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Le verset du jour

 

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réflexion du 1er avril 2014
 

« Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien; mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et maintenant je vois » Jean (9, 1-41)

 

Le 4e dimanche de Carême de cette année propose une méditation sur la rencontre entre Jésus et un aveugle de naissance et la guérison de ce dernier (Jn 9,1-41). Jean y développe un aspect très intéressant et toujours d’actualité. Tout commence par une polémique entre l’ancien aveugle et les pharisiens qui refusent l’explication qu’il leur donne. Pour l’homme guéri dans sa chair, il ne fait aucun doute que Jésus est un prophète, un homme de Dieu, alors que les pharisiens refusent cette idée, car ils cherchent plutôt à le faire condamner : ils n’apprécient ni son enseignement, ni son comportement. L’ancien aveugle leur fait alors cette réponse que j’ai mise en exergue : Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et maintenant je vois. Ce disant, il les place en fait devant leur propre aveuglement, tant la haine contre Jésus les empêche de voir ce qui s’est réellement passé.

L’homme était aveugle en raison de la maladie; mais les pharisiens le sont également parce qu’ils refusent de voir et que leur jugement sur Jésus est définitif. Ils rejettent toute autre explication, n’acceptent pas d’être bousculés dans leur manière de voir et de changer d’opinion à son sujet. Ils ne tiennent aucun compte de l’expérience vécue par cet homme qui, de son côté, est sûr de ce qui s’est passé : « J’étais aveugle, et maintenant je vois ! » Devant leur mauvaise foi et le refus d’admettre la réalité, il ajoute : Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. C’est la goutte qui fait déborder le vase. L’homme est injurié et chassé hors de leur présence; mais il est prêt à faire un pas supplémentaire qui lui permet d’accueillir Jésus dans la foi, lorsqu’il vient à sa rencontre : Je crois, Seigneur,  lui dit-il en se prosternant devant lui.

La foi comme confiance donnée à Jésus ne va plus de soi aujourd’hui. Beaucoup la considèrent avec mépris parce qu’elle va souvent à l’encontre des désirs humains,  de la mode ou de l’air du temps… Pour certains, elle n’est qu’un mirage, ou une aliénation ou encore une manifestation névrotique. La littérature abonde qui vise à discréditer le message chrétien. Et pourtant, de manière mystérieuse, la présence et l’action de Jésus s’imposent dans la vie d’hommes et de femmes relevés de leurs blessures ou à l’écoute de la parole qui les rejoint au fond d’eux-mêmes. Comme ce fut le cas pour Paul, sur le chemin de Damas, certains ont vu leur vie transformée par sa lumière.

Deux attitudes face à Jésus : a) le dédain et le mépris ou b) l’éveil de la foi et la confiance joyeuse. Quelle est la tienne ?

 

Roland Bugnon, CSSP

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 25 mars 2014