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Le verset du jour

 

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réflexion du 10 juin 2014
 

« Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » Jean 3,16

Pour résumer le message global de toute la Bible, un grand nombre de chrétiens citeront par cœur et sans hésiter le verset 16 du chapitre 3 de l’Évangile selon Jean. C’est à l’occasion d’une conversation entre Jésus et le pharisien Nicodème que cette déclaration à forte portée théologique intervient. C’est avant tout l’amour de Dieu qui est déclaré, un amour grand, si grand qu’il a conduit Dieu à donner ce qu’il avait de plus précieux. Le Fils est l’unique de Dieu qui est un don pour l’humanité afin qu’elle ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Comme le verset 18 le confirme, c’est la foi en Christ qui sauve du jugement. Celui qui croit n’a donc pas le même statut que celui qui ne croit pas (cf. Jn 3,18). Jean lui-même confirme que cette déclaration est propre au but de son évangile : Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d'autres signes qui ne sont pas rapportés dans ce livre. Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom (Jean 20.30-31). Si la foi dans la messianité de Jésus est le but déclaré du quatrième évangile, elle pourrait aussi synthétiser, dans sa plus courte expression, le but général du texte biblique dans son ensemble. Tout est une question de foi, une foi personnelle et individuelle dans le Fils de Dieu qui sauve du Jugement. Notons enfin que Jn 3,17 répond à la mauvaise interprétation que peut se faire l’auditeur/lecteur de la déclaration de Jn 13,16. En effet, l’objection suivante aurait pu être la conséquence logique de la déclaration de ce verset : comment l’homme pourrait-il périr (être jugé) si Dieu aime autant le monde ? Le verset 17 répond à cette objection en disant : Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour sauver le monde par lui (Jn 3,17). C’est justement pour que celui qui croit échappe à la condamnation que Jésus est venu sauver le monde. La condamnation n’est pas présenté comme étant le choix de Dieu, mais la conséquence du choix de ceux qui préfèrent les ténèbres à la lumière (Jn 3,19), Dieu, en effet, a tant aimé le monde… 

 

Jonathan Bersot, pasteur

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 3 juin 2014