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« Comme ils étaient en route, quelqu’un dit à Jésus en chemin : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des nids; le Fils de l’homme, lui, n’a pas où poser sa tête. » Il dit à un autre : « suis-moi.» Celui-ci répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus lui dit : « Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le Règne de Dieu. » Luc 9, 57-58
Dans les Évangiles, Jésus est toujours en mouvement, partout de passage. Il arpente les chemins de son pays. La métaphore du chemin est d’ailleurs récurrente dans toute la Bible, pour évoquer la relation à Dieu.
C’est en marchant pendant 40 ans dans le désert que les Hébreux apprendront à connaître Dieu et à devenir son peuple. Les trois principales fêtes religieuses juives, commémorant les temps fort de cette traversée, étant d’ailleurs assorties d’une exigence de pèlerinage à Jérusalem (la Pâque, Pentecôte et la fête des tentes). La marche devient le tracé du chemin de Dieu dans le corps de l’homme. Les expressions reprenant le thème de la marche sont nombreuses: « marcher avec son Dieu », « marcher sur les pas de Dieu »,..
Jésus marche donc avec ses disciples. Un chemin physique, mais intérieur également: il raconte l’étrange proximité de Dieu et montre le visage du Père. Dans l’Evangile de Luc en particulier, cette marche à un but: la ville de Jérusalem, et au fur et à mesure que Jésus s’en approche, le texte monte en force et en intensité, annonçant la passion et proclamant ce besoin urgent de toute laisser tomber pour faire advenir le Royaume de Dieu.
Par sa mort et sa résurrection, Jésus devient lui-même le chemin qui nous montre la voie vers le Père. Chemin sur lequel l’Eglise se met en route: image d’une Eglise en marche, mouvante, qui ne s’installe pas dans le confort mais bouge et œuvre sans cesse pour continuer l’œuvre du Christ et faire surgir son Royaume ici et maintenant.
A l’approche des fêtes de Pâques, cheminant encore pour quelques jours dans cette traversée du Carême, ressentons-nous aussi dans nos corps et dans nos cœurs, cet appel urgent de nous mettre en route à la suite du Christ pour faire paraître le Royaume simplement là où nous sommes ?

Réflexion précédente :
Réflexion du 28 mars 2017
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