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Le verset du jour

 

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réflexion du 8 avril 2014
 

« Est-il ainsi le jeûne que j'aime ? Un jour où l'homme agit contre lui-même ? Courber le dos et faire une tête d'enterrement ? Tu appelles ça un jeûne ? Un jour consacré à Dieu ? » (Esaïe 58, 5).

Dans le cadre de mon travail avec les enfants, je constate souvent que même sans avoir jamais ouvert une Bible ou participé à une célébration, la plupart ont déjà un préavis négatif: la religion c'est nul, la Bible c'est ennuyeux et ont n'y comprend rien, les cultes c'est barbant ! Et là, je me dis que quelque chose a mal tourné: où est-elle la Bonne Nouvelle annoncée par les apôtres, celle pour laquelle ils étaient prêts à mourir ?

Ma foi est liée à la joie, pour moi c'est une évidence. Pas (seulement) une joie à venir après ma mort, mais au jour le jour, car ma foi anime mon quotidien (dans le sens de donner souffle et vie). Elle lui donne du sens, de la dignité, elle me permet de me relever quand je tombe, elle me fait agir pour la justice en toutes circonstances, rechercher la paix. C'est en cela que ma foi est joie, qu'elle me pousse à rire, à chanter, à jouer, à aller vers les autres, qu'elle est Bonne Nouvelle vécue et pour cela que je n'y renoncerai pas.

Malheureusement, aujourd'hui comme au temps d'Esaïe, les êtres humains ont associé la religion à tout un tas de règles et d'obligations très compliquées. Et malheureusement aussi, ces règles (parfois injustes il faut le dire) ont asservis les croyants, résumant la foi à la culpabilité permanente de ne pas atteindre la perfection. En cela, « l'homme agit contre lui-même ».

Je ne dis pas que l'absence de  règles résoudrait le problème, loin de là, mais il s'agit de leur redonner leur juste place. Les règles n'ont de sens que si elles sont au service de l'Amour de Dieu, si elles nous aident à nous remettre debout, à rire et à célébrer le Vivant.  Pensez-y la prochaine fois qu'un enfant est pris d'un fou-rire au milieu d'une longue prière sérieuse…

 

Natalie Henchoz, diacre

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 1er avril 2014