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« Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » (Marc 7, 20-23)
D’où vient le mal? N’est-ce pas la question que nous nous posons tous, surtout après des événements violents comme celui survenu la semaine dernière à Québec? Nous avons souvent tendance à accuser Dieu lui-même du mal dans le monde et, à travers lui, les religions, les croyants eux-mêmes, ou, paradoxalement, les non-croyants parce que, justement, ils ne mettent pas le divin au centre de leur vie. Mais voici que Jésus apporte une réflexion que bien des philosophes et des spécialistes du comportement humain auront confirmé. Et sa liste des « pensées perverses » pourrait encore s’allonger avec des mots plus actuels comme la peur, la haine, l’intimidation, le sexisme, le viol, le terrorisme... En effet, le mal dans le monde n’est pas d’abord quelque chose d’objectivement extérieur à l’être humain. C’est dans son cœur, dans le centre de son être profond, que naissent les tendances à faire le mal, à faire du mal. L’important est de confronter sa propre conscience. Nous voyons des gens se comporter de manière malveillante et nous avons tendance à accuser rapidement. Mais lorsque nous créons nous-mêmes le mal autour de nous, nous évitons le plus souvent de prendre notre part, notre responsabilité. La vérité est toutefois implacable : l’impureté, c’est-à-dire ce qui nous éloigne du cœur de Dieu, vient du dedans de l’être humain, pas de ce qu’il avale ou regarde, ni de ce qu’il touche ou entend. La liberté est ce cadeau divin qui permet de faire des choix pour le bien ou pour le mal, pour la vie ou pour la mort. « Choisis donc la vie », dit le Seigneur (cf. Deutéronome 30, 20) et nourris en toi les sentiments, les pensées et les expériences qui contribuent à déployer l’amour, la justice et la paix.

Réflexion précédente :
Réflexion du 31 janvier 2017
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