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« Ne jugez pas, afin de n’être pas jugés. Car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera, de la mesure dont vous mesurez qu'on vous mesurera. » (Matthieu 7,1-2)
À longueur de journée, nous jugeons, évaluons, discriminons le monde qui nous entoure. Notre esprit est ainsi fait que pour absorber le flux intarissable d’informations qui lui arrivent, il doit les trier, les séparer, les classer dans des catégories. La classification la plus simple et la plus fréquente : bon/mauvais.
Avec un cerveau qui fonctionne de cette manière, difficile de ne pas juger les autres. La frontière entre « avoir une opinion » et juger est bien ténue !
Il paraît que la différence réside dans la condamnation. Je peux désapprouver le comportement d’une personne, voire sentir que je n’ai pas d’affinités avec elle. Par contre, si je pense « X a fait ceci, donc X est une mauvaise personne » ou « X est un ci et un ça », je juge. Si j’étais irréprochable, je pourrais me permettre de juger les autres, mais comme tout le monde pose des gestes répréhensibles, personne n’est en position de juger qui que ce soit. Paul a écrit que le jugement appartient à Dieu seul (1 Corinthiens 4,5).
Intéressant en ce début de carême, Paul a aussi écrit qu’il ne fallait pas juger ceux qui mangent de tout ou s’abstiennent de certains aliments, tout comme ceux qui observent ou n’observent pas les fêtes du calendrier (Romains 14,1-6).
Laissons donc à Dieu le soin de juger et vivons donc dans l’amour plutôt que dans le jugement. Dans cet amour radical qui nous demande d’aimer même les personnes qui ne nous aiment pas.

Réflexion précédente :
Réflexion du 21 février 2017
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