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« Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau se nourriront ensemble, un petit garçon les conduira. » (Ésaïe 11,6)
Cette lecture de dimanche dernier a de quoi laisser sceptique. Quoi, un monde idyllique, harmonieux, où ne régneraient plus le mal et la haine ? Un paradis sur terre ? « Voyons donc, c’est rêver en couleurs ! » Surtout quand on regarde l’état du monde…
On dit parfois du christianisme que c’est une belle idée, mais impossible à appliquer, trop contraire à l’être humain qui serait, par nature, égoïste et méchant. Un idéal inatteignable, une utopie. Eh bien non ! Le christianisme, c’est quelque chose de possible et de réalisable, pour peu que nous changions nos cœurs, nos valeurs et nos comportements.
« Faites pour les autres ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous; c’est la Loi et les Prophètes », nous dit Jésus dans le Sermon sur la montagne (Matthieu 7,12). Si tout le monde le faisait pour tout le monde, oui, le Royaume de Dieu adviendrait.
La venue du Christ en ce monde, soulignée par la fête de la Nativité, nous rappelle que le Royaume s’est fait proche, mais qu’il n’est pas encore tout à fait là. Pour cela, il nous faut faire encore un effort ! Se convertir, c’est changer notre vision des choses et notre agir comme Jésus nous invite à le faire.

Réflexion précédente :
Réflexion du 29 novembre 2016
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