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1-8
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L'épisode du tombeau vide est important
pour Marc: un messager céleste vient alors
annoncer aux hommes la résurrection de
Jésus (v. 6) et les apparitions
prochaines du ressuscité (v. 7). -- Il ne
faut pas toutefois exagérer le rôle de
cet épisode, qui ne prend tout son sens que
s'il est rapproché des récits
d'apparition du ressuscité. « Ce
n'est pas une pierre inanimée, mais la
présence de Jésus vivant et
« tangible » (cf. Lc 24,39) qui
est à l'origine de la foi pascale... Sans
ces apparitions, il n'est pas possible de parvenir
à la vraie foi pascale ni à la
véritable compréhension du
ressuscité et de la réalité de
cette résurrection » (R.
Schnackenburg). Lorsque Paul rappelle aux
Corinthiens la tradition ou le
kérygme qui constitue le fondement de sa foi
en la résurrection de Jésus, il n'en
donne comme preuve qu'une liste des apparitions du
ressuscité (1 Co 15,1-11).
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5
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Le vêtement blanc révèle
l'origine céleste du personnage (voir 9,3).
Celui-ci est mis en scène pour que nous
comprenions que seule une révélation
d'origine divine peut nous faire connaître le
sens du tombeau vide. Ni les femmes ni les
disciples, forts de leur expérience,
n'auraient conclu que Jésus était
vivant; c'est Dieu qui le leur a fait
connaître. La foi des chrétiens de
tous les temps suit la même voie; elle n'est
pas l'aboutissement de savants raisonnements, mais
l'accueil d'une proposition qui vient de Dieu. Rm
4,2-5; 1 Co 12,3; Ep 2,8.9; 2 Th 2,13.
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6
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Il est ressuscité. Dans le texte
original, l'expression est au passif. Elle signifie
que Jésus a été
ressuscité par Dieu. C'est
l'affirmation centrale de la foi chrétienne.
Elle ne dit pas que Jésus a
retrouvé sa vie, mais qu'il est
entré par-delà la mort dans une
autre vie où l'on partage en
plénitude la vie de Dieu. Rm 1,4; 6,9.
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7-8
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Les femmes pourront témoigner que le
tombeau (Mc 15,47) était bel et bien vide
très tôt le lendemain du sabbat
(16,1). Les disciples, qui auront eux-mêmes
vu Jésus en Galilée (14,28),
rendront un témoignage de première
main: nous avons vu le ressuscité
(16,11.12.14). -- La peur ou l'effroi est la
réaction normale de celui qui est
témoin d'une manifestation du sacré
ou du surnaturel (Mc 1,27; 5,15.42; 6,2; 7,37;
9,6).
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9-20
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Les vv. 9-20 sont, selon toute vraisemblance,
une addition très ancienne, connue
dès le deuxième siècle. On y
trouve un résumé de ce que les autres
évangélistes nous livrent comme
traditions concernant le Christ ressuscité:
il est apparu aux siens (vv. 5-14); il les a
envoyés en mission poursuivre son oeuvre
(vv. 15-20).
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11
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Le thème de l'incrédulité
des disciples (voir vv. 13-14) est à
rapprocher du thème de leur
incompréhension. Il rappelle ici que la foi
en la résurrection ne vient pas d'une pieuse
fantaisie des disciples: elle s'est lentement et
péniblement imposée à eux
comme venant de Dieu.
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12-14
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Après l'apparition à
Marie-Madeleine (v. 9), Marc en rappelle deux
autres; l'une est à identifier avec celle
des témoins d'Emmaüs (Lc 24,13-35);
l'autre est accordée aux Onze,
témoins nommés d'avance par
Dieu qui attesteront qu'ils « ont
mangé avec lui et bu avec lui après
sa résurrection d'entre les
morts » (Ac 10,40-41).-- Le Juif
demandait sans cesse des signes -- des
preuves -- avant de croire (Mc 8,11-12; 13,4; 1 Co
1,22). L'incrédulité des
disciples, au lendemain de la résurrection
(Mc 16,11.13.14) leur vaut de sévères
reproches de la part de Jésus, qui les
assimile à cet Israël qui
s'était rendu incapable d'observer les
volontés originelles de Dieu touchant le
mariage. ils partageaient leur dureté de
coeur (10,5).
