côté de la
vérité ou du chemin de
Dieu pour l'amener à proclamer la
liberté du peuple élu soumis à
Dieu seul. -- Le piège est
réel: si Jésus juge qu'il ne faut pas
payer l'impôt, il est aussitôt
classé comme agitateur ou émeutier;
s'il déclare qu'il faut payer l'impôt,
il perd les sympathies d'un peuple hostile à
ces taxes qui lui rappelaient sa sujétion
à l'étranger.
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17
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La réponse de Jésus est
équilibrée: elle se situe
entre deux radicalismes, celui qui déifie
l'État, et celui qui, au nom de
l'intériorité religieuse, refuse
l'organisation politique de la
société. -- La réponse de
Jésus appelle à la
réflexion qui précisera ce qui
revient à chacun des deux pouvoirs. Lire Rm
13,1 7; 1 P 2113 17; Tit 3,1; Ap 13. -- Dieu a les
droits absolus du créateur;
l'État ne peut interdire le culte ou
l'obéissance revenant au Dieu dont il tient
l'autorité civile (Rm 13,1); il
« est au service de Dieu pour
t'inciter au bien » (Rm 13,4);
à ce titre-là, il a droit à la
soumission du chrétien par motif de
conscience (Rm 13,5). L'Écriture donne
de telles solutions de principe capables
d'éclairer les choix de chaque instant.
Jésus n'invite pas à se
désintéresser de la vie de
l'État; mais il la considère avec un
oeil critique, en ne reconnaissant qu'un seul
absolu, celui de Dieu.
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18
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Les sadducéens étaient un
groupe très influent de prêtres qui
avaient des tendances plutôt conservatrices;
ils reconnaissaient de l'autorité surtout
aux cinq premiers livres de la Bible et refusaient
les traditions plus récentes (voir 7,3) sur
lesquelles également reposait la doctrine
des pharisiens. Ils présentent ici à
Jésus une objection qui vise à
tourner en ridicule la croyance relativement
récente (connue surtout par le livre de
Daniel, rédigé vers 160 avant J.-C.)
en la résurrection des morts. Le cas
mentionné à partir du v. 20 est un
cas hypothétique, qui s'inspire de la loi du
lévirat. D'après cette loi, lorsqu'un
homme mourait sans enfant, le frère du
défunt devait s'unir à la veuve, et
l'enfant qui naissait était regardé
comme le descendant du défunt.
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19
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Voir Gn 38,8; Dt 25,5-10.
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23
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Les sadducéens prêtent à
Jésus les vues qu'entretenaient les
pharisiens au sujet de l'autre vie: toutes
les joies de la terre (joies conjugales et
familiales comprises) s'y retrouveraient pleinement
épanouies. Selon Rabbi Gamaliel II (vers
90), « les femmes enfanteront alors tous
les jours »; selon Rabbi Éliezer
(vers 150), « chaque Israélite
aura alors 600 000 fils ».
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24-27
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La réponse de Jésus touchera deux
éléments: le mode de vie des
ressuscités (v. 25) et le fait de la
résurrection des morts (vv. 26-27). -- La
puissance de Dieu (v. 24) dépassera
infiniment l'imagination des hommes, qui se
représentent la vie future en la moulant sur
la vie présente prise en ses aspects
heureux. La question des sadducéens (v. 23)
perdra alors toute signification. -- Jésus
évoque à son tour (vv. 19.26) un
texte de Moïse pour établir que
les morts ressuscitent. Le Dieu des
patriarches est un Dieu de vivants, car les
patriarches vivent encore auprès de lui,
comme l'enseignait le judaïsme (voir Le
16,19-31; Mt 8, 11; Jn 8,56-58). Les fils du Dieu
des vivants ne sauraient demeurer à jamais
dans la mort.
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25
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L'erreur des sadducéens est de penser que
le monde d'après la résurrection sera
semblable à celui où nous vivons
présentement. Jésus dit que la vie
d'après la résurrection sera, au
contraire, toute différente: par exemple,
l'on n'y prendra ni femme ni mari, pas plus que ne
le font les anges qui, selon le judaïsme du
temps, ni ne mouraient ni ne se reproduisaient. La
puissance divine suscitera une nouvelle
création (Ga 6,15; 2 Co 5,17) où
les rapports interpersonnels seront
profondément changés. Ainsi
progressait la révélation;
Jésus invitait sadducéens et
pharisiens (et les lecteurs de l'Évangile!)
à renouveler leurs vues.
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26
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Voir Ex 3,6.15-16
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27
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Comme en 10,6, Jésus argumente à
partir d'un texte fondamental. Le Dieu vivant ne
peut être le Dieu que des vivants.
Nous sommes tentés de concevoir Dieu au
passé, dirions-nous, parce que la Bible nous
rapporte ce que Dieu a dit et fait dans le
passé. Mais la foi chrétienne vit
d'un Dieu toujours vivant, qui peut toujours faire
de l'inattendu et qui attend de nous que nous
demeurions prêts à changer au besoin
nos manières de faire et de penser pour en
adopter de nouvelles que Dieu nous
suggérerait. C'est ce que les
sadducéens refusaient de faire, en rejetant
la révélation plutôt
récente de la résurrection; c'est ce
que faisaient également les chefs juifs qui
refusaient de croire en Jésus.
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28
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Ce scribe rappelle l'homme riche que
Jésus se prit à aimer (10,21).
