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« Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur? Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. » (Luc 11, 39-41, lecture évangélique du mardi 11 octobre)
Jésus n’est pas toujours tendre à l’endroit des pharisiens. À l’entendre parler par moment, on peut avoir l’impression qu’ils portent tous les défauts et vices du monde. D’autres passages des évangiles le montre pourtant en plutôt bons termes avec certains d’entre eux. En fait, derrière l’appellation «pharisiens» se profile non pas tant des personnes précises mais la représentation d’une attitude que Jésus semble incapable de tolérer : le formalisme. Il s’agit de la tendance à accorder une attention excessive à la forme, au détriment bien souvent du fond, de l’essentiel. Autrement dit, se donner beaucoup de souci pour respecter les règles, les bonnes manières d’accomplir tel ou tel geste en telle ou telle circonstance, tout en ignorant, parfois, pourquoi on agit ainsi, quel est le sens de ce que l’on fait. Il semble que les pharisiens excellaient dans le domaine, d’où les fréquentes critiques de Jésus à leur endroit. Mais le formalisme, ou le ritualisme, n’était sans doute pas exclusif à ce groupe religieux. Et cette tendance s’observe encore de nos jours. Il est tellement tentant, et si facile, de se réfugier derrière le respect des règles et des codes et de fermer les yeux sur ce qui devrait nous pousser à agir, à intervenir, à aider… Les paroles de Jésus demeurent aussi décapantes pour nous qu’elles devaient l’être pour les pharisiens de son époque.

Réflexion précédente :
Réflexion du 4 octobre 2016
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