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1
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Le chapitre 24 présente un long discours
eschatologique, c'est-à-dire un tableau des
principaux événements, sombres pour
la plupart, qui marqueraient la fin des temps. Une
première scène lance le discours.
Jésus sort du Temple. Il n'y rentrera
plus, selon le récit de Matthieu. Les
disciples admirent sans doute les travaux de la
restauration du Temple qui se poursuivaient.
Hérode le Grand avait entrepris, en l'an
20/19 avant le Christ, de reconstruire le Temple.
L'uvre prendrait quarante-six ans à se
réaliser (Jn 2,20). Jésus fait au
sujet du Temple une prédiction terrible,
quand on songe à ce que représentait
le Temple pour la vie cultuelle juive.
C'était d'emblée orienter l'esprit
des disciples vers un avenir très
pénible.
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3
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À travers la question des disciples,
c'est une question de sa communauté que
Matthieu rapporte. Depuis la destruction de
Jérusalem en 70, vue comme le premier acte
du dénouement de l'histoire sainte certains
attendaient pour très bientôt
l'avènement du Seigneur et la fin du monde;
ils en voyaient des annonces dans le moindre
bouleversement naturel ou politique, ou encore dans
la moindre persécution. Pour leur
répondre, Matthieu recueille des paroles de
la tradition dans le dernier des grands discours.
Deux genres s'y mêlent : le genre
apocalyptique (voir Mc 13,4), du v. 4 au v. 41,
puis le genre des paraboles, du v. 42 à la
fin du chapitre 25.
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4
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Les disciples posent à Jésus deux
questions (v. 3b). Il laisse de côté
celle qui touche le moment où les
événements prédits se
réaliseront : c'est là un secret du
Père (24,36). Quant au signe
annonçant la fin, les disciples devront
veiller pour le discerner avec soin.
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5
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Le premier siècle de l'ère
chrétienne connut de ces
« libérateurs » ou
agitateurs politiques qui tels Theudas et Judas le
Galiléen dont parlent les Actes des
Apôtres (5,36-37) tentèrent de
soulever le peuple juif.
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6
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Les guerres et bruits de guerre
étaient vus, dans le monde juif, comme des
annonces de la fin des temps. Jésus apaise
les siens en les assurant que ce n'est pas
encore la fin et que ces
événements pénibles
n'échappent pas au plan de Dieu : il faut
que cela arrive.
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9
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L'expérience de la persécution est
une expérience normale pour l'Église
(10,17-21). Elle n'est pas un signe que la fin est
proche.
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11-12
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Après la persécution venue de
l'extérieur de la communauté (v. 9),
c'est la trahison et la haine à
l'intérieur. En même temps que sont
répandues les
« révélations
prophétiques » susceptibles
d'égarer les esprits (v. 11; 2 Th 2,2-3), on
voit s'amorcer un échec total du Royaume
fondé sur la loi d'amour. Mais le
salut sera accordé à certains.
Beaucoup étaient appelés; peu sont
élus (22,14).
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14
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Ce verset ne veut pas dire que le jour où
toutes les nations du monde auront entendu la
proclamation de l'Évangile, ce sera la fin.
Il signifie que le temps qui nous est donné
doit être consacré à la
prédication et au témoignage
missionnaire (28,19-20). La vigilance (v. 42) ne
consiste pas en une attente obsessionnelle qui nous
paralyserait, mais en l'accomplissement d'une
tâche dont parlera la parabole du v. 45.
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15
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Sur l'odieux dévastateur, voir Mc
13,14 note.
Cette description
(vv. 15-22) inspirée par la grande
persécution des années 167-164 (1
Maccabées) peut se rapporter soit
à la ruine de Jérusalem en 70
après le Christ (24,2), soit à la fin
des temps (le lieu saint du v. 15 pourrait
désigner alors l'Église; les
scènes palestiniennes des vv. 16-20
évoqueraient la situation pénible de
tous les hommes).
On sait que la
profanation du lieu saint en 167 avant
J.-C., sous Antiochus IV Épiphane, se
répéta vers l'an 40 de notre
ère quand l'empereur Caligula voulut dresser
sa propre statue au milieu du Temple.
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19
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À propos des femmes enceintes,
voir Marc 13,17 note. Matthieu mentionne
peut-être le sabbat (v. 20) parce que, dans
sa communauté, il en est qui le respectent
toujours.
