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Le verset du jour

 

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réflexion du 15 avril 2014
 

« Le Seigneur Dieu m'a enseigné ce que je dois dire, pour que je sache avec quels mots je soutiendrai celui qui faiblit. Chaque matin, il me réveille, il me réapprend à écouter, comme doivent écouter les disciples. Le Seigneur Dieu m'ouvre les oreilles, et je ne lui résiste pas, je ne recule pas » (Isaïe 50, 4-5 – Bible en français courant).

Nous entrons dans les Jours Saints où celui qui fut identifié au Serviteur souffrant d’Isaïe subira l’injustice. Jésus, innocent de tout ce qu’on lui reprochait, sera jugé, condamné, torturé et mis à mort. Comme tant d’autres avant lui et après lui, victimes de systèmes injustes et sanguinaires, il mourra avec une conscience paisible, malgré les tourments qu’on lui fera subir. Aujourd’hui encore, des innocents meurent à chaque instant. Qu’ils soient simplement victimes d’un tireur fou, d’une opération militaire infâme ou abandonnés à la faim dans des camps de réfugiés, ils vont à la mort sans que rien ne le justifie. Que peut-on dire dans de telles circonstances ?

De ce poème ancien nous pouvons tirer une sagesse : avant toute parole sur la souffrance, il convient d’écouter. La personne qui se met à l’écoute de la Parole enfouie en elle, comme une sagesse enracinée au plus profond d’elle-même, peut entendre ce que le Seigneur lui dit. Sa Parole est vive, elle peut écorcher les oreilles, car la vérité est parfois dure à entendre. Et cette vérité est pourtant simple au point où elle est accessible à tous les humains : nous somme faits pour l’amour parce que l’amour nous est donné à tous par le Créateur de toutes choses.

Mais en évitant de chercher en nous, nous pouvons ignorer qu’il nous est donné d’aimer divinement. Nous laissons les innocents mourir, comme le Christ, abandonné à son sort. Nous nous réfugions dans la sécurité, car nous avons peur de perdre. Mais perdre quoi ? Nos biens ? Notre vie ? Nos biens subiront l’usure du temps. Mais notre vie est la seule possession qu’il vaut vraiment la peine d’entretenir pour qu’elle dure dans l’éternité. En la gardant pour nous, en nous gardant des autres qui souffrent et qui faiblissent, nous risquons de résister à l’amour de Dieu et de reculer devant l’amour à partager. Comment soutenir celui qui faiblit ? En suivant Jésus qui a aimé jusqu’à donner sa vie. Et en espérant que, comme pour lui, elle nous soit rendue en plénitude. Bonne montée pascale à chacun et à chacune !

 

Jocelyn Girard, agent de pastorale

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 8 avril 2014