|
« Restez attachés à moi, comme moi je reste attaché à vous. Un rameau ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans être uni à la vigne ; de la même façon, vous ne pouvez pas donner de fruits si vous ne demeurez pas unis à moi » (Jean 15,4).
On le sait, être chrétien, ce n’est pas seulement rendre un culte à Dieu entre quatre murs ni une relation entre mon âme et Dieu seuls. La foi chrétienne a, obligatoirement, une dimension publique et politique. C’est un devoir de s’engager dans le monde, dans notre société, et parfois de prendre parti, pour travailler à l’avènement du Royaume. Le christianisme, ce n’est pas l’abstention. C’est ainsi que des chrétiens se sont opposés à l’esclavage, ont lutté pour les droits civiques des Afro-Américains, contre l’apartheid en Afrique du Sud, pour l’établissement d’un système de santé gratuit, public et universel au Canada, et que des chrétiens continuent de nos jours à lutter contre la torture, la peine capitale, la guerre, la famine, les inégalités sociales, la destruction de l’environnement, etc. Or, ce faisant, il est facile de devenir de simples activistes politiques, de perdre l’ancrage en Christ qui est censé nous animer et nous soutenir dans nos luttes. Nos Églises doivent demeurer d’abord des Églises, pas devenir des groupes de pression, de gauche ou de droite. C’est pourquoi il est important de toujours revenir à la Parole, d’y puiser inspiration et courage pour nos combats plutôt que dans des doctrines, des idéologies, des programmes ou pire, dans des modes.

Réflexion précédente :
Réflexion du 27 mai 2014
|