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« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. » Isaïe 40, 1-2
À voir la misère de certains peuples et les nombreuses situations qui accablent des régions entières, embourbées dans des guerres sans fin ou sous les décombres de désastres naturels, on pourrait croire que la colère divine n’a jamais cessé de s’abattre sur les humains et qu’elle s’acharne même parfois sur certains d’entre eux en particulier. Ces deux versets ouvrent une section appelée le « livre de la consolation d’Israël ». Après des années d’exil et de domination, le peuple voit son espérance attisée par une promesse qu’elle tient de Dieu lui-même. C’est comme si le Seigneur lui disait : « C’est assez, vous avez suffisamment souffert! » Avec ce que vivent des populations de partout sur la planète, on aimerait croire que Dieu veut manifester à leur égard une compassion semblable: « Votre servitude n’a plus lieu d’être, vos fautes sont du passé, la liberté, la justice et la paix viennent au devant de vous! » N’est-ce pas là l’attente de toute l’humanité qui se renouvelle à l’approche de Noël ? Mais ce message est aussi prononcé à la deuxième personne du pluriel. Dieu s’adresse à des individus auxquels il demande de se faire eux-mêmes les consolateurs de son peuple. Où se trouvent donc ces personnes, ces groupes, ces leaders qui voudront bien, dès à présent, se mettre à l’oeuvre en vue d’accomplir la consolation que le Seigneur veut prodiguer à tous les siens ? En êtes-vous ?

Réflexion précédente :
Réflexion du 4 décembre 2012
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