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15-16
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Cet envoi en mission précise bien que le
salut doit être offert à toutes les
créatures (Rm 10, 11-13): la foi
en cette bonne nouvelle que
« Jésus est
ressuscité » vaudra le salut
à tout croyant (Rm 10,9; Jn 3,14-21). La foi
au ressuscité s'exprime normalement par la
réception du baptême (Ac 2,38).
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17
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Jésus avait accompagné de
signes sa prédication (1,26-27; 2,9;
3,15...). Il en va de même de la
prédication apostolique. Les signes
énumérés ici sont ceux
qu'avait expérimentés la
communauté dans laquelle ce texte s'est
transmis. Il n'est pas dit que ce sont les
mêmes signes qui accompagneront la
prédication dans tous les milieux et dans
tous les temps.
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19
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Ces expressions tirées du langage des
écrits apocalyptiques (voir 13,3) et du
psaume 110, 1 (voir 14,61) servent à
proclamer la glorification de Jésus
auprès de Dieu (Ac 2,33-36; 5,31; He 1,3;
8,1; 10, 12). Loin de se
désintéresser toutefois de ceux qu'il
laissera sur terre, celui qui sera assis
à la droite de Dieu continuera
d'intercéder pour eux (Rm 8,34; He
7,25); il continuera même de
travailler avec les porteurs de sa Parole,
en ouvrant le coeur des auditeurs (Ac 16,14; Rm
15,18; voir Mt 11,25-27) et en faisant progresser
les croyants (1 Th 3,11-13).
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20
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Les vv. 17-18 avaient déjà
présenté les signes qui
accompagneront ceux qui auront cru; le v. 20
parle maintenant des signes qui
accompagnaient la prédication de la
Parole. Jésus avait fait lui-même de
ces signes, ou de ces actes de puissance
étonnants, au cours de sa
prédication. Un jour, il guérissait
un paralysé pour montrer que « le
Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les
péchés sur la terre » (Mc
2,10-11). Pierre rappelait que Jésus
« guérissait tous ceux que le
diable tenait asservis, car Dieu était avec
lui » (Ac 10,38). Paul
énumérera aux Corinthiens les
« signes distinctifs de l'apôtre
qui se sont produits parmi eux: patience à
toute épreuve, signes miraculeux, prodiges,
actes de puissance » (2 Co 12,12).
C'était des oeuvres que le Christ faisait
pour conduire les païens à
l'obéissance (Rm 15,18; 2 Co 12,12; He
2,3-4). -- Le miracle ou signe que fait le
porteur de la Parole atteste que cet homme est un
envoyé de Dieu et que Dieu se porte
garant de la parole qui est alors proclamée.
Dieu est avec ce porteur de la Parole (Ac
10,38), parce que cet homme dispose d'un pouvoir
qui appartient à Dieu (Ac 3,12). -- De plus,
un signe porte en lui-même un
enseignement: Dieu révèle par le
signe sa puissance, sa volonté
d'évincer le diable pour établir sa
propre seigneurie universelle. En guérissant
un aveugle et en ressuscitant Lazare, Jésus
enseigne qu'il est la lumière du
monde et la vie éternelle (Jn
9,5-7; 11,25-26.42). -- Les signes
distinctifs de l'apôtre, remarque Paul, sont
de nature diverse: les vertus de l'apôtre,
telle une patience à toute
épreuve, autant que les actes de
puissance (tels que les miracles), peuvent
révéler la puissance de l'Esprit
(2 Co 12,12; Rm 15,19). Des prodiges tels que
ceux de la glossolalie (Ac 2,4; Mc 16,17) ou de la
manipulation de serpents venimeux qui demeurent
inoffensifs (Lc 10,19; Ac 28,3-6; voir Ps 91,13; Is
11,8), attestent à leur façon la
toute-puissance de la foi que prêche et vit
celui qui opère de telles merveilles. Ces
prodiges montrent que « tout est possible
pour celui qui croit » (Mc 9,23) et que
le Jésus que prêche l'apôtre est
vraiment devenu Messie et Seigneur de
l'univers lors de sa résurrection (Ac
2,36; Rm 1,4).
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