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« Pour le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3,8b)
« Seigneur, donne-moi la patience, mais fais ça vite », dit la boutade.
Souvent, quand on adresse à Dieu une prière de demande, on souhaite non seulement que notre prière soit exaucée, mais aussi qu’elle le soit le plus vite possible. Or, le temps du Seigneur et le nôtre sont deux choses. Il se peut que Dieu réponde à notre prière, mais pas nécessairement au moment où on le souhaiterait, ni même de la façon qu’on voudrait ! Combien de fois ai-je obtenu une réponse, mais longtemps après avoir adressé ma prière de demande pour la première fois ?
Dans le récit de l’Ascension qui est fait au premier chapitre du livre des Actes des Apôtres, Jésus nous dit : Vous n’avez pas à connaître les délais et les moments que le Père a fixés (Actes 1,7). Autrement dit : chaque chose en son temps, et le temps est une chose qui appartient au Seigneur.
Un temps d’attente symbolique de 40 jours sépare l’événement de l’Ascension de celui de la Résurrection, selon les Actes. Le récit de l’Ascension dans ce livre se termine par l’annonce que Jésus reviendra de la même façon qu’il a été vu enlevé au ciel. À quand le retour du Christ ? À quand l’accomplissement du Royaume ? À quand la réponse de Dieu à ma prière ? Dieu seul le sait. D’ici là, « Veille et prie, et sois fervent, sois aimant, sois vivant » (cantique protestant).

Réflexion précédente :
Réflexion du 16 mai 2017
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