Sa préoccupation rencontrait celle de
nombreux Juifs: quel est le commandement dont
l'observance inclurait celle de tous les
autres?
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29
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Jésus cite le début du
Shema (Dt 6,4-5), prière que le Juif
devait réciter matin et soir (Dt 6,7). Une
confession de foi monothéiste y fonde
d'abord le droit qu'a Dieu de commander quoi que ce
soit en Israël.
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30
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Dieu demande que l'homme l'aime de tout son
cur (mot qui englobe toute la vie
intérieure, intellectuelle et affective), de
toute son âme (c'est-à-dire de
tout le déploiement de sa vie et de ses
possibilités), de toute sa
pensée et de toute sa force
(toutes ses ressources, y compris ses richesses
matérielles, étant
désignées par ce mot).
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31
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Lv 19,18. Le prochain était
d'abord, pour le Juif, ses frères par le
sang. Très tôt s'y joignit
« l'émigré installé
chez vous » (Lv 19,34). Le mot viendra
à désigner tout homme, dans la
pensée de Jésus (Mt 5,43-48; Lc
10,29-37). -- Une originalité de
Jésus fut de rapprocher les
commandements touchant l'amour de Dieu et du
prochain (1 Jn 4,20; voir Ga 5,14; Rm 13,8-10; Jc
2,8).
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32-33
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Voir Dt 4,35; Is 45,21; 1 S 15,22.
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33
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Holocaustes et sacrifices valent par
l'amour qu'ils traduisent (1 S 15,22; Os 6,6; Is 1,
11; Ps 40,7).
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34
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Le Royaume de Dieu est l'intelligence
exacte et l'accomplissement authentique de la
volonté de Dieu, qui sont la raison
d'être de la société que
Jésus s'apprête à fonder (Mc
3,31-35).
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35-37
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C'est beaucoup de reconnaître en
Jésus un prophète (8,28);
c'est plus encore de reconnaître en lui le
Christ (8,29) ou le fils de David,
comme le fait un lépreux (10,47 48). Mais
aucun de ces titres ne parvient à dire tout
le mystère du Christ. La discussion
rapportée le laisse voir; elle invite
à chercher toujours plus.
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36
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Ps 110,1. Que, d'une part, le messie attendu
soit fils de David, la chose ne faisait
aucun doute dans la tradition religieuse
d'Israël. Les pharisiens, dont sortaient sans
doute la plupart des scribes, l'enseignaient
sans aucune hésitation. -- Que, d'autre
part, le messie attendu soit le Seigneur de
David, le fait paraissait assez clair, puisque
David -- auteur du Ps 110,1, croyait-on -- appelait
mon Seigneur celui dans lequel la tradition
juive (interprétant le Ps 110,1) voyait
depuis toujours le messie. -- C'était
l'attribution des deux titres à la
même personne qui faisait
difficulté. En rappelant l'épisode
où Jésus soulève cette
difficulté, Marc laisse voir combien
Jésus était supérieur aux
scribes qu'il affrontait (v. 35).
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37a
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Le chrétien pourra répondre,
après la résurrection de
Jésus, à cette question-là.
Vraiment fils de David selon la chair (Mt 1,
1. 6.17), Jésus fut établi Fils de
Dieu avec puissance selon l'esprit de
sainteté, en suite de sa résurrection
des morts: en vertu de ce fait-là,
Jésus sera vraiment le Seigneur de
David (Rm 1,3-4; Ac 2,36).
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37b
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Marc souligne plusieurs fois l'estime dans
laquelle la foule tient Jésus (1,22; 11,18;
12,12).
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38-40
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Marc rapporte ici une sévère
condamnation des pharisiens. La rupture entre
eux et Jésus est consommée. -- La
vanité des pharisiens est d'abord
relevée (vv. 38-39). -- Leur
cupidité est notoire, ainsi que leur
hypocrisie (pour l'apparence ils prient, v.
40). -- De tels maîtres douteux (8,15)
méritent une condamnation d'autant plus
sévère qu'ils ont plus de
connaissances et de responsabilité en
Israël.
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41
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Jésus se tient dans la salle
appelée « cour des
femmes », où sont alignés
treize troncs devant lesquels des prêtres
attendent les donateurs. En arrivant, ceux-ci
expliquent à un prêtre qu'ils veulent
donner tel montant pour telle fin. Le prêtre
vérifie la qualité de l'argent et
voit si l'offrande répond aux exigences de
la catégorie à laquelle le donateur
la destinait. -- Un passant peut saisir le dialogue
et savoir combien telle personne donne et à
quelle fin elle le fait.
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42
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Premier contraste: d'une part, les scribes
étaient caractérisés, au haut
de l'échelle sociale, par la vanité,
la cupidité et l'hypocrisie (vv. 37b-40);
d'autre part, une pauvre veuve apparaît, au
bas de l'échelle sociale, comme une croyante
humble, détachée de ses faibles
ressources, donnant en toute simplicité.
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44
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Second contraste: les riches visiteurs du Temple
donnaient beaucoup (v. 41b), comparés
à la veuve pauvre. Mais Jésus
regarde aux dispositions du cur
(humilité, amour, détachement)
plutôt qu'à la valeur visible ou
matérielle des gestes posés. Ses
remarques montrent que, dans la nouvelle Alliance,
les vrais disciples (10,21) se retrouveront
plutôt du côté de l'humble
pauvresse.
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