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21
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La ruine du Temple de Jérusalem en l'an
70 apparaîtra au monde juif comme une
détresse incroyable : le lieu
où leur Dieu s'était rendu
présent parmi les hommes serait
détruit; le culte rendu au seul vrai Dieu ne
pourrait plus continuer en ce lieu. Ce serait la
rupture d'une tradition religieuse
millénaire et le début de grandes
misères qui frapperaient tout le pays.
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22
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Le salut est le fait de ceux qui
sortiront vivants de la grande
détresse qui affectera l'humanité
(v. 21). L'expression « à cause
des élus » peut avoir plusieurs
sens : a) pour que les élus
(c'est-à-dire ceux auxquels Dieu donnera un
jour le salut éternel) soient encore plus
nombreux (v. 14); b) pour que les élus
survivent, dans leur existence terrestre, à
ces jours de malheur; c) à cause de la
présence des élus de Dieu, une partie
de l'humanité sera épargnée
(Gn 18,22-33). Voir Mc 13,20 note.
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24-28
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Seule la foi authentique discernera où se
trouve le vrai Royaume qui vient. Jésus
réagit peut-être contre des traditions
juives selon lesquelles le Messie se tiendrait
caché pendant un certain temps pour se
manifester à des initiés.
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26
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Dieu avait réuni puis
éduqué au désert son
peuple (Ex 15,22-19,2); là s'ouvriraient
peut-être, se disait-on, les temps
messianiques (Ap 12,6.14; He 4,1).
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27
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La venue du messie (v. 23) est
assimilée à la venue du Fils de
l'homme (Dn 7,13). Jésus en signale ici
le caractère manifeste, éblouissant.
Jésus voit sans doute cette venue, dans le
contexte du v. 28 en particulier, comme le moment
du jugement général (voir Mt
25,31-46). On retrouve ainsi le type de
messie (vv. 23-24) qu'annonçait
Jean-Baptiste (3,10-12; voir 11,2-3). Les hommes
n'auront pas à chercher fiévreusement
où se trouve le messie, car ils seront tous
convoqués pour leur jugement; aucun d'eux
n'y échappera. Voir Lc 17,37 note. Il est
possible que le cadavre soit
« Jérusalem agonisante,
dépecée par les aigles romaines (cf.
Is 18,6; Jr 12,9; 15,3) » (P.
Benoit).
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29-31
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La présence du Ressuscité et du
monde nouveau ne sera pas difficile à
détecter, car elle sera évidente. Il
est donc inutile de s'énerver d ici
là. Sur les signes qui apparaîtront
dans l'univers matériel, voir Mc 13,24 note.
Dans la pensée juive, les
« puissances des cieux »
désignent les astres en
général.
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30
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L'évocation de la scène
décrite en Dn 7,13-14 est nette. En
même temps que le messie terrible qui
condamne (3,10-12), vient le messie sauveur qui
rassemble ses élus dans tout
l'univers : ce sont les saints du
Très-Haut qui partageront la gloire et
la puissance du Fils de l'homme (Dn 7,18.27).
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31
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Matthieu insiste pour dire que ce rassemblement
sera universel Ce ne sera pas le privilège
d'une élite : Dieu rassemblera tous les
siens, où qu'ils soient. L'on connaît
le thème du rassemblement des membres
d'Israël dispersés (Dt 30,3; Is 27,12).
Jésus exercera la fonction messianique de
« réunir dans l'unité les
enfants de Dieu dispersés » (Jn
11,52). Voir 1 Th 4,16-17.
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32
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C'est à des signes évidents, et
dont il ne peut hâter la venue, que le paysan
reconnaît que l'été est
proche. Ainsi doit-il en être de la venue
du Fils de l'homme (v. 33) : rien ne sert de courir
ici et là pour le trouver (v. 26).
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33
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Il est proche : il s'agit du Fils de
l'homme. Aux portes, c'est-à-dire aux
portes de la ville, comme lorsqu'un prince faisait
une visite officielle et que le cortège
était sur le point de commencer. Ces visites
officielles de grands personnages se nommaient en
grec « parousie », c'est le
terme employé par Matthieu aux vv. 3.27.37
et 39.
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34
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Il est difficile de préciser ici la
pensée de Jésus. Si « tout
cela » signifiait le début de la
manifestation du Royaume, il est sûr que les
événements en question commenceraient
lors de la résurrection toute prochaine de
Jésus. Voir Mc 13,30 note.
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35
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Voir Mc 13,31 note.
