INTERBIBLE
Au son de la cithare
célébrer la paroleintuitionspsaumespsaumespsaumes
off Nouveautés
off Cithare
off Source
off Découverte
off Écritures
off Carrefour
off Caravane
off Scriptorium
off Artisans

 

 
Le verset du jour

 

orant
Imprimer
réflexion du 17 juin 2014
 

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre » Matthieu 5, 39. 

Jésus a parfois des façons étranges de s’exprimer. Tendre la joue gauche après s’être fait frapper la droite, quelle idée! Encouragerait-il la mollesse ou, pire, le masochisme? Pour rendre justice à ces paroles, il est bon de les regarder dans une perspective plus large. Quand on considère les enseignements de Jésus dans leur ensemble, on se rend compte que lorsqu’il parle des principes, des fondements de ce que signifie vivre selon l’Évangile, il se montre souvent radical. Il ne fait pas dans la nuance : Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi. […] Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi (v. 30-31). Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple (Luc 14, 26). Mais lorsqu’il se retrouve devant des cas concrets, il se montre beaucoup plus souple et, surtout, miséricordieux. Pensons à la femme adultère, prise en flagrant délit (Jean 8, 1-11). Ou à Zachée, soupçonné d’avoir réclamé plus que son dû aux contribuables. Ou encore à la pécheresse qui répand du parfum sur ses pieds (Luc 7, 37-48). Il ne condamne aucune de ces personnes. Conclusion : quand Jésus livre un enseignement, il indique clairement que s’engager à sa suite n’est pas toujours une partie de plaisir. Mais il est conscient aussi de nos limites et de notre fragilité : que celles-ci ne nous empêchent pas d’au moins d’entreprendre la route avec lui.

 

Jean Grou, bibliste

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 10 juin 2014