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Le verset du jour

 

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réflexion du 17 décembre 2013
 

« Les douze étaient avec lui, et quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée Marie de Magdala, de qui étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chouza, intendant d'Hérode, Suzanne, et plusieurs autres. Avec leur argent, elles aidaient Jésus et ses disciples. » (Luc 8,2-3)

Récemment, une étude parue dans la revue Social Psychological and Personality Science avançait que trop de religion nuirait à l’économie. En effet, les personnes religieuses auraient tendance à mieux s’adapter quand leur revenu est peu élevé, contredisant ainsi l’idée selon laquelle le plus haut revenu possible conduit au plus haut degré de bonheur. Sentant qu’on insinuait que le christianisme s’opposait à la richesse, l’ancien évêque anglican de Rochester en Angleterre a réagi en rappelant que, si le culte de l’argent est la racine de tous les maux (1 Timothée 6, 10), ce n’est pas la richesse elle-même qui est condamnable, mais bien l’utilisation irresponsable qu’on en fait.

Les versets au début du chapitre 8 de Luc montrent que le ministère de Jésus et de ses disciples était financé par un groupe de femmes. Sans argent, Jésus n’aurait pu accomplir son œuvre. Et un peu avant dans le même Évangile, on ne reproche pas à Jésus son ascèse, mais plutôt d’être un glouton et un buveur ! (Luc 7,34). Jésus ne méprisait pas l’argent ni l’aspect matériel de la vie. Il devait manger, boire, se vêtir, comme tout le monde. Il nous a cependant mis en garde contre la tentation de faire de l’Argent notre Dieu et de vivre en se laissant guider uniquement par nos besoins matériels. Gardons-nous d’idées romantiques selon lesquelles le chrétien idéal pourrait se passer d’argent et devrait vivre dans la pauvreté matérielle !  Ce n’est pas ce que Jésus a enseigné.

 

 Stéphane Gaudet

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 10 décembre 2013