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1-17
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Dans ce
chapitre, Matthieu reprend de vieilles traditions
sur la prédication de Jean-Baptiste. Il s'en
sert pour ouvrir le débat touchant
Jésus Messie. Les Juifs attendaient un
Messie qui jugerait au nom de Dieu les
pécheurs (vv. 7-12). Mais Jésus se
présente comme solidaire du peuple
pécheur (vv. 13-15), et c'est à ce
moment que Dieu le proclame son « Fils
bien-aimé » (vv. 16-17). Tout le
drame de l'évangile sera suscité par
cette différence profonde entre la facon de
vivre et d'agir que Jésus a choisie et les
attentes d'Israël concernant le
Messie.
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2
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Voir Mc 1,15.
Matthieu parle du Règne ou du Royaume des
cieux plutôt que de Dieu: il
parle comme un Juif qui évite de prononcer
le nom de Dieu (voir Mc 11,30). L'expression ne
veut pas signifier que le Règne de Dieu ne
serait que dans le ciel: dans ce monde-ci vient
sûrement ce Règne. Voir 4,17. La
conversion à laquelle on est ici
invité consiste en un profond changement
d'orientation de toute sa vie. Depuis Osée,
tous les prophètes avaient tenté de
convertir Israël. La communauté
de Qumrân se désignait comme
l'assemblée de ceux qui se
convertissaient de tout leur coeur à la
Vérité.
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3
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Le
vêtement de Jean-Baptiste est celui que
portaient certains prophètes dans la
tradition juive. Par la mention de ce
vêtement, Jean-Baptiste se trouve
rapproché d'Élie, en qui les Juifs
voyaient celui qui viendrait annoncer la venue
prochaine du Messie (17,10-13). Voir Is
40,3.
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4
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En avouant
leurs péchés pendant qu'ils sont dans
l'eau, les gens proclament leur désir d'en
être déchargés. Ils ressortent
de l'eau pour entreprendre une vie
nouvelle.
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7
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Au sujet des
pharisiens, voir Mc 2,16 note; au sujet des
sadducéens, voir Mc 12,18 note.
L'évangile de Matthieu sera
particulièrement dur pour les pharisiens:
c'est que la communauté à laquelle il
s'adresse est en opposition avec le judaïsme
officiel (vers 80), dirige alors par les
pharisiens.
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9
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Voir Lc 3,8
note.
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11
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Voir Mc 1,6
note. Jean-Baptiste se compare à
Jésus pour montrer combien il est
inférieur à Jésus. L'eau
purifie l'homme en surface et d'une façon
temporaire; l'Esprit, par contre, atteint le
cur de l'homme et peut le transformer d'une
manière permanente.
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12
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Voir Lc 3,17
note. Le feu qui était joint à
l'Esprit, au v. 11, pouvait désigner le feu
purificateur, celui qui manifeste (sous forme de
langues de feu, comme au jour de la
Pentecôte, Ac 2,3) la présence de
l'Esprit. Dans ce v. 12, il s'agit nettement du feu
vengeur qui détruit. C'est le feu du
jugement, le feu éternel («qui ne
s'éteint pas») auquel le pécheur
sera livré, tandis que Dieu rassemblera les
hommes vertueux auprès de lui, comme on
recueille dans son grenier une excellente
récolte.
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14-15
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Ce dialogue
reflète la difficulté
qu'éprouvaient les chrétiens du temps
de Matthieu à concilier leur foi en un
Christ saint et sans péché avec le
baptême qu'avait reçu Jésus,
selon une tradition très ancienne. On y
apprend aussi quelque chose du long conflit qui
opposa les disciples de Jean et ceux de
Jésus.
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15
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Les mots
accomplir et justice sont très
importants pour Matthieu (5,17.20). Jésus
déclare ici que le plan de Dieu va
s'accomplir par son association avec les
pécheurs, et non par leur extermination.
C'est sur cette parole que Jean-Baptiste quitte la
scène. Désormais, c'est sur
Jésus que seront fixés les regards,
un Jésus que Dieu présentera
maintenant comme son envoyé
authentique.
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16-17
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Quand il
ressuscitera, Jésus recevra de nouveau
l'Esprit, pour le répandre (Ac
2,17-21.33; Jn 7,37-39).À son baptême,
le chrétien reçoit l'Esprit et
devient fils de Dieu (Ac 2,38; Ga
4,5).
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