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« Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. » (1 Jean 1, 1-2)
Ce texte est lu en la fête de Jean, apôtre et évangéliste. Celui-ci fut l’un des tout premiers à suivre Jésus, à l’invitation de Jean le Baptiste qui reconnaissait ainsi la messianité de son « cousin ». Ce beau passage des Écritures est proposé seulement deux jours après la Nativité. Nous pourrions comprendre que c’est de cette naissance dont témoigne Jean. Or ce dernier fut certainement l’un des amis les plus proches de Jésus. Il était partout où il allait, en particulier lors de la crucifixion où il fut le seul de tous les apôtres à être demeuré auprès de son Maître, en compagnie de Marie sa mère et d’autres femmes. Jean serait également ce disciple « que Jésus aimait » et de qui il est écrit qu’au jour de la résurrection, au moment d’entrer dans le tombeau : « il vit et il crut »! (Jean 20, 8)
Bref, lorsque l’auteur de l’épître, vraisemblablement Jean lui-même, affirme que son témoignage est valable parce qu’il a entendu, vu de ses yeux, contemplé et touché le « Verbe de vie », il annonce par le fait même ce qui constitue sa foi la plus profonde, sur laquelle il a engagé toute sa vie.
Jean annonce que la Vie ne faisait qu’un avec le Créateur dès le commencement de son œuvre. Il proclame qu’en son essence elle est vie éternelle qui, après s’être manifestée à nous, se communique à tous ceux et toutes celles qui veulent bien entrer en communion avec le Père et le Fils dans l’Esprit. En revisitant la crèche de Noël pour y déceler le projet divin de faire entrer la vie éternelle en notre monde, par ce petit humain pareil à n’importe quel autre, nous pouvons y contempler à notre tour le Verbe de vie venu apporter l’amour et la lumière dans le monde.

Réflexion précédente :
Réflexion du 20 décembre 2016
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