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« N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. » (He 13,2 ; première lecture du vendredi 3 février).
Selon la Bible, Abraham reçut autrefois sous le chêne de Mambré trois hommes que les artistes ont toujours représentés comme des anges (Gn 18,2s). De même, le jeune Tobie a accueilli comme compagnon de route un dénommé Azarias qui s’est avéré être en fait l’Ange Raphaël (Tb 5,4s)! Dans les langues de la Bible, le mot « ange » peut tout aussi bien se traduire « messager » et son emploi renvoie souvent discrètement à la présence ou à l’action de Dieu lui-même. Dans un monde où les frontières et les portes ont tendance à se refermer et où la défense prioritaire des intérêts personnels ou nationaux exclut l’autre, le différent, l’étranger, que se passerait-il si nous prenions au sérieux le conseil de ne pas oublier l’hospitalité? Nous nous trouverions, comme le dit Claudio Monge OP 1, à répondre à une « exigence d’humanité ». Et aussi, du coup, à recevoir en don le surcroît d’humanité qui vient avec toute rencontre de Dieu, quels que soient les visages des messagers sous lesquels il se présente à nous.
1 http://cjf.qc.ca/fr/ve/article.php?ida=3860&title=dieu-hte-accueil-de-lautre-et-hospitalit-inconditionnelle-

Réflexion précédente :
Réflexion du 24 janvier 2017
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