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36
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« Les données
générales de la christologie, et
d'autres textes tels qu'Ac 1,7, ont amené la
tradition patristique et théologique,
confirmée par des décisions du
Magistère, à admettre que cette
« ignorance (du
« Fils ») n'affecte que la
mission révélatrice de Jésus,
non sa science personnelle : il se défend de
savoir en tant que « Fils »
révélateur du
« Père » ce qu'il n'a
pas à faire connaître » (P.
Benoit).
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37-44
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Matthieu a invité ses frères
à ne pas se laisser troubler; il leur
enseigne maintenant la seule attitude qui convienne
: la vigilance. Les trois paraboles qui suivent
montreront qu'il s'agit d'une attitude très
active qui n'a rien d'une attente immobile.
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38
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Jésus ne signale pas le
péché des contemporains de
Noé, mais leur fausse
sécurité. Leur horizon se
limitait au plan humain, à leurs propres
ressources, aux événements qui
dépendaient d'eux-mêmes.
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40-41
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La venue du Fils de l'homme prend la
figure d'un jugement Des gens que rien ne
distinguait aux yeux des hommes seront jugés
différemment : l'un sera pris, et
l'autre laissé par le Fils de
l'homme, qui sauvera celui dont les dispositions
intérieures étaient bonnes aux yeux
de Dieu. Le jugement, soudain et sans recours, ne
sera pas arbitraire; il regardera au
cur de l'homme que Dieu seul
connaît à fond (15,8-9).La venue du
Fils de l'homme prend la figure d'un jugement
Des gens que rien ne distinguait aux yeux des
hommes seront jugés différemment :
l'un sera pris, et l'autre
laissé par le Fils de l'homme, qui
sauvera celui dont les dispositions
intérieures étaient bonnes aux yeux
de Dieu. Le jugement, soudain et sans recours, ne
sera pas arbitraire; il regardera au
cur de l'homme que Dieu seul
connaît à fond (15,8-9).
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42
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C'est précisément le
caractère imprévu de la venue du Fils
de l'homme qui impose le devoir de la
vigilance. Veiller, ce sera pour Paul vivre
de foi, d'amour et d'espérance (1 Th 5,6-8).
Le Fils de l'homme pourra sauver, prendre
avec lui un homme qui l'attend dans de telles
dispositions (1 Th 4,17; 5,10).
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43
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La venue de Jésus est aussi
soudaine et imprévue que celle
du voleur qui vient en pleine nuit. Voir 1 Th
5,2.4; 2 P 3,10; Ap 3,5; 16,15.
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44
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Cette parole ne veut pas effrayer, comme si la
manifestation du Christ était une
réalité menaçante; toute la
première partie du discours a
enseigné le contraire. Il s'agit, pour le
chrétien, d'adopter une manière de
vivre qui lui fasse désirer le retour du
Christ et qui le prépare à
l'accueillir. L'heure dont il s'agit n'est
pas seulement celle de la parousie où
le Christ clôt l'histoire; cette
heure, imprévisible et
décisive, est pour chaque homme celle de sa
mort.
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45-51
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Cette parabole montre comment la vigilance est
une fidélité à la tâche
que le Christ a confiée au croyant (voir
24,14 noté).
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46
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Le serviteur désigne sans doute
les chefs de la communauté (v. 45b), mais
aussi tout chrétien : on s'est converti au
Christ pour servir Dieu (1 Th 1,9) et ses
frères (Mt 20,27). Chacun sera sauvé
ou condamné selon qu'il aura servi ou non
ses frères (25,35-46). Le contexte de la
parabole (vv. 45-51) est eschatologique et concerne
tous les hommes (v. 39).
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48
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C'est une fausse sécurité
semblable que se crée le chrétien qui
regarde comme lointains la mort et le jugement.
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49
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Au lieu de servir les gens de la
maison (v. 45), l'intendant jouit
égoïstement. Il est un hypocrite
(v. 51), comme ces pharisiens qui étaient
officiellement tournés vers Dieu et qui
poursuivaient en fait leurs intérêts
égoïstes (6,2.5.16; 15,7; 22,18).
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51
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Le thème de l'hypocrisie, si
important dans le chapitre 23 (vv. 13.14.15),
revient pour clore la parabole du mauvais
serviteur. L'hypocrisie fondamentale
résulte d'un désaccord qui
s'établit entre la foi (ou le statut
officiel) et le comportement. Un chef spirituel qui
cultive ses intérêts
égoïstes grâce à son
autorité est un hypocrite.
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