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« De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce que vous a été ordonné, dites : « Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir » (Luc 17,10 ; évangile du mardi 8 novembre).
Après avoir fait tout ce que nous devions faire, il nous faudrait nous dire « simples serviteurs » ou même « esclaves inutiles » (traduction plus littérale)! Pas très réjouissant comme projet! C’est même démotivant. Mais si cela nous entraînait à basculer d’une certaine manière de voir les choses vers une autre? À changer de plan? La comparaison que Jésus développe veut nous amener ailleurs. Inversons les choses : disons-nous « utiles ». « Utiles pour Dieu », le maître des serviteurs que nous sommes. Mais manque-t-il quelque chose à Dieu? Pouvons-nous lui donner un « objet » qu’il n’a pas, même si cet objet a la valeur d’un travail fait consciencieusement? Si nous remontions plus haut dans le texte (évangile du 7 novembre), nous verrions qu’il y est question de foi, donc d’une relation de confiance. Dès lors, se reconnaître inutile c’est prendre acte que les « faire » n’ont de sens que s’ils permettent d’entrer dans une relation. Dans la sphère relationnelle, l’utilité est une catégorie…inutile!

Réflexion précédente :
Réflexion du 1er novembre 